06/05/2009

Le nom de mon éditeur

Le moment est venu de vous annoncer le nom de mon éditeur.

moustiqueMon ouvrage sortira chez Mosquito en octobre 2009. Il comportera un grand nombre de photos et documents inédits. La pré-maquette est terminée et nous passons à la définitive. Le titre est encore au stade de projet.

21:52 Écrit par Viviane Quittelier dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

27/04/2009

Rencontre de Jean-Marie Leblanc

Le cyclisme m’a toujours passionné. Mon grand-père maternel, Marcel Godeau, connaissait par cœur tous les exploits cyclistes de son temps.

Cuisine du Bois des PauvresLes vacances à Lasne, chez Edgar P. Jacobs, étaient toujours très agréables. La photo inédite montre un coin de la cuisine. L'anecdote qui suit s'est précisément passée dans cette pièce, Fernand assis sur la chaise rouge visible à droite.

 

 

Les jours où Fernand Goossens, un menuisier, travaillait dans la propriété, ma grand-mère Jeanne l’invitait vers 16 h à boire une tasse de café ou un verre de bière dans la cuisine. En juillet, elle allumait le poste de télévision afin qu’il puisse suivre l’étape du Tour de France. Je me souviens qu’en 1969, Eddy Merckx avait une avance considérable sur ses poursuivants. C’était son tout premier tour et Fernand en avait les larmes aux yeux de joie. Ce moment fut aussi très fort pour moi. J’entrais dans l’adolescence et l'idée de participer à des courses cyclistes me trottait dans la tête. Ma mère s’y est fermement opposée. Edgar P. Jacobs me rappelait les conseils de son médecin : « faites du sport, mais pas de la compétition. » Toujours est-il que, sans le savoir à l’époque,  à quelques années d’écart, je me suis inscrite dans le même établissement scolaire qu’Eddy Merckx. Nous voulions disposer des moments de congés (mardi, mercredi, vendredi et samedi après-midi), Eddy pour faire du vélo et moi pour me consacrer… à l’étude du piano !

  

La Plume vagabonde - Véronique Piot reçoit Jean-Marie Leblanc, l'ex-patron du Tour de FranceLe Salon littéraire « La Plume Vagabonde » recevait à Sorlre-sur-Sambre (Erquelinnes) ce 23 avril dernier Jean-Marie Leblanc, l’ex-patron du Tour de France. Il était impossible pour moi de rater un tel événement après avoir assisté au départ d’une étape proche de mon domicile, là où Jean-Marie Leblanc avait hissé le drapeau depuis sa voiture pour lancer la course… J’ai encouragé Eddy Merckx en 1975 sur les hauteurs de Guillestre, juste avant qu’il ne se fasse lâcher dans l’Izoard. Sans oublier un prix Cyclisme International reçu en 1992 : invitée d’honneur pour suivre l’étape Grenoble – Alpe d’Huez du Tour de France féminin et trinquer avec les organisateurs et Bernard Thévenet après l’arrivée. Le car panoramique d’une équipe italienne dans lequel nous (les quelques heureux gagnants du concours) sommes montés à l’Alpe d’Huez a été pris en charge dans les virages par un des deux motards de la voiture de Chirac, alors maire de la ville de Paris… Cela fait plaisir d'avoir à son palmarès (hors course bien entendu) l’ascension des cols de l’Izoard et de Vars, ainsi que celui de la Schlucht dans les Vosges. Je pratique encore ce sport en solitaire ou avec mon club, sur un vélo Merckx…

  

 

La Plume vagabonde - Jean-Marie Leblanc, l'ex-patron du Tour de France, me dédicace son livre Le Tour de ma vie, Solar 

Jean-Marie Leblanc me dédicace son livre Le Tour de ma vie, Solar.

 

 

 

 

Hélas aujourd’hui, je n’ai plus le feu sacré et vois d’un mauvais œil certains vainqueurs. Les multiples cas de dopage et les doutes qui planent m’ont enlevé toute illusion. A quand le jour où tous les coureurs comprendront que la triche n’est pas un bon exemple à inculquer aux jeunes et encore moins une image de marque de leur sport favori ? L'envie me reviendra alors seulement de me placer au bord des routes ou devant la télé…

 

+++

La pré-maquette de mon livre sur la vie d’Edgar P. Jacobs est à présent terminée. Mon éditeur me demande de lui envoyer les documents sélectionnés afin de préparer la maquette définitive. Que certains se rassurent, cet extrait, consacré au cyclisme, n’entre pas dans le récit de mon livre. Jacobs a bien roulé à vélo, mais ne s’intéressait pas à ce sport de haut niveau.

Photos © Viviane Quittelier

En savoir plus sur le Salon littéraire :
Véronique Flabat-Piot
Présidente-fondatrice
ASBL "La Plume Vagabonde"
220, Rue de Maubeuge
B-6560 ERQUELINNES
Belgique
 
A noter que l'entrée est gratuite.

14:31 Écrit par Viviane Quittelier dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : photo inedite, velo |  Facebook |

16/04/2009

E. P. Jacobs et l'expo "Regards croisés de la BD belge"

L’exposition « Regards croisés de la bande dessinée belge » est divisée en deux parties.

Expo 2009 Regards croisés de la bande dessinée belge - introductionLa première partie raconte une petite histoire de la bande dessinée belge avec de superbes planches originales de Hergé, Jacobs, Peyo, Paape, Tilleux, Chaland, etc.

 


Expo 2009 Regards croisés de la bande dessinée belge - planche originale du Rayon U

Une planche originale du Rayon U d'Edgar P. Jacobs

 

 


Le tout est mis en scène autour de grandes fresques signées Ever Meulen, Joost Swarte et François Avril dont voici un extrait de chacune d'elles :

Expo 2009 Regards croisés de la bande dessinée belge - extrait de la fresque de Ever Meulen

Expo 2009 Regards croisés de la bande dessinée belge - extrait de la fresque de Joost SwarteExpo 2009 Regards croisés de la bande dessinée belge - extrait de la fresque de François Avril 

 

 

La deuxième partie est consacrée à vingt auteurs représentant la diversité de la bande dessinée belge aujourd’hui : Raoul Cauvin, Didier Comès, Johan De Moor, Jean Dufaux, Philippe Geluck, Dominique Goblet, Hermann, Marvano, Midam, Frank Pé, Ptiluc, Herr Seele, François Schuiten, Benoît Sokal, Jean-Philippe Stassen, Philippe Tome, Jean Van Hamme, Thierry Van Hasselt, François Walthéry, Bernard Yslaire.

Expo 2009 Regards croisés de la bande dessinée belge - disque de la Marque JauneUn disque de La Marque Jaune trouvé dans une des vitrines de la seconde partie de l'exposition.

Pour en savoir plus sur l’exposition et voir d’autres photos.

Musées royaux des beaux-arts de Belgique - Rue de la Régence, 3 à 1000 Bruxelles jusqu'au 28 juin 2009.

12:23 Écrit par Viviane Quittelier dans A la mémoire d'Edgar P. Jacobs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : expo |  Facebook |

30/03/2009

Sources sûres d'Edgar P. Jacobs

Suite à la publication de l'article Une source d'Edgar P. Jacobs, je confirme qu'il s'agit bien de documents ayant servi au créateur de Blake et Mortimer. Je rappelle que mon père et moi sommes les seuls témoins encore en vie à détenir les explications de mon grand-père, ma grand-mère Jeanne étant décédée en 1977.  

Edgar P. Jacobs tenait à ce que ses histoires soient le plus réaliste possible et se basait sur des photos ou croquis.

Couverture n° 24 du 12.06.1947Afin d'élaborer le célèbre dessin d'Olrik de la couverture du Tintin n° 24 du 12 juin 1947 (repris dans le tome 1 du Secret de l'Espadon à la page 44), Edgar s'est inspiré de trois photos :  Rommel pour la pose des hommes, Oswald Mosley pour le pantalon d'Olrik et Henri Quittelier avec son vélo neuf pour Olrik, le filet, la carte, le pneu (vélo transposé en avion) et les buissons.
Dans mon livre dont la parution est prévue en septembre-octobre, vous pourrez lire des explications plus complètes provenant d'Edgar P. Jacobs lui-même lorsqu'il me décrivait certaines cases de ses albums.

 

Voici au centre le résultat final :  

Rommel et ses hommes repris dans Le Secret de l'Espadon

Olrik et ses hommes dans Le Secret de l'Espadon

Henri Quittelier 1926

 

 

 

 

 

 

 

Edgar P. Jacobs m'a effectivement montré toutes ces photos. 
Ci-dessous le leader fasciste britannique Oswald Mosley et le colonel Olrik :

Le leader fasciste britannique Oswald MosleyOlrik

                                                

  

17:07 Écrit par Viviane Quittelier dans Personnages d'E. P. Jacobs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : olrik, le secret de l espadon |  Facebook |

20/03/2009

Une démonstration de peinture

La Plume Vagabonde  - Véronique Flabat reçoit Pierre ChariotA l'occasion de son 10ème anniversaire, le Salon Littéraire "La Plume Vagabonde" recevait à Solre-sur-Sambre (Erquelinnes) ce 19 mars dernier Pierre Chariot, aquarelliste belge (Gaume) de renommée internationale.

Le Salon Littéraire "La Plume Vagabonde" m'accueillera le 18 mars 2010 en la Maison Communale d'Erquelinnes (axe Mons/Beaumont/Maubeuge) pour la présentation de mon livre sur Edgar P. Jacobs

2 aquarelles de Pierre ChariotPierre Chariot et Henri Quittelier 1975

D'autre part, Pierre Chariot a bien connu mon arrière-grand-père Henri Quittelier, peintre et doyen des aquafortistes belges. Ils sont photographiés ici lors de l'exposition de Pierre Chariot, du 5 au 30 juin 1975, à la Galerie l'Oeil à Bruxelles. (Photo Collection Privée Pierre Chariot)

Voici quelques vues de la démonstration donnée le 19 mars 2009 par Pierre Chariot au Salon de "La Plume Vagabonde" :

 

 Pierre Chariot - La Plume Vagabonde (1)  Pierre Chariot - La Plume Vagabonde (2)

Pierre Chariot - La Plume Vagabonde (3)

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Renseignements concernant ce salon littéraire :
Véronique Flabat-Piot
Présidente-fondatrice
ASBL "La Plume Vagabonde"
220, Rue de Maubeuge
B-6560 ERQUELINNES
Belgique
 
A noter que l'entrée est gratuite.

17:23 Écrit par Viviane Quittelier dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

10/03/2009

Réunion 2009 des Amis de Hergé

La réunion annuelle des Amis de Hergé se tenait le 7 mars 2009 à Nivelles, une réunion bien sympathique au cours de laquelle quelques personnalités répondent aux questions de Stéphane Steeman.

Je ne vais pas faire ici un résumé de la réunion, mais qui parle de Hergé passe immanquablement par Edgar P. Jacobs et il fut, encore une fois, question du créateur de Blake et Mortimer.

Jean-Pol Stercq et Stéphane Steeman aux ADH 2009Jean-Pol Stercq a expliqué les débuts de sa carrière de photographe dans les années 1970. Après Hergé, il s'était adressé à Edgar P. Jacobs qui a bien sûr accepté, mais ne l'a pas autorisé à monter dans son atelier. Edgar avait ses petits secrets qu'il ne voulait pas divulguer, privant Jean-Pol Stercq de le photographier assis à sa table à dessin...

Quelques personnes seulement pouvaient accéder au "Saint des saints" d'E. P. Jacobs et j'en faisais partie ainsi que mon père, Jacques Van Melkebeke et Evany.

Edgar P. Jacobs - photo de Jean-Pol Stercq

 

 

Edgar P. Jacobs
(photo de Jean-Pol Stercq)

11:01 Écrit par Viviane Quittelier dans Edgar P. Jacobs et Hergé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : herge |  Facebook |

25/02/2009

Photo inédite chez Edgar P. Jacobs

Mon éditeur est en train de réaliser une pré-maquette. La sélection de documents inédits (photos, courriers, dédicaces, etc.) étant faite, je publie une photo prise pendant le dur hiver 1962. Me voici avec ma grand-mère sur le chemin privé menant à la villa d'Edgar P. Jacobs (à l'arrière plan) :

1962 Jeanne et Viviane dans la propriété d'Edgar P Jacobs 

Photo © Viviane Quittelier

11:33 Écrit par Viviane Quittelier dans A la mémoire d'Edgar P. Jacobs | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : photo inedite |  Facebook |

17/02/2009

Blake et Mortimer in Maxéville 3

Blake et Mortimer in Maxéville 3Souvenirs de l'exposition "Le Mystère de la Grande Pyramide" à Maxéville :

- Expo et activités pédagogiques dans le préau des arts de l'IUFM de Lorraine

 

Maxéville 3 - Préau des arts de l'IUFM de Lorraine

 

Maxéville 3 - Activités ludiques

 

 

 

 

 
- Expo dans l'Espace E. P. Jacobs

Maxéville 3 - Espace E. P. Jacobs

 

Maxéville 3

 

 

 

 


Benoît Verley, Eric Saussine et Viviane partagent l'aventure avec Mortimer
 
Maxéville 3 - Mortimer et Viviane 

 

Espace E. P. Jacobs Maxéville

 

Espace Edgar P. Jacobs (Maxéville) - Benoît Verley, Viviane et Eric Saussine 

 

 

 

 

 

 
Visite virtuelle au sein de la pyramide de Chéops (3 images extraites de la vidéo)

Maxéville 3 - Visite virtuelle dans la pyramide de ChéopsMaxéville 3 - Visite virtuelle dans la pyramide de Chéops 2

Maxéville 3 - Visite virtuelle dans la pyramide de Chéops 3

 

 

 

 

08/02/2009

Espace Edgar P. Jacobs à Maxéville

Affiche Espace Edgar P. Jacobs (Maxéville)

 

Espace Edgar P. Jacobs (Maxéville) 

 

 

 

 

  

L'Espace Edgar P. Jacobs est situé sur la friche industrielle des anciennes brasseries réunies de Maxéville et des vins de la Graffe. Il est un espace culturel dédié aux sciences et à l'imaginaire. L'univers des aventures de Blake et Mortimer imprégné à la fois de science-fiction et de rigueur scientifique symbolise l'activité de cet espace.

Espace Edgar P. Jacobs (Maxéville) (2)

Espace Edgar P. Jacobs (Maxéville) (3) 

 

 

 

Un bel hommage est donc rendu à mon grand-père créateur de Blake et Mortimer ainsi qu'à mon père, René, son conseiller scientifique. 

Organisateurs : mairie de Maxéville.

 

12:10 Écrit par Viviane Quittelier dans A la mémoire d'Edgar P. Jacobs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : espaces edgar p jacobs |  Facebook |

03/02/2009

Chapeau melon et bottes de cuir

chapeau melon et bottes de cuirEdgar P. Jacobs ne manquait pas un seul épisode de la série "Chapeau melon et bottes de cuir" (The Avengers).

Il appréciait les aventures des deux agents des Services Secrets britanniques. Constamment à la recherche de nouveaux scénarios, il découpait les résumés dans les programmes télévisés afin de se souvenir des sujets développés.

Des épisodes sont rediffusés en ce moment sur Arte, du lundi au vendredi de 17h25 à 18h15.

21:34 Écrit par Viviane Quittelier dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : series televisees |  Facebook |

01/02/2009

BD nominées pour le Prix Oecuménique 2009

Parmi les Bandes Dessinées nominées pour le Prix Oecuménique 2009, j'ai particulièrement apprécié :

Afrika signé Hermann, Le Lombard, l'histoire d'un homme exilé vivant en marge de la société...

Et si... de Jaffredo, Vents d'Ouest, l'histoire de deux amis qui veulent percer un secret de famille...

Exauce-nous de Makyo et Bibel, Futuropolis, l'histoire d'un homme simple d'esprit posant toujours la même question : " Vous avez vu celle que je cherche ?" Le scénariste, en quête d'inspiration, mène l'enquête dans le village natal du petit balayeur...

Le marathon de Safia de Didier Quella-Guyot et Sébastien Verdier, Emmanuel Proust, l'histoire d'une jeune femme d'origine algérienne à la poursuite d'un rêve...

Spirou le journal d'un ingénu d'Emile Bravo, l'histoire d'un jeune journaliste déclenchant l'apocalypse... 
 

Afrika

Et si... Marie Jaffredo Vents d'Ouest

Exauce-nous

Le marathon de Safia

Spirou le journal d'un ingénu

22:28 Écrit par Viviane Quittelier dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jury oecumenique |  Facebook |

28/01/2009

Prix du Jury Oecuménique 2009

Prix 2009 du Jury Oecuménique de la Bande DessinéeCette année, le Jury Oecuménique de la Bande Dessinée, composé de critiques, d'historiens, de journalistes, de spécialistes et d'amateurs de la bande dessinée, a décerné son prix annuel, pour les valeurs humaines qu'elle reflète et la qualité de son graphisme, à " La fin du monde " de Tirabosco et Wazem, Editions Futuropolis.

Pour rappel, je fais partie du Jury Oecuménique.

Le Prix sera remis dans l'église St-Martial d'Angoulême jeudi 29 janvier 2009 à 15 h.

Parmi les bandes dessinées ayant retenu l'attention du Jury, j'ai particulièrement apprécié " Coupures irlandaises ", de Kris et Vincent Bailly, Futuropolis :

Coupures irlandaises

 

Le récit évoque la situation terrible en Irlande du Nord. Deux jeunes Français, qui imaginaient à peine l'existence du conflit, passent des vacances plutôt perturbées... 

 

Lire le communiqué de presse du Président Jean-Pierre Molina (doc pdf).


Accéder au site du Jury Oecuménique.

11:38 Écrit par Viviane Quittelier dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : jury oecumenique |  Facebook |

21/01/2009

Promenades dans la neige

La Belgique a connu une vague de froid en ce début janvier 2009 : des chutes de neige et des températures très basses atteignant - 16, - 17 ° dans mon jardin, de quoi faire geler une de mes canalisations et me priver d'eau courante dans la cuisine pendant quatre jours.

Je vous laisse découvrir les décorations naturelles photographiées dans le Brabant Wallon pendant mes promenades avec ma chienne Noisette.

Un petit bois

Noisette en promenade...

 

Noisette posant pour la photo

 

Le petit bois au loin

 

 

 

 

 

 

Edgar P. Jacobs m'avait décrit ce genre de beautés, mais je n'avais jamais eu l'occasion de les admirer dans une région ne dépassant guère 150 mètres d'altitude : 

Au bord du chemin...

 

Au bord du chemin (2) 

 

 

 

 

 

 

Au bord du chemin... (3) 

Au bord du chemin... (4)

18:18 Écrit par Viviane Quittelier dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : noisette |  Facebook |

15/01/2009

Le prisonnier s'en est allé...

Patrick Mc Goohan (D.R.)

Patrick Mc Goohan, le célèbre Numéro 6 de la série culte Le Prisonnier, s'est éteint le 13 janvier 2009.

Cette série originale rend accro dès les deux premiers épisodes :
- Où suis-je ?
- Au village.
- Qu'est ce que vous voulez ?
- Des renseignements.
- Dans quel camp êtes-vous?
- Vous le saurez en temps utile…
Nous voulons des renseignements.
Des renseignements.
Des renseignements.
- Vous n'en aurez pas !
- De gré ou de force, vous parlerez.
- Qui êtes-vous ?
- Je suis le Numéro Deux.
- Qui est le Numéro Un ?
- Vous êtes le Numéro Six.
- JE NE SUIS PAS UN NUMÉRO,
JE SUIS UN HOMME LIBRE !

Edgar P. Jacobs ne manquait pas un seul épisode de la série britannique diffusée en 1968 sur l'ORTF et, comme il était lui-même à la recherche de renseignements pour imaginer ses histoires, il a souvent répété :

"Je veux des renseignements, des renseignements, des renseignements..." 

10:34 Écrit par Viviane Quittelier dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : series televisees |  Facebook |

09/01/2009

Tour du propriétaire par un froid de canard...

Onze ans qu'il n'avait pas fait aussi froid dans le Brabant Wallon ! Je vous invite à faire le tour de ma propriété recouverte d'un joli manteau de neige...

Les deux cyprès (photo 2) proviennent de la propriété d'Edgar P. Jacobs, le "Bois des Pauvres".

Vue depuis la boîte aux lettres

Vue depuis le living

Vue depuis mon bureau

Vue matinale depuis ma chambre

17:32 Écrit par Viviane Quittelier dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

31/12/2008

Bonne année 2009 !

Meilleurs voeux pour l'an 9 !

Bonne année 2009 - René et Viviane Quittelier

René et Viviane

16:17 Écrit par Viviane Quittelier dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/12/2008

Le quartier des artistes

Le quartier de Jacques Laudy à Woluwe-Saint-Lambert, commune à l'est de Bruxelles, était bourré d’artistes.

Le musicien François Faignart (père de ma grand-mère Jeanne et peintre amateur) s’installait avec son chevalet devant l’église Saint-Lambert.

Eglise Saint-Lambert par Henri Quittelier - 1929Le peintre Henri Quittelier (mon arrière-grand-père) venait faire des croquis de la même église dont il réalisa une gouache en 1928 et une eau-forte l’hiver suivant. De temps en temps, la reine Elisabeth de Belgique se rendait sur les lieux pour encourager les artistes dont elle était amie et mécène.

Fermes-Demeures dans la vallée de la Woluwe (living d'Edgar P. Jacobs)Grand admirateur de l’art sous toutes ses formes, Edgar P. Jacobs s'est laissé tenter et a aussi fait quelques croquis de l’église et des ruelles alentour. Puis, au fil des promenades, il a découvert d’autres beautés de la commune qu’il a peint sans les signer vers 1922-1923 : des fermes-demeures de la vallée de la Woluwe et, un peu plus haut, la chapelle gothique Sainte-Marie-la-misérable datant du 14e siècle. Par contre, en 1924, il a signé "EPJacobs" une magnifique aquarelle intitulée « ruelle de Woluwe-Saint-Lambert » sur laquelle on peut apercevoir l’église romane à l’arrière-plan.

En 1938 se fonda le cercle Les Artistes de Woluwe-Saint-Lambert. Parmi les membres de l'association vouée à la promotion des arts, relevons les peintres Edgard Tytgat, Jacques Laudy..., les musiciens Philippe Declerck (mon premier professeur de piano à l'académie de Woluwe-St-Lambert)..., un folkloriste et des écrivains.

 

L'ancien In de Kwak accroché dans le hall d'Edgar P. JacobsLes premières rencontres entre Edgar P. Jacobs et ma grand-mère ont eu lieu dans la commune de Woluwe-St-Lambert. Ils se sont désaltérés dans l'ancienne taverne "In de Kwak" (peinture à la gouache). Ils se sont mariés dans la commune, au château Malou.

 

Hergé et Dino Attanasio font partie des artistes qui, un moment au moins, ont eu un point d'attache dans la commune.

14/12/2008

Un bain de boue forcé !

Edgar P. Jacobs a écrit dans Un opéra de papier (Gallimard, Paris, 1981, p. 13) : "« il y a toujours eu en moi un "gagman" qui s’ignore. » 

Jacobs aimait relater ses anecdotes amusantes à ses proches. Quelques-uns de ses gags sont racontés dans Témoignages d’amitiés vraies, journal Tintin belge n° 13 du 24 mars 1987 : Jacobs, c’est Haddock  par Jacques Martin, Un ineffable « Monsieur catastrophes » par Bob de Moor.

Hier après-midi, j'ai expérimenté un bain de boue inhabituel, grâce à Noisette, ma chienne ! Digne d'un gag à la Jacobs !

Je promenais ma chienne et, bien qu'il faisait un temps glacial, nous avions envie de faire le tour habituel. Arrivées au-dessus du petit bois qui délimite mon quartier, nous empruntions le chemin agricole à travers champs. Les fermiers ayant transporté les betteraves sucrières, leurs tracteurs ont creusé le chemin et des ornières se sont formées.

Le sol devenant glissant, j'ai demandé à Noisette de ralentir. La boue accumulée aux semelles de mes chaussures m'a fait glisser légèrement. J'ai essayé de rétablir mon équilibre, tandis que Noisette a repris son allure. En une fraction de seconde, je me suis retrouvée assise dans l'ornière recouverte d'une plaque de glace ! Puis, j'ai entendu un "crac" suivi d'un "plotch"...

Je n'en menais pas large assise dans l'eau boueuse glacée. J'avais le postérieur plus bas que les pieds et j'ai été contrainte de mettre les mains dans la boue pour me relever. J'en avais jusqu'aux coudes ! Les plaisirs de la promenade ont alors pris fin.

Je me trouvais à vingt minutes de chez moi et je n'ai croisé personne qui aurait pu venir à mon secours. A peine rentrée, j'ai laissé ma chienne affamée (c'était l'heure de son repas) et j'ai fait couler un bain bien chaud pendant que je lançais mes vêtements dans la lessiveuse...

Lorsque je suis revenue dans le living, Noisette est venue me demander de l'excuser. Je l'ai caressée et je lui ai donné sa gamelle...

16:02 Écrit par Viviane Quittelier dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : noisette |  Facebook |

07/12/2008

E. P. Jacobs analysé par Daniel Riche

Edgar P. Jacobs était effrayé quand il lisait tout ce qu'on pouvait écrire sur ses histoires et surtout sur Olrik ! Il a toujours voulu laisser une part de mystère et il s'est aperçu, au fil des années, que cela embêtait certains journalistes. Plusieurs se sont même vainement efforcés de percer les énigmes.

En attendant la publication de mon livre, voici le début d'un article sur le thème : "Subversion et empire : Jacobs, une terre trop loin" rédigé par Daniel Riche à la demande du Festival d'Angoulême 1989 :

"Depuis une vingtaine d'années, c'est à dire depuis que la première génération de ses lecteurs est arrivée à maturité, l'œuvre de Jacobs n'en finit pas de susciter des commentaires, gloses, analyses, examens et décorticages de toutes sortes comme si elle recelait dans l'au-delà ou l'en-deçà de ses planches quelque sens caché qu'il resterait à découvrir. Si l'on excepte Hergé - dont la position emblématique fait un cas à part - peu d'auteurs de bandes dessinées auront fait naître ainsi la soif d'en "savoir plus" à leur sujet et de dépasser les apparences pour accéder à une vérité dont la nature a, pour l'instant, l'envoûtante opacité d'un objet de désir.

(...) Pourquoi l'œuvre de Jacobs fascine-t-elle à ce point et que recèle-t-elle en elle qui la rend tellement désirable ? La réponse, à mon sens, ne réside ni dans ses (très réelles) qualités esthétiques ni dans ses (irréfutables) vertus scénaristiques mais dans l'ambiguïté qui la caractérise depuis ses origines." 

Lien pour lire l'article dans son intégralité.

L'avis de mon père, René Quittelier : "Bon texte, réaliste et bien documenté." 

Je remercie François Riche, le neveu de l'auteur, de m'avoir rappelé l'existence de cet article commandé et publié dans le catalogue "Angoulême 90, le magazine".

 

11:10 Écrit par Viviane Quittelier dans Articles de presse sur E. P. Jacobs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : daniel riche |  Facebook |

01/12/2008

Festival BéDélique de St-Ghislain 2008

Parmi les 60 invités au 8ème Festival BéDélique de St-Ghislain (en Belgique près de Valenciennes) des 29 et 30 novembre 2008 dont Clovis, Bergese, Laverdure, Paulis, Zanon et Jean-Pierre Talbot :

Christian Denayer, l'invité d'honneur, Benoît Verley...

Christian Denayer, Invité d'honneur à St-Ghislain 2008

 

Benoît Verley à St-Ghislain 2008

 

Photo © Viviane Quittelier

Viviane Quittelier à St-Ghislain 2008

17:47 Écrit par Viviane Quittelier dans Festival BD | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : benoit verley |  Facebook |

26/11/2008

En tenue de Cyclonautes

En souvenir de la belle saison...

Viviane en sortie avec les Cyclonautes

Viviane est membre de l'UCP, un mouvement social des Aînés du Brabant Wallon, et roule toute l'année pour maintenir la forme.

Photo prise par un des membres du groupe "Les Cyclonautes".

21:48 Écrit par Viviane Quittelier dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : velo |  Facebook |

20/11/2008

Projet d'une médiathèque E. P. Jacobs

Déjà une salle Edgar P. Jacobs à Angoulême, bientôt une médiathèque Edgar P. Jacobs à Maxéville !

Je viens de lire cette information :

"En attendant la prochaine médiathèque Edgar P. Jacobs à l'horizon 2011, Henri Bégorre, maire de Maxéville (Meurthe-et-Moselle) a mis en place une bibliothèque en ligne qui offre, notamment aux déficients visuels, de télécharger légalement romans, bandes dessinées et ouvrages documentaires."

Lien vers la page d'où provient le texte (www.localtis.info).

18:38 Écrit par Viviane Quittelier dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : salle |  Facebook |

Salle de lecture E. P. Jacobs

La salle de lecture pour la jeunesse de la nouvelle bibliothèque communale de Lasne a été officiellement baptisée "salle E. P. Jacobs" le 20 février 2007.

Invitée à l'événement par la bourgmestre de Lasne, Brigitte Defalque, j'ai pu prendre ces clichés et vous les faire partager.

Quelques

17:16 Écrit par Viviane Quittelier dans A la mémoire d'Edgar P. Jacobs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/11/2008

Salle Edgar P. Jacobs

Salle de réunion Edgar P JacobsLa salle Edgar P. Jacobs se trouve au 5ème étage du CNBDI à Angoulême.

(Photos Roland Francart)


Salle Edgar P. Jacobs au CNBDI

 

 

 

 

Salle Edgar P Jacobs 

 

 

 

Salle Edgar P. Jacobs en mars 2008

21:42 Écrit par Viviane Quittelier dans A la mémoire d'Edgar P. Jacobs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : salle e. p. jacobs |  Facebook |

10/11/2008

Hommage de Lapone à E. P. Jacobs

A.D.A. T1 - Antique Detective AgencyRoland Francart a rencontré Antonio Lapone au Festival BD d'Andenne (Belgique) en octobre 2008. Le dessinateur d'A.D.A. T1 - Antique Detective Agency paru aux éditions Paquet a dédicacé un album à son ami Roland.

Roland me montre ensuite son album dédicacé et attire mon attention sur les pages 18 et 19. Je reconnais immédiatement mon grand-père (par alliance).

Je vous invite à admirer les détails des décors de certaines cases, celles où se trouve E. P. Jacobs :
page 18, cases 2 et 4 - page 19, cases 4, 6, 7, 13.

PAGE 18 PAGE 19

 

 

 

 

 

 

Mes questions à Antonio Lapone :

Est-ce un hommage que vous avez voulu rendre à E. P. Jacobs et pourquoi ?
S'agit-il bien de Jacques Van Melkebeke et Jacques Laudy, ses amis (case 2 p 18 et case 6 p 19) ?
Si oui, d'où avez-vous pris les modèles ?

Réponse d'Antonio Lapone :

bonjour de Turin Viviane,
je suis très très content que mon petit hommage au maître est arrivé chez vous.
oui, j'ai parlé beaucoup avec frère Roland, sourtout parce que je travaille aussi pour les salésiens de don Bosco, don Bosco c'est de Turin. excusez-moi si je fais des erreurs de français!

oui, bien sûr, c'est un hommage à Jacobs, je trouve son oeuvre très important pour la bd,
et alors, j'ai bien aimé lui faire un hommage dans l'histoire ada avec le nom "professeur Edgar Jac".

pour les autres, non, ils sont des personnages imaginaires.

j'ai étudié beaucoup le style jacobs, c'est le plus proche à mon univers, l'univers "ligne claire",
moi j'adore les années 50. je vous donne l'adresse de mon blog /http://laponeart.blogspot.com


Merci pour cette réponse Antonio.

Lire une autre interview de Lapone réalisée lors de la parution de la 2ème édition de l'album A.D.A. T1 en 2006  (www.bd-bulles.com)

Voici le petit hommage qu'Antonio Lapone m'a adressé ainsi qu'à son grand maître, Edgar P. Jacobs (case 10 de la page 19) :
Hommage à Edgar P. Jacobs

22:05 Écrit par Viviane Quittelier dans A la mémoire d'Edgar P. Jacobs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : antonio lapone |  Facebook |

05/11/2008

L'impact de la Marque Jaune

Déjà en 1953, des gamins traçaient des Marque Jaune à la craie sur des murs d'écoles.

Une case de la Marque Jaune en 3 dimensionsEn 1986, un fan a réalisé en trois dimensions la case 6 de la page 37 et l'a dédiée au créateur de La Marque Jaune.

 

Aujourd'hui, cette aventure reste sans conteste un chef-d'oeuvre. Des figurines de la fameuse Marque Jaune sont en vente dans les boutiques BD.  
 

Photo © Viviane Quittelier

18:14 Écrit par Viviane Quittelier dans A la mémoire d'Edgar P. Jacobs | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : la marque jaune |  Facebook |

26/10/2008

Une photo inédite d'E. P. Jacobs

En famille chez E. P. Jacobs

Photo prise par Viviane le 15 décembre 1966.
De gauche à droite : Jeanne Faignart, Georgette et René Quittelier, Edgar P. Jacobs.

Cette photo montre les excellents rapports entre René Quittelier et Edgar P. Jacobs. 

Mon père a pu apporter au créateur de Blake et Mortimer les éléments techniques dont il avait besoin pour l'élaboration de ses scénarios. Il a contribué à cette collaboration depuis Le Secret de l'Espadon (1946).

Photo © Viviane Quittelier

09:47 Écrit par Viviane Quittelier dans A la mémoire d'Edgar P. Jacobs | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : photo inedite |  Facebook |

20/10/2008

Blanche Neige ou Blake et Mortimer ?

RANGE_TA_CHAMBRE (Copains comme cochons)

Blanche Neige et les sept nains ou Blake et Mortimer ?

Il s'agit du dessin de la case 1, page 6, du Piège Diabolique. Le texte a été modifié par "Copains comme cochons".

Les personnages de Walt Disney sont absents, mais ils étaient bien présents dans l'esprit d'Edgar P. Jacobs, lorsqu'il a réalisé cette case !

11:22 Écrit par Viviane Quittelier dans Oeuvres d'E. P. Jacobs | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : le piege diabolique |  Facebook |

14/10/2008

Ma rencontre avec Jean-Marc Milquet

J'ai accepté de répondre aux questions de Jean-Marc Milquet :

14 octobre 2008

Rencontre avec Viviane Quittelier

Jean-Marc Milquet : Je vous propose une rencontre véritablement passionnante avec Viviane Quittelier, la petite-fille par alliance de Edgar P. Jacobs lui-même! Elle a très gentiment accepté de répondre à mes questions pour le blog d'Alix.

Viviane, vous êtes la petite-fille par alliance d’Edgar P Jacobs, pouvez-vous nous préciser cette filiation ?

vivianeJe suis née le 7 juin 1956 à la clinique de Watermael-Boitsfort dans la banlieue de Bruxelles. Le lendemain, Edgar P. Jacobs y a conduit ma grand-mère paternelle, Jeanne Faignart. Il l’a accompagnée pour venir me voir dans la chambre de la maternité.
Jeanne Faignart avait épousé Henri August Quittelier en 1927. De leur union naquit un fils René, né en 1929, puis une fille. Ma grand-mère divorça en 1953. Le créateur de Blake et Mortimer allait entamer les premiers dessins de la Marque Jaune. Jeanne commença alors à partager sa vie en s’installant avec lui incognito dans l’agglomération bruxelloise. Elle le suivra dans le Brabant Wallon et l’épousera plus tard en secondes noces.
Dès l’âge de deux ans, j’ai logé de nombreuses fois dans leur villa. J’ai grandi dans l’univers de Jacobs. Un univers réel fait d’aventures et d’invitations au rêve, très proche de l’ambiance présente dans les aventures de Blake et Mortimer. Je montais régulièrement dans son atelier pour le regarder travailler. Il m’expliquait ce qu’il était en train de réaliser, puis il prenait dans l’étagère placée derrière lui un de ses albums de BD pour me le commenter.
J’ai eu le privilège d’être la seule à avoir fréquenté ainsi le créateur de Blake et Mortimer, mon grand-père par alliance... et par adoption. J’avais 31 ans quand il est mort en 1987.

Quelle a été votre motivation à rédiger un blog et qu’y trouve-t-on ?

L’idée m’est venue peu de temps après l’activation de la connexion à haut débit dans ma rue. Un petit prospectus m’incitait à créer un blog en quelques minutes. J’étais aussi curieuse que Mortimer au début du Piège Diabolique et, malgré les « laisse tomber » de mon père, j’ai pris les commandes en main. J’ai suivi les instructions point par point, tandis que ma pensée correspondait à celle de Mortimer dans la dernière case de la page 7 du Piège : « Mais tant pis… Je prends le risque ! » J’avais à peine posté les premiers éléments que le compteur s’est mis à tourner au rythme des loopings du chronoscaphe !
On peut trouver assez bien de renseignements sur mon blog. J’ai commencé par une présentation de mes proches et leurs premières rencontres avec Edgar P. Jacobs, dont la plus ancienne remonte à 1919 ! Je tenais à montrer les liens étroits entre ma famille et le créateur de Blake et Mortimer. J’ai cité quelques témoignages de mon père. René avait treize ans, lorsqu’il a rencontré Edgar Jacobs pour la première fois. Il est très vite devenu son principal collaborateur, son technicien et son conseiller scientifique. J’ai encore montré des photos inédites. Dans l’ensemble, je suis l’actualité et mes activités touchent de près Edgar P. Jacobs et son œuvre. J’informe et, lorsque l’occasion se présente, j’apporte des inédits.

On en connaît beaucoup sur la vie professionnelle d’ Edgar P. Jacobs. Vous qui avez eu la chance de le côtoyer dans l’intimité, quel genre d’homme était-il ?

S’il travaillait énormément, Edgar P. Jacobs consacrait néanmoins une place importante aux moments de détente. Il prenait alors le temps de vivre, de respirer et de partager ses souvenirs. Il racontait les anecdotes de sa vie, les mimant avec plaisir tout en changeant son timbre de voix, en homme de théâtre qu’il était ! Il chantait souvent et appréciait la bonne chère. Il m’a vu grandir et a pu s’adapter à mon niveau. Il revivait sa jeunesse en m’offrant les jouets qu’il aurait aimé recevoir. Il en achetait également pour lui afin de s’amuser avec moi. Il était plutôt joyeux et était aux petits soins avec ma grand-mère. Un jour dans un supermarché, c’était en 1966, une dame m’a fait cette réflexion : « Quel beau couple ! On voit rarement un homme aussi galant avec sa femme ! » J’ai gardé des souvenirs inoubliables.

Vous mettez actuellement la dernière main à un livre sur lui. Peut-on déjà avoir quelques informations sur son titre et son contenu ?

Il est encore trop tôt pour révéler le titre. Il s’agit d’une œuvre biographique. Le livre voudrait éclairer les lecteurs sur la véritable personnalité de E. P. Jacobs, l’intégrant dans son siècle, par le biais de souvenirs, généraux ou familiaux, démontrant ainsi l’influence certaine de son environnement immédiat dans son œuvre. J’y ai repris des souvenirs personnels retransmis par lui et par d’autres témoins de son époque. En règle générale, j’ai exposé les faits dans la chronologie en intercalant mon vécu avec Jacobs au fur et à mesure du récit. Je lui ai cédé la parole à chaque fois que je m’en souvenais, en le replaçant dans la situation réelle. Il en résulte une grande part d’inédits dans le texte et dans les illustrations.

Vous sentez-vous une sorte de devoir moral de veiller au respect de son œuvre et de son image ?

Oui, bien sûr ! Je suis conservatrice de nature et j’ai peut-être aussi "hérité" de son sens du perfectionnisme, bien que ma mère ait eu également ces deux traits de caractère. Je suis moi-même une artiste et ma sensibilité a été fortement développée par l’entourage familial et professionnel. Edgar P. Jacobs souhaitait – et moi aussi - que j’habite dans sa villa du « Bois des Pauvres » et que j’y tienne le rôle de conservateur. Malheureusement, les choses ont pris une autre tournure. Je pense que Jacobs a été mal informé et qu’on l’ait poussé à agir autrement. Le tournant décisif s’est produit après qu’on ait appris l’existence d’un héritier, en l’occurrence mon père, son beau-fils, et au moment où Jacobs devenait plus fragile, c’est-à-dire quelques mois avant sa mort.
Quant à l’image du créateur de Blake et Mortimer, j’ai fait en sorte que mon livre dévoile non seulement l’artiste, mais aussi surtout l’homme.

Quelle est votre aventure préférée de lui et pourquoi ?

Je les aime toutes. Je préfère relire Le Piège Diabolique, car cette aventure est sans doute la plus proche de son créateur. On y retrouve à la fois toutes ses passions (l’insolite, les animaux étranges, l’Histoire…) et ses craintes (l’apprenti sorcier, les décadences culturelles et artistiques…) J’ai cependant une prédilection pour L’Affaire du Collier. La raison en est simple. J’avais dix ans et j’en ai vécu pleinement la réalisation. Edgar P. Jacobs se voyait dans l’obligation de poursuivre sa production de manière continue à raison de deux planches par semaine dans le journal Tintin ! Il y a mis toute son énergie et n’a pas pu tenir le rythme. La censure officielle interdisant Le Piège Diabolique en France depuis 1962 le faisait trop souffrir ! J’ai encore bien connu l’adaptation du Rayon U et la création des 3 formules du Prof Sato. Personnellement, j’y suis moins sensible. Le Rayon U étant une histoire vieillotte pour l’adolescente que j’étais alors et Sato une aventure se déroulant en dehors du contexte familial.

Récemment, on a vendu à Bruxelles quelques originaux de E. P. Jacobs. Selon vous, s'agit-il d'objets volés, de faux, ou de vrais originaux circulant "normalement"?

Je ne suis pas experte pour différencier un original d’une copie et je n’ai pas pu toucher les œuvres vendues qui étaient mises sous cadre. Malheureusement, elles ont bien été réalisées par E. P. Jacobs. Je dis malheureusement, car mon grand-père aurait souhaité qu’elles soient conservées au sein de la Fondation et montrées dans des expositions. C’est dans ce but qu’il a instauré la Fondation E. P. Jacobs, un établissement d’utilité publique chargé de la conservation et de la perpétuation de l’ensemble de son œuvre artistique et littéraire après son décès. Donc, pas de ventes prévues.
Quant à savoir si ces pièces font partie des objets volés, seule la Fondation est à même de répondre à la question. Je ne suis pas juriste pour déterminer si cette circulation est normale ou non. Je conclurai en disant que ces ventes me dérangent tout autant que mon père désigné comme légataire universel par Edgar P. Jacobs dans son testament ! 

Un grand merci à Viviane pour ses réponses claires, précises et riches de renseignements. En attendant son livre, rendons-nous sur son blog remarquable et mis à jour très régulièrement. Une bénédiction pour les amateurs de Jacobs!

Photo © Viviane Quittelier

 

21:21 Écrit par Viviane Quittelier dans Interviews de Viviane | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/10/2008

Echo du Festival BD de Lodz (Pologne)

Affiche Festival BD Lodz 2008Roland Francart nous raconte un bref écho du plus grand Festival BD d'Europe de l'Est, dans la 3ème ville de Pologne (à 150 km au sud ouest de Varsovie) : LODZ (prononcez WOUTCH). Ville industrielle textile (en déclin), ville de l'industrie cinématographique, dotée d'un grand centre culturel et d'animateurs présents dans tous les Festivals BD d'Europe.

Les invités (et leurs expos) du 19ème Festival BD de Lodz ont eu les honneurs de la TV et de la Presse : Moebius, Milo Manara, Liberatore, Rosinski (qui se sent chez lui) !
Les présidents des Festivals BD de Lucca et de Napoli (Italie) avaient fait le déplacement, ainsi que d'Amadora (Portugal). Quatre jeunes dessinateurs lyonnais exposaient dans la rue piétonnière leurs BD en polonais ; ils ont travaillé avec des scénaristes de la ville de Lodz et un bouquin bilingue en est sorti sous le titre "City Stories" (240 pages couleurs !, 500 exemplaires).

Le Festival BD de Lodz est le rassemblement (pour conférences, ateliers, groupes de discussion, vente de BD neuves et anciennes) de tous les auteurs polonais, mais aussi tchèques, slovaques et ukrainiens et de tous les fans de BD.

Roland Francart
, invité VIP, était le seul à représenter la Belgique en 2008.

En savoir plus sur le Festival BD de Lodz (en français).

17:01 Écrit par Viviane Quittelier dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : festival bd, roland francart |  Facebook |