11/04/2015

Interviews de Viviane

Ma dernière interview sur mon ouvrage Edgar P. Jacobs, Témoignages inédits :

 

 

J'ai eu l'opportunité, en tant que Webmaster du CRIABD, d'être interviewée à deux reprises par RCF Sud Belgique en compagnie de Roland Francart.

Une première émission pour présenter le CRIABD, mon activité au sein de l'association, mon lien familial avec Edgar P. Jacobs et comment j'ai rencontré le frère Roland Francart, spécialiste de la BD chrétienne et de la BD en général.

Je vous invite, si vous le voulez bien, à écouter cette première interview. Elle vous éclairera sur l'association et vous donnera un avant-goût pour celle qui a suivi sur Edgar P. Jacobs, témoignages inédits:

 

 

 

11:42 Écrit par Viviane Quittelier dans Interviews de Viviane | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/08/2014

Interview sur E.P. Jacobs, Témoignages inédits

VQ à Radio Maria.jpg

Me trouvant au festival BD de Solliès-Ville cet été, j'ai eu l'opportunité d'être interviewée sur mon ouvrage à La Garde, une localité entre Solliès-Ville et Toulon. Du direct dans les studios de Radio Maria. C'était l'occasion d'aborder le chrétien chez Jacobs dans Blake et Mortimer. J'étais en compagnie de Roland Francart et nous avons eu la parole à tour de rôle, moi la première pour me présenter au tout début de l'interview.

J'ai repris à la minute 4.04 pour raconter la disparition d'Olrik et son retour dans L'Enigme de l'Atlantide. Olrik fait ses adieux à la page 11, case 8. J'attire l'attention, comme E. P. Jacobs me l'avait fait autrefois, sur la croix d'un fil téléphonique que tient Olrik à la page 11, case 10...

Le traître disparaît à jamais (page 12, case 11), du moins dans l'esprit d'E. P. Jacobs...

Sous la pression des lecteurs, après plus d'une vingtaine de semaines d'absence dans le journal Tintin, Olrik réapparaît... sous une forme étrange, page 37, case 9...

J'ai encore repris la parole à la minute 15.28 (église et orgue de Solliès-Ville) et poursuit en alternance avec Roland Francart jusqu'à la fin de l'interview. 

Pour sa part, Roland Francart enchaîne à la minute 1.30 pour présenter le grand auteur belge Jijé et notre expo "Jijé aux 100 facettes" exposée à Solliès-Ville 2014 et qui le sera également à Angoulême 2015 et dans d'autres festivals BD. Roland reprend à la minute 9.00 pour raconter ses débuts dans les festivals, ce qu'est le CRIABD, etc...

Je vous invite à écouter l'enregistrement dans son intégralité (17.56 min) ou les parties qui vous intéressent (voir les minutes indiquées plus haut) :


 

Pages en rapport sur le sujet dans E. P. Jacobs, Témoignages inédits :

(dans l'ordre de l'interview)

Le Chemin de Croix p. 227
La Résurrection p. 235
L'Ascension p. 190
La Cène p. 233.

 

Lien vers notre interview sur le site de Radio Maria

 

 

16:30 Écrit par Viviane Quittelier dans Interviews de Viviane | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

26/02/2010

A la Plume Vagabonde

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

ERQUELINNES - Solre-sur-Sambre : "Ferme du Clocher", 182, Route de Mons  le jeudi 18 mars 2010 dès 19h30 :

 

le salon littéraire "La Plume Vagabonde" accueillera conjointement Madame Jeannine BURNY, Présidente de la Fondation Maurice Carême, pour la biographie consacrée au grand poète belge Maurice Carême, "Le Jour s'en va toujours trop tôt" et Madame Viviane QUITTELIER, petite-fille par alliance du dessinateur belge Edgar P. Jacobs, le "père" de "Blake & Mortimer", pour l'ouvrage-souvenir consacré à son grand-père "Edgar P. Jacobs, Témoignages Inédits".

 

Les deux invitées seront présentées et interviewées, non pas l'une après l'autre, mais en parallèle.

 

Une soirée de souvenirs, de poésie et de tendresse, aux portes du printemps...

 

Entrée GRATUITE.  Renseignements : (+32)(0)71/55.69.87. ou laplumevagabonde@gmail.com

10:27 Écrit par Viviane Quittelier dans Interviews de Viviane | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

09/11/2009

Interview de Viviane Quittelier

RCF Angoulême m'avait invitée le 28 mars 2008 pour parler de mon livre. L'émission a été programmée le 1er avril 2008. Non, ce nétait pas un poisson !

Plus d'un an se sont écoulés depuis et le livre E. P. Jacobs, Témoignages inédits est sorti chez Mosquito. Voici cette interview passée sur antenne de RCF le 1er avril 2008.

 

RCF Bruxelles me reçoit le jeudi 19 novembre 2009, à l'émission "Trait d'union" de 18.45 h à 19.15 h (107,4 Fm Bruxelles et Namur). J'y présenterai mon ouvrage et aborderai d'autres aspects évoqués dans l'interview de 2008.

 

 

17:45 Écrit par Viviane Quittelier dans Interviews de Viviane | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/10/2008

Ma rencontre avec Jean-Marc Milquet

J'ai accepté de répondre aux questions de Jean-Marc Milquet :

14 octobre 2008

Rencontre avec Viviane Quittelier

Jean-Marc Milquet : Je vous propose une rencontre véritablement passionnante avec Viviane Quittelier, la petite-fille par alliance de Edgar P. Jacobs lui-même! Elle a très gentiment accepté de répondre à mes questions pour le blog d'Alix.

Viviane, vous êtes la petite-fille par alliance d’Edgar P Jacobs, pouvez-vous nous préciser cette filiation ?

vivianeJe suis née le 7 juin 1956 à la clinique de Watermael-Boitsfort dans la banlieue de Bruxelles. Le lendemain, Edgar P. Jacobs y a conduit ma grand-mère paternelle, Jeanne Faignart. Il l’a accompagnée pour venir me voir dans la chambre de la maternité.
Jeanne Faignart avait épousé Henri August Quittelier en 1927. De leur union naquit un fils René, né en 1929, puis une fille. Ma grand-mère divorça en 1953. Le créateur de Blake et Mortimer allait entamer les premiers dessins de la Marque Jaune. Jeanne commença alors à partager sa vie en s’installant avec lui incognito dans l’agglomération bruxelloise. Elle le suivra dans le Brabant Wallon et l’épousera plus tard en secondes noces.
Dès l’âge de deux ans, j’ai logé de nombreuses fois dans leur villa. J’ai grandi dans l’univers de Jacobs. Un univers réel fait d’aventures et d’invitations au rêve, très proche de l’ambiance présente dans les aventures de Blake et Mortimer. Je montais régulièrement dans son atelier pour le regarder travailler. Il m’expliquait ce qu’il était en train de réaliser, puis il prenait dans l’étagère placée derrière lui un de ses albums de BD pour me le commenter.
J’ai eu le privilège d’être la seule à avoir fréquenté ainsi le créateur de Blake et Mortimer, mon grand-père par alliance... et par adoption. J’avais 31 ans quand il est mort en 1987.

Quelle a été votre motivation à rédiger un blog et qu’y trouve-t-on ?

L’idée m’est venue peu de temps après l’activation de la connexion à haut débit dans ma rue. Un petit prospectus m’incitait à créer un blog en quelques minutes. J’étais aussi curieuse que Mortimer au début du Piège Diabolique et, malgré les « laisse tomber » de mon père, j’ai pris les commandes en main. J’ai suivi les instructions point par point, tandis que ma pensée correspondait à celle de Mortimer dans la dernière case de la page 7 du Piège : « Mais tant pis… Je prends le risque ! » J’avais à peine posté les premiers éléments que le compteur s’est mis à tourner au rythme des loopings du chronoscaphe !
On peut trouver assez bien de renseignements sur mon blog. J’ai commencé par une présentation de mes proches et leurs premières rencontres avec Edgar P. Jacobs, dont la plus ancienne remonte à 1919 ! Je tenais à montrer les liens étroits entre ma famille et le créateur de Blake et Mortimer. J’ai cité quelques témoignages de mon père. René avait treize ans, lorsqu’il a rencontré Edgar Jacobs pour la première fois. Il est très vite devenu son principal collaborateur, son technicien et son conseiller scientifique. J’ai encore montré des photos inédites. Dans l’ensemble, je suis l’actualité et mes activités touchent de près Edgar P. Jacobs et son œuvre. J’informe et, lorsque l’occasion se présente, j’apporte des inédits.

On en connaît beaucoup sur la vie professionnelle d’ Edgar P. Jacobs. Vous qui avez eu la chance de le côtoyer dans l’intimité, quel genre d’homme était-il ?

S’il travaillait énormément, Edgar P. Jacobs consacrait néanmoins une place importante aux moments de détente. Il prenait alors le temps de vivre, de respirer et de partager ses souvenirs. Il racontait les anecdotes de sa vie, les mimant avec plaisir tout en changeant son timbre de voix, en homme de théâtre qu’il était ! Il chantait souvent et appréciait la bonne chère. Il m’a vu grandir et a pu s’adapter à mon niveau. Il revivait sa jeunesse en m’offrant les jouets qu’il aurait aimé recevoir. Il en achetait également pour lui afin de s’amuser avec moi. Il était plutôt joyeux et était aux petits soins avec ma grand-mère. Un jour dans un supermarché, c’était en 1966, une dame m’a fait cette réflexion : « Quel beau couple ! On voit rarement un homme aussi galant avec sa femme ! » J’ai gardé des souvenirs inoubliables.

Vous mettez actuellement la dernière main à un livre sur lui. Peut-on déjà avoir quelques informations sur son titre et son contenu ?

Il est encore trop tôt pour révéler le titre. Il s’agit d’une œuvre biographique. Le livre voudrait éclairer les lecteurs sur la véritable personnalité de E. P. Jacobs, l’intégrant dans son siècle, par le biais de souvenirs, généraux ou familiaux, démontrant ainsi l’influence certaine de son environnement immédiat dans son œuvre. J’y ai repris des souvenirs personnels retransmis par lui et par d’autres témoins de son époque. En règle générale, j’ai exposé les faits dans la chronologie en intercalant mon vécu avec Jacobs au fur et à mesure du récit. Je lui ai cédé la parole à chaque fois que je m’en souvenais, en le replaçant dans la situation réelle. Il en résulte une grande part d’inédits dans le texte et dans les illustrations.

Vous sentez-vous une sorte de devoir moral de veiller au respect de son œuvre et de son image ?

Oui, bien sûr ! Je suis conservatrice de nature et j’ai peut-être aussi "hérité" de son sens du perfectionnisme, bien que ma mère ait eu également ces deux traits de caractère. Je suis moi-même une artiste et ma sensibilité a été fortement développée par l’entourage familial et professionnel. Edgar P. Jacobs souhaitait – et moi aussi - que j’habite dans sa villa du « Bois des Pauvres » et que j’y tienne le rôle de conservateur. Malheureusement, les choses ont pris une autre tournure. Je pense que Jacobs a été mal informé et qu’on l’ait poussé à agir autrement. Le tournant décisif s’est produit après qu’on ait appris l’existence d’un héritier, en l’occurrence mon père, son beau-fils, et au moment où Jacobs devenait plus fragile, c’est-à-dire quelques mois avant sa mort.
Quant à l’image du créateur de Blake et Mortimer, j’ai fait en sorte que mon livre dévoile non seulement l’artiste, mais aussi surtout l’homme.

Quelle est votre aventure préférée de lui et pourquoi ?

Je les aime toutes. Je préfère relire Le Piège Diabolique, car cette aventure est sans doute la plus proche de son créateur. On y retrouve à la fois toutes ses passions (l’insolite, les animaux étranges, l’Histoire…) et ses craintes (l’apprenti sorcier, les décadences culturelles et artistiques…) J’ai cependant une prédilection pour L’Affaire du Collier. La raison en est simple. J’avais dix ans et j’en ai vécu pleinement la réalisation. Edgar P. Jacobs se voyait dans l’obligation de poursuivre sa production de manière continue à raison de deux planches par semaine dans le journal Tintin ! Il y a mis toute son énergie et n’a pas pu tenir le rythme. La censure officielle interdisant Le Piège Diabolique en France depuis 1962 le faisait trop souffrir ! J’ai encore bien connu l’adaptation du Rayon U et la création des 3 formules du Prof Sato. Personnellement, j’y suis moins sensible. Le Rayon U étant une histoire vieillotte pour l’adolescente que j’étais alors et Sato une aventure se déroulant en dehors du contexte familial.

Récemment, on a vendu à Bruxelles quelques originaux de E. P. Jacobs. Selon vous, s'agit-il d'objets volés, de faux, ou de vrais originaux circulant "normalement"?

Je ne suis pas experte pour différencier un original d’une copie et je n’ai pas pu toucher les œuvres vendues qui étaient mises sous cadre. Malheureusement, elles ont bien été réalisées par E. P. Jacobs. Je dis malheureusement, car mon grand-père aurait souhaité qu’elles soient conservées au sein de la Fondation et montrées dans des expositions. C’est dans ce but qu’il a instauré la Fondation E. P. Jacobs, un établissement d’utilité publique chargé de la conservation et de la perpétuation de l’ensemble de son œuvre artistique et littéraire après son décès. Donc, pas de ventes prévues.
Quant à savoir si ces pièces font partie des objets volés, seule la Fondation est à même de répondre à la question. Je ne suis pas juriste pour déterminer si cette circulation est normale ou non. Je conclurai en disant que ces ventes me dérangent tout autant que mon père désigné comme légataire universel par Edgar P. Jacobs dans son testament ! 

Un grand merci à Viviane pour ses réponses claires, précises et riches de renseignements. En attendant son livre, rendons-nous sur son blog remarquable et mis à jour très régulièrement. Une bénédiction pour les amateurs de Jacobs!

Photo © Viviane Quittelier

 

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