21/01/2009

Promenades dans la neige

La Belgique a connu une vague de froid en ce début janvier 2009 : des chutes de neige et des températures très basses atteignant - 16, - 17 ° dans mon jardin, de quoi faire geler une de mes canalisations et me priver d'eau courante dans la cuisine pendant quatre jours.

Je vous laisse découvrir les décorations naturelles photographiées dans le Brabant Wallon pendant mes promenades avec ma chienne Noisette.

Un petit bois

Noisette en promenade...

 

Noisette posant pour la photo

 

Le petit bois au loin

 

 

 

 

 

 

Edgar P. Jacobs m'avait décrit ce genre de beautés, mais je n'avais jamais eu l'occasion de les admirer dans une région ne dépassant guère 150 mètres d'altitude : 

Au bord du chemin...

 

Au bord du chemin (2) 

 

 

 

 

 

 

Au bord du chemin... (3) 

Au bord du chemin... (4)

18:18 Écrit par Viviane Quittelier dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : noisette |  Facebook |

15/01/2009

Le prisonnier s'en est allé...

Patrick Mc Goohan (D.R.)

Patrick Mc Goohan, le célèbre Numéro 6 de la série culte Le Prisonnier, s'est éteint le 13 janvier 2009.

Cette série originale rend accro dès les deux premiers épisodes :
- Où suis-je ?
- Au village.
- Qu'est ce que vous voulez ?
- Des renseignements.
- Dans quel camp êtes-vous?
- Vous le saurez en temps utile…
Nous voulons des renseignements.
Des renseignements.
Des renseignements.
- Vous n'en aurez pas !
- De gré ou de force, vous parlerez.
- Qui êtes-vous ?
- Je suis le Numéro Deux.
- Qui est le Numéro Un ?
- Vous êtes le Numéro Six.
- JE NE SUIS PAS UN NUMÉRO,
JE SUIS UN HOMME LIBRE !

Edgar P. Jacobs ne manquait pas un seul épisode de la série britannique diffusée en 1968 sur l'ORTF et, comme il était lui-même à la recherche de renseignements pour imaginer ses histoires, il a souvent répété :

"Je veux des renseignements, des renseignements, des renseignements..." 

10:34 Écrit par Viviane Quittelier dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : series televisees |  Facebook |

09/01/2009

Tour du propriétaire par un froid de canard...

Onze ans qu'il n'avait pas fait aussi froid dans le Brabant Wallon ! Je vous invite à faire le tour de ma propriété recouverte d'un joli manteau de neige...

Les deux cyprès (photo 2) proviennent de la propriété d'Edgar P. Jacobs, le "Bois des Pauvres".

Vue depuis la boîte aux lettres

Vue depuis le living

Vue depuis mon bureau

Vue matinale depuis ma chambre

17:32 Écrit par Viviane Quittelier dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

31/12/2008

Bonne année 2009 !

Meilleurs voeux pour l'an 9 !

Bonne année 2009 - René et Viviane Quittelier

René et Viviane

16:17 Écrit par Viviane Quittelier dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/12/2008

Le quartier des artistes

Le quartier de Jacques Laudy à Woluwe-Saint-Lambert, commune à l'est de Bruxelles, était bourré d’artistes.

Le musicien François Faignart (père de ma grand-mère Jeanne et peintre amateur) s’installait avec son chevalet devant l’église Saint-Lambert.

Eglise Saint-Lambert par Henri Quittelier - 1929Le peintre Henri Quittelier (mon arrière-grand-père) venait faire des croquis de la même église dont il réalisa une gouache en 1928 et une eau-forte l’hiver suivant. De temps en temps, la reine Elisabeth de Belgique se rendait sur les lieux pour encourager les artistes dont elle était amie et mécène.

Fermes-Demeures dans la vallée de la Woluwe (living d'Edgar P. Jacobs)Grand admirateur de l’art sous toutes ses formes, Edgar P. Jacobs s'est laissé tenter et a aussi fait quelques croquis de l’église et des ruelles alentour. Puis, au fil des promenades, il a découvert d’autres beautés de la commune qu’il a peint sans les signer vers 1922-1923 : des fermes-demeures de la vallée de la Woluwe et, un peu plus haut, la chapelle gothique Sainte-Marie-la-misérable datant du 14e siècle. Par contre, en 1924, il a signé "EPJacobs" une magnifique aquarelle intitulée « ruelle de Woluwe-Saint-Lambert » sur laquelle on peut apercevoir l’église romane à l’arrière-plan.

