14/07/2015

Les catacombes, histoire du Paris souterrain

J'annonce, avec un peu de retard certes, la parution du dernier ouvrage de Gilles Thomas, notre guide dans les anciennes carrières de Paris. Auteur de l'Atlas du Paris souterrain, Les Catacombes de Paris ou encore Inscriptions des Catacombes de Paris, Gilles nous raconte ici l'histoire passionnante de ces galeries qui serpentent sous les pas des Parisiens.

Avis aux amateurs : Gilles Thomas fait référence à L'Affaire du Collier page 53.

Les catacombes Gilles Thomas 2015.jpg

 

Liens Internet concernant cette publication :

Les meilleures anecdotes de "20 minutes"

et une page complète des vidéos de Gilles Thomas, dont celle publiée sur France 3, d'une longue interview sur Europe 1...

 

16:49 Écrit par Viviane Quittelier | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : paris, carrières, catacombes, l'affaire du collier |  Facebook |

29/05/2015

L'Hôtel de Duranton

Edgar P Jacobs ne laissait rien au hasard. La rue Raynouard est une des plus anciennes de Passy. Honoré de Balzac y a vécu de 1840 à 1847, au numéro 47, sous un patronyme, pour fuir ses créanciers.

L'hôtel de Duranton (L'Affaire du collier, page 6), situé au 39 rue Raynouard, a réellement existé. 

Affaire du collier p 6 case 7.jpg

hotel_39_rue_raynouard__1__s (1).jpg

Construite vers 1906-1908, cette demeure a été rasée et remplacée de nos jours par un immeuble de 9 étages.

Je vous renvoie aux sources de cette information et remercie notre ami Gilles Thomas, notre guide dans les anciennes carrières de Paris, de m'avoir transmis le lien de sa découverte récente. L'article, complet et remarquablement documenté, nous apporte beaucoup d'éléments intéressants liés à l'histoire de L'Affaire du CollierHôtel de Duranton

16:25 Écrit par Viviane Quittelier dans Documentation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : l'affaire du collier |  Facebook |

26/10/2012

In memoriam René

Il y a un an mon père René disparaissait.

Ce montage a été réalisé en sa mémoire :

 

René In memoriam 001.jpg

 

Cases de SOS Météores, Le Piège Diabolique et L'Affaire du Collier

04/09/2011

Hangar n°7, Jacobs, Steed et Cie

Le moteur de recherche Google m'a amenée sur un article intéressant intitulé Edgar P. Jacobs, fan de Chapeau Melon. L'auteur et webmaster, Jocelyn Lecocq, y fait référence à mon ouvrage et j'en profite ici pour le remercier.

J'avais en effet annoncé dans mon livre l'intérêt d'Edgar P. Jacobs pour la série Chapeau Melon et Bottes de Cuir, qu'il en était un téléspectateur assidu - il n'aurait pour rien au monde manquer un épisode - et qu'il découpait les résumés des programmes télévisés pour les archiver. Jacobs, d'après ses dires, souhaitait ainsi s'aider à remémorer les détails de chacun des épisodes vus.

Aussitôt l'article lu, je me suis empressée de prendre contact avec son auteur. Jocelyn Lecocq m'a gentiment répondu pour m'apprendre qu'il s'intéressait depuis longtemps à l'oeuvre de mon grand-père et qu'il avait également créé un autre blog dédié à E. P. Jacobs : Hangar n° 7, les révélations de Mr Smith. Curieusement, mon moteur de recherche avait oublié de me renseigner ce deuxième blog !

J'ai donc été y jeter un coup d'oeil. Le blog m'a semblé fort intéressant. Je suis aussi une passionnée de voitures.

Une des réflexions de l'auteur concernant L'affaire du taxi 404, posté le 27 août 2011, m'a rappelé des souvenirs :

"On sait qu'E.P. Jacobs fit appel à son confrère Gérald FORTON pour assurer le dessin des premières planches de "l'Affaire du Collier"...

67722022.jpgEn tant qu'amateur de voitures, j'ai toujours été choqué par une case de la 1ère page, où le contraste entre les vues latérales (très correctes) du taxi qui transporte Blake et Mortimer dans Paris, une Peugeot 404, et la vue de face qui évoque plus une 403 :

- forme trop arondie de la calandre

- capot qui apparaît bombé, alors que celui de la 404 qui est plat et plongeant, et dont on discerne les contours qui convergent, contrairement à celui de la 404 qui suit les ailes -, sans parler de la forme spécifique des phares de la 404, en ogive...)

A noter d'ailleurs que l'auto à côté ne ressemble à rien de précis !"

 

67721237.jpg


Je ne suis pas étonnée, car j'ai entendu exactement les mêmes réflexions de la bouche de mon grand-père lorsqu'il m'a expliqué cette planche !

Quant à savoir qui de Jacobs ou Forton a dessiné telle ou telle voiture, ma mémoire ne se souvient pas de ce petit détail. Il est fort probable que Jacobs ait entamé la planche - il ne commençait pas nécessairement par la case 1 - et que la voiture bien faite serait de sa main.

Ce qui est certain, c'est qu'en regardant cette planche, mes yeux se dirigent naturellement vers la case 4 avec la 404 bien faite, preuve que Jacobs a dû attirer tout particulièrement mon attention vers cette case, bien plus que la case 1 où les personnes de la famile y sont mal dessinées (cf. ma grand-mère et la dame bleue). Il m'a aussi montré la voiture mauve (derrière le bras droit de l'agent de police) en insistant qu'elle ne ressemblait à aucun modèle connu. Il a encore pointé du doigt la mauvaise calandre du taxi, tout en m'expliquant ce qu'étaient les phares en ogive.  

Je vous invite à mon tour à découvrir ces deux blogs intéressants :

http://steedsecrets.canalblog.com/

http://hangar7.canalblog.com/

 


19:06 Écrit par Viviane Quittelier dans Oeuvres d'E. P. Jacobs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : l'affaire du collier |  Facebook |

09/02/2011

Voyage sous Paris

National Geographic France présente ce mois-ci Paris souterrain : fêtes, cérémonies et lieux secrets. On n'y relève aucune allusion à Blake et Mortimer, mais, dès les premières phrases de l'article, le lecteur peut faire un rapprochement avec L'Affaire du Collier

"CE SAMEDI MATIN, LE TAXI ROULE LENTEMENT sur les grandes avenues endormies quand, à un feu rouge, un vague mouvement attire mon attention : un homme en bleu de travail sort d'un trou dans le trottoir." (M 04020 - 137, National Geographic, férvrier 2011, page 6.)

Ce n'est certes pas tout-à-fait le début de l'histoire conçue par Edgar P. Jacobs, mais l'article de Neil Shea nous emmène dans les souterrains parisiens. Les plans détaillés permettent de bien comprendre l'histoire des lieux, celle des catacombes, des effondrements dont celui de 1961 entre Clamart et Issy-les-Moulineaux. On peut comparer et se rendre compte de ce que E. P. Jacobs a pu savoir au sujet des carrières parisiennes et les éléments qui lui manquaient, faute de n'avoir pu retourner sur place. Car la carrière dessinée dans l'album ne correspond pas à celle de Paris (cf. mon ouvrage p 283-285).

"... personne n'a jamais pénétré dans le présent puisard. L'eau y est immobile. La lumière de notre lampe se réfracte sur un vide vert émeraude." (National Geographic, férvrier 2011, p. 22-23.) Jacobs savait que la couleur régnant près des puits était d'un vert émeraude (L'Affaire du Collier, éditions du Lombard, p. 44-45).

Lorsqu'il a réalisé le shéma page 51, il s'est reporté aux cartographies des souterrains. Passionné d'Histoire, il y a représenté quelques Allemands et résistants de la Seconde Guerre mondiale. La chambre de garde serait celle des Allemands dans leur bunker. On peut reconnaître (d'après le croquis de la page 14, National Geographic, février 2011) le puits d'accès de l'IGC (Inspection Générale des Carrières) dans lequel une échelle mène au poste de guêt (L'Affaire du Collier, p. 51).  Gros Louis, Jo ou encore Herman pourraient être des résistants.
"Au bas de l'échelle, nous nous accroupissons dans un passage étroit..." (
National Geographic, férvrier 2011, page 6.) On peut remarquer l'espace restreint dans lequel Herman est assis !

L'inspiration du bain de Duranton dans un puits est certainement un amalgame entre ses joies de la baignade (plaisir du bain scolaire hebdomadaire du jeune Jacobs) et une allusion aux bains publics romains dont les vestiges dans le quartier latin en attestent l'existence.

Dans son article, Neil Shea fait référence à des oeuvres bien connues du créateur de Blake et Mortimer : Les Misérables de Victor Hugo, Le Fantôme de l'Opéra. Il y est aussi question d'une armée d'ouvriers qui, dans les années 1920, créèrent à plus de 40 m sous la banque de France un espace unique en son genre abritant les quelque 2.600 t de réserves d'or du pays. On y relève encore que des égouttiers affirment avoir trouvé des bijoux, portefeuilles, armes...

Olrik pensait avoir volé le vrai collier de la Reine, mais il s'était fait rouler comme un débutant... 

 

 

 

 

22:17 Écrit par Viviane Quittelier dans Actualité, Oeuvres d'E. P. Jacobs | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : l'affaire du collier |  Facebook |