En 1938 se fonda le cercle Les Artistes de Woluwe-Saint-Lambert. Parmi les membres de l'association vouée à la promotion des arts, relevons les peintres Edgard Tytgat, Jacques Laudy..., les musiciens Philippe Declerck (mon premier professeur de piano à l'académie de Woluwe-St-Lambert)..., un folkloriste et des écrivains.

 

L'ancien In de Kwak accroché dans le hall d'Edgar P. JacobsLes premières rencontres entre Edgar P. Jacobs et ma grand-mère ont eu lieu dans la commune de Woluwe-St-Lambert. Ils se sont désaltérés dans l'ancienne taverne "In de Kwak" (peinture à la gouache). Ils se sont mariés dans la commune, au château Malou.

 

Hergé et Dino Attanasio font partie des artistes qui, un moment au moins, ont eu un point d'attache dans la commune.

14/12/2008

Un bain de boue forcé !

Edgar P. Jacobs a écrit dans Un opéra de papier (Gallimard, Paris, 1981, p. 13) : "« il y a toujours eu en moi un "gagman" qui s’ignore. » 

Jacobs aimait relater ses anecdotes amusantes à ses proches. Quelques-uns de ses gags sont racontés dans Témoignages d’amitiés vraies, journal Tintin belge n° 13 du 24 mars 1987 : Jacobs, c’est Haddock  par Jacques Martin, Un ineffable « Monsieur catastrophes » par Bob de Moor.

Hier après-midi, j'ai expérimenté un bain de boue inhabituel, grâce à Noisette, ma chienne ! Digne d'un gag à la Jacobs !

Je promenais ma chienne et, bien qu'il faisait un temps glacial, nous avions envie de faire le tour habituel. Arrivées au-dessus du petit bois qui délimite mon quartier, nous empruntions le chemin agricole à travers champs. Les fermiers ayant transporté les betteraves sucrières, leurs tracteurs ont creusé le chemin et des ornières se sont formées.

Le sol devenant glissant, j'ai demandé à Noisette de ralentir. La boue accumulée aux semelles de mes chaussures m'a fait glisser légèrement. J'ai essayé de rétablir mon équilibre, tandis que Noisette a repris son allure. En une fraction de seconde, je me suis retrouvée assise dans l'ornière recouverte d'une plaque de glace ! Puis, j'ai entendu un "crac" suivi d'un "plotch"...

Je n'en menais pas large assise dans l'eau boueuse glacée. J'avais le postérieur plus bas que les pieds et j'ai été contrainte de mettre les mains dans la boue pour me relever. J'en avais jusqu'aux coudes ! Les plaisirs de la promenade ont alors pris fin.

Je me trouvais à vingt minutes de chez moi et je n'ai croisé personne qui aurait pu venir à mon secours. A peine rentrée, j'ai laissé ma chienne affamée (c'était l'heure de son repas) et j'ai fait couler un bain bien chaud pendant que je lançais mes vêtements dans la lessiveuse...

Lorsque je suis revenue dans le living, Noisette est venue me demander de l'excuser. Je l'ai caressée et je lui ai donné sa gamelle...

16:02 Écrit par Viviane Quittelier dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : noisette |  Facebook |

07/12/2008

E. P. Jacobs analysé par Daniel Riche

Edgar P. Jacobs était effrayé quand il lisait tout ce qu'on pouvait écrire sur ses histoires et surtout sur Olrik ! Il a toujours voulu laisser une part de mystère et il s'est aperçu, au fil des années, que cela embêtait certains journalistes. Plusieurs se sont même vainement efforcés de percer les énigmes.

En attendant la publication de mon livre, voici le début d'un article sur le thème : "Subversion et empire : Jacobs, une terre trop loin" rédigé par Daniel Riche à la demande du Festival d'Angoulême 1989 :

"Depuis une vingtaine d'années, c'est à dire depuis que la première génération de ses lecteurs est arrivée à maturité, l'œuvre de Jacobs n'en finit pas de susciter des commentaires, gloses, analyses, examens et décorticages de toutes sortes comme si elle recelait dans l'au-delà ou l'en-deçà de ses planches quelque sens caché qu'il resterait à découvrir. Si l'on excepte Hergé - dont la position emblématique fait un cas à part - peu d'auteurs de bandes dessinées auront fait naître ainsi la soif d'en "savoir plus" à leur sujet et de dépasser les apparences pour accéder à une vérité dont la nature a, pour l'instant, l'envoûtante opacité d'un objet de désir.

(...) Pourquoi l'œuvre de Jacobs fascine-t-elle à ce point et que recèle-t-elle en elle qui la rend tellement désirable ? La réponse, à mon sens, ne réside ni dans ses (très réelles) qualités esthétiques ni dans ses (irréfutables) vertus scénaristiques mais dans l'ambiguïté qui la caractérise depuis ses origines." 

Lien pour lire l'article dans son intégralité.

L'avis de mon père, René Quittelier : "Bon texte, réaliste et bien documenté." 

Je remercie François Riche, le neveu de l'auteur, de m'avoir rappelé l'existence de cet article commandé et publié dans le catalogue "Angoulême 90, le magazine".

 

11:10 Écrit par Viviane Quittelier dans Articles de presse sur E. P. Jacobs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : daniel riche |  Facebook |

01/12/2008

Festival BéDélique de St-Ghislain 2008

Parmi les 60 invités au 8ème Festival BéDélique de St-Ghislain (en Belgique près de Valenciennes) des 29 et 30 novembre 2008 dont Clovis, Bergese, Laverdure, Paulis, Zanon et Jean-Pierre Talbot :

Christian Denayer, l'invité d'honneur, Benoît Verley...

Christian Denayer, Invité d'honneur à St-Ghislain 2008

 

Benoît Verley à St-Ghislain 2008

 

Photo © Viviane Quittelier

Viviane Quittelier à St-Ghislain 2008

17:47 Écrit par Viviane Quittelier dans Festival BD | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : benoit verley |  Facebook |

26/11/2008

En tenue de Cyclonautes

En souvenir de la belle saison...

Viviane en sortie avec les Cyclonautes

Viviane est membre de l'UCP, un mouvement social des Aînés du Brabant Wallon, et roule toute l'année pour maintenir la forme.

Photo prise par un des membres du groupe "Les Cyclonautes".

21:48 Écrit par Viviane Quittelier dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : velo |  Facebook |

20/11/2008

Projet d'une médiathèque E. P. Jacobs

Déjà une salle Edgar P. Jacobs à Angoulême, bientôt une médiathèque Edgar P. Jacobs à Maxéville !

Je viens de lire cette information :

"En attendant la prochaine médiathèque Edgar P. Jacobs à l'horizon 2011, Henri Bégorre, maire de Maxéville (Meurthe-et-Moselle) a mis en place une bibliothèque en ligne qui offre, notamment aux déficients visuels, de télécharger légalement romans, bandes dessinées et ouvrages documentaires."

Lien vers la page d'où provient le texte (www.localtis.info).

18:38 Écrit par Viviane Quittelier dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : salle |  Facebook |

Salle de lecture E. P. Jacobs

La salle de lecture pour la jeunesse de la nouvelle bibliothèque communale de Lasne a été officiellement baptisée "salle E. P. Jacobs" le 20 février 2007.

Invitée à l'événement par la bourgmestre de Lasne, Brigitte Defalque, j'ai pu prendre ces clichés et vous les faire partager.

Quelques

17:16 Écrit par Viviane Quittelier dans A la mémoire d'Edgar P. Jacobs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/11/2008

Salle Edgar P. Jacobs

Salle de réunion Edgar P JacobsLa salle Edgar P. Jacobs se trouve au 5ème étage du CNBDI à Angoulême.

(Photos Roland Francart)


Salle Edgar P. Jacobs au CNBDI

 

 

 

 

Salle Edgar P Jacobs 

 

 

 

Salle Edgar P. Jacobs en mars 2008

21:42 Écrit par Viviane Quittelier dans A la mémoire d'Edgar P. Jacobs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : salle e. p. jacobs |  Facebook |

10/11/2008

Hommage de Lapone à E. P. Jacobs

A.D.A. T1 - Antique Detective AgencyRoland Francart a rencontré Antonio Lapone au Festival BD d'Andenne (Belgique) en octobre 2008. Le dessinateur d'A.D.A. T1 - Antique Detective Agency paru aux éditions Paquet a dédicacé un album à son ami Roland.

Roland me montre ensuite son album dédicacé et attire mon attention sur les pages 18 et 19. Je reconnais immédiatement mon grand-père (par alliance).

Je vous invite à admirer les détails des décors de certaines cases, celles où se trouve E. P. Jacobs :
page 18, cases 2 et 4 - page 19, cases 4, 6, 7, 13.

PAGE 18 PAGE 19

 

 

 

 

 

 

Mes questions à Antonio Lapone :

Est-ce un hommage que vous avez voulu rendre à E. P. Jacobs et pourquoi ?
S'agit-il bien de Jacques Van Melkebeke et Jacques Laudy, ses amis (case 2 p 18 et case 6 p 19) ?
Si oui, d'où avez-vous pris les modèles ?

Réponse d'Antonio Lapone :

bonjour de Turin Viviane,
je suis très très content que mon petit hommage au maître est arrivé chez vous.
oui, j'ai parlé beaucoup avec frère Roland, sourtout parce que je travaille aussi pour les salésiens de don Bosco, don Bosco c'est de Turin. excusez-moi si je fais des erreurs de français!

oui, bien sûr, c'est un hommage à Jacobs, je trouve son oeuvre très important pour la bd,
et alors, j'ai bien aimé lui faire un hommage dans l'histoire ada avec le nom "professeur Edgar Jac".

pour les autres, non, ils sont des personnages imaginaires.

j'ai étudié beaucoup le style jacobs, c'est le plus proche à mon univers, l'univers "ligne claire",
moi j'adore les années 50. je vous donne l'adresse de mon blog /http://laponeart.blogspot.com


Merci pour cette réponse Antonio.

Lire une autre interview de Lapone réalisée lors de la parution de la 2ème édition de l'album A.D.A. T1 en 2006  (www.bd-bulles.com)

Voici le petit hommage qu'Antonio Lapone m'a adressé ainsi qu'à son grand maître, Edgar P. Jacobs (case 10 de la page 19) :
Hommage à Edgar P. Jacobs

22:05 Écrit par Viviane Quittelier dans A la mémoire d'Edgar P. Jacobs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : antonio lapone |  Facebook |

05/11/2008

L'impact de la Marque Jaune

Déjà en 1953, des gamins traçaient des Marque Jaune à la craie sur des murs d'écoles.

Une case de la Marque Jaune en 3 dimensionsEn 1986, un fan a réalisé en trois dimensions la case 6 de la page 37 et l'a dédiée au créateur de La Marque Jaune.

 

Aujourd'hui, cette aventure reste sans conteste un chef-d'oeuvre. Des figurines de la fameuse Marque Jaune sont en vente dans les boutiques BD.  
 

Photo © Viviane Quittelier

18:14 Écrit par Viviane Quittelier dans A la mémoire d'Edgar P. Jacobs | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : la marque jaune |  Facebook |

26/10/2008

Une photo inédite d'E. P. Jacobs

En famille chez E. P. Jacobs

Photo prise par Viviane le 15 décembre 1966.
De gauche à droite : Jeanne Faignart, Georgette et René Quittelier, Edgar P. Jacobs.

Cette photo montre les excellents rapports entre René Quittelier et Edgar P. Jacobs. 

Mon père a pu apporter au créateur de Blake et Mortimer les éléments techniques dont il avait besoin pour l'élaboration de ses scénarios. Il a contribué à cette collaboration depuis Le Secret de l'Espadon (1946).

Photo © Viviane Quittelier

09:47 Écrit par Viviane Quittelier dans A la mémoire d'Edgar P. Jacobs | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : photo inedite |  Facebook |

20/10/2008

Blanche Neige ou Blake et Mortimer ?

RANGE_TA_CHAMBRE (Copains comme cochons)

Blanche Neige et les sept nains ou Blake et Mortimer ?

Il s'agit du dessin de la case 1, page 6, du Piège Diabolique. Le texte a été modifié par "Copains comme cochons".

Les personnages de Walt Disney sont absents, mais ils étaient bien présents dans l'esprit d'Edgar P. Jacobs, lorsqu'il a réalisé cette case !

11:22 Écrit par Viviane Quittelier dans Oeuvres d'E. P. Jacobs | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : le piege diabolique |  Facebook |

14/10/2008

Ma rencontre avec Jean-Marc Milquet

J'ai accepté de répondre aux questions de Jean-Marc Milquet :

14 octobre 2008

Rencontre avec Viviane Quittelier

Jean-Marc Milquet : Je vous propose une rencontre véritablement passionnante avec Viviane Quittelier, la petite-fille par alliance de Edgar P. Jacobs lui-même! Elle a très gentiment accepté de répondre à mes questions pour le blog d'Alix.

Viviane, vous êtes la petite-fille par alliance d’Edgar P Jacobs, pouvez-vous nous préciser cette filiation ?

vivianeJe suis née le 7 juin 1956 à la clinique de Watermael-Boitsfort dans la banlieue de Bruxelles. Le lendemain, Edgar P. Jacobs y a conduit ma grand-mère paternelle, Jeanne Faignart. Il l’a accompagnée pour venir me voir dans la chambre de la maternité.
Jeanne Faignart avait épousé Henri August Quittelier en 1927. De leur union naquit un fils René, né en 1929, puis une fille. Ma grand-mère divorça en 1953. Le créateur de Blake et Mortimer allait entamer les premiers dessins de la Marque Jaune. Jeanne commença alors à partager sa vie en s’installant avec lui incognito dans l’agglomération bruxelloise. Elle le suivra dans le Brabant Wallon et l’épousera plus tard en secondes noces.
Dès l’âge de deux ans, j’ai logé de nombreuses fois dans leur villa. J’ai grandi dans l’univers de Jacobs. Un univers réel fait d’aventures et d’invitations au rêve, très proche de l’ambiance présente dans les aventures de Blake et Mortimer. Je montais régulièrement dans son atelier pour le regarder travailler. Il m’expliquait ce qu’il était en train de réaliser, puis il prenait dans l’étagère placée derrière lui un de ses albums de BD pour me le commenter.
J’ai eu le privilège d’être la seule à avoir fréquenté ainsi le créateur de Blake et Mortimer, mon grand-père par alliance... et par adoption. J’avais 31 ans quand il est mort en 1987.

Quelle a été votre motivation à rédiger un blog et qu’y trouve-t-on ?

L’idée m’est venue peu de temps après l’activation de la connexion à haut débit dans ma rue. Un petit prospectus m’incitait à créer un blog en quelques minutes. J’étais aussi curieuse que Mortimer au début du Piège Diabolique et, malgré les « laisse tomber » de mon père, j’ai pris les commandes en main. J’ai suivi les instructions point par point, tandis que ma pensée correspondait à celle de Mortimer dans la dernière case de la page 7 du Piège : « Mais tant pis… Je prends le risque ! » J’avais à peine posté les premiers éléments que le compteur s’est mis à tourner au rythme des loopings du chronoscaphe !
On peut trouver assez bien de renseignements sur mon blog. J’ai commencé par une présentation de mes proches et leurs premières rencontres avec Edgar P. Jacobs, dont la plus ancienne remonte à 1919 ! Je tenais à montrer les liens étroits entre ma famille et le créateur de Blake et Mortimer. J’ai cité quelques témoignages de mon père. René avait treize ans, lorsqu’il a rencontré Edgar Jacobs pour la première fois. Il est très vite devenu son principal collaborateur, son technicien et son conseiller scientifique. J’ai encore montré des photos inédites. Dans l’ensemble, je suis l’actualité et mes activités touchent de près Edgar P. Jacobs et son œuvre. J’informe et, lorsque l’occasion se présente, j’apporte des inédits.

On en connaît beaucoup sur la vie professionnelle d’ Edgar P. Jacobs. Vous qui avez eu la chance de le côtoyer dans l’intimité, quel genre d’homme était-il ?

S’il travaillait énormément, Edgar P. Jacobs consacrait néanmoins une place importante aux moments de détente. Il prenait alors le temps de vivre, de respirer et de partager ses souvenirs. Il racontait les anecdotes de sa vie, les mimant avec plaisir tout en changeant son timbre de voix, en homme de théâtre qu’il était ! Il chantait souvent et appréciait la bonne chère. Il m’a vu grandir et a pu s’adapter à mon niveau. Il revivait sa jeunesse en m’offrant les jouets qu’il aurait aimé recevoir. Il en achetait également pour lui afin de s’amuser avec moi. Il était plutôt joyeux et était aux petits soins avec ma grand-mère. Un jour dans un supermarché, c’était en 1966, une dame m’a fait cette réflexion : « Quel beau couple ! On voit rarement un homme aussi galant avec sa femme ! » J’ai gardé des souvenirs inoubliables.

Vous mettez actuellement la dernière main à un livre sur lui. Peut-on déjà avoir quelques informations sur son titre et son contenu ?

Il est encore trop tôt pour révéler le titre. Il s’agit d’une œuvre biographique. Le livre voudrait éclairer les lecteurs sur la véritable personnalité de E. P. Jacobs, l’intégrant dans son siècle, par le biais de souvenirs, généraux ou familiaux, démontrant ainsi l’influence certaine de son environnement immédiat dans son œuvre. J’y ai repris des souvenirs personnels retransmis par lui et par d’autres témoins de son époque. En règle générale, j’ai exposé les faits dans la chronologie en intercalant mon vécu avec Jacobs au fur et à mesure du récit. Je lui ai cédé la parole à chaque fois que je m’en souvenais, en le replaçant dans la situation réelle. Il en résulte une grande part d’inédits dans le texte et dans les illustrations.

Vous sentez-vous une sorte de devoir moral de veiller au respect de son œuvre et de son image ?

Oui, bien sûr ! Je suis conservatrice de nature et j’ai peut-être aussi "hérité" de son sens du perfectionnisme, bien que ma mère ait eu également ces deux traits de caractère. Je suis moi-même une artiste et ma sensibilité a été fortement développée par l’entourage familial et professionnel. Edgar P. Jacobs souhaitait – et moi aussi - que j’habite dans sa villa du « Bois des Pauvres » et que j’y tienne le rôle de conservateur. Malheureusement, les choses ont pris une autre tournure. Je pense que Jacobs a été mal informé et qu’on l’ait poussé à agir autrement. Le tournant décisif s’est produit après qu’on ait appris l’existence d’un héritier, en l’occurrence mon père, son beau-fils, et au moment où Jacobs devenait plus fragile, c’est-à-dire quelques mois avant sa mort.
Quant à l’image du créateur de Blake et Mortimer, j’ai fait en sorte que mon livre dévoile non seulement l’artiste, mais aussi surtout l’homme.

Quelle est votre aventure préférée de lui et pourquoi ?

Je les aime toutes. Je préfère relire Le Piège Diabolique, car cette aventure est sans doute la plus proche de son créateur. On y retrouve à la fois toutes ses passions (l’insolite, les animaux étranges, l’Histoire…) et ses craintes (l’apprenti sorcier, les décadences culturelles et artistiques…) J’ai cependant une prédilection pour L’Affaire du Collier. La raison en est simple. J’avais dix ans et j’en ai vécu pleinement la réalisation. Edgar P. Jacobs se voyait dans l’obligation de poursuivre sa production de manière continue à raison de deux planches par semaine dans le journal Tintin ! Il y a mis toute son énergie et n’a pas pu tenir le rythme. La censure officielle interdisant Le Piège Diabolique en France depuis 1962 le faisait trop souffrir ! J’ai encore bien connu l’adaptation du Rayon U et la création des 3 formules du Prof Sato. Personnellement, j’y suis moins sensible. Le Rayon U étant une histoire vieillotte pour l’adolescente que j’étais alors et Sato une aventure se déroulant en dehors du contexte familial.

Récemment, on a vendu à Bruxelles quelques originaux de E. P. Jacobs. Selon vous, s'agit-il d'objets volés, de faux, ou de vrais originaux circulant "normalement"?

Je ne suis pas experte pour différencier un original d’une copie et je n’ai pas pu toucher les œuvres vendues qui étaient mises sous cadre. Malheureusement, elles ont bien été réalisées par E. P. Jacobs. Je dis malheureusement, car mon grand-père aurait souhaité qu’elles soient conservées au sein de la Fondation et montrées dans des expositions. C’est dans ce but qu’il a instauré la Fondation E. P. Jacobs, un établissement d’utilité publique chargé de la conservation et de la perpétuation de l’ensemble de son œuvre artistique et littéraire après son décès. Donc, pas de ventes prévues.
Quant à savoir si ces pièces font partie des objets volés, seule la Fondation est à même de répondre à la question. Je ne suis pas juriste pour déterminer si cette circulation est normale ou non. Je conclurai en disant que ces ventes me dérangent tout autant que mon père désigné comme légataire universel par Edgar P. Jacobs dans son testament ! 

Un grand merci à Viviane pour ses réponses claires, précises et riches de renseignements. En attendant son livre, rendons-nous sur son blog remarquable et mis à jour très régulièrement. Une bénédiction pour les amateurs de Jacobs!

Photo © Viviane Quittelier

 

21:21 Écrit par Viviane Quittelier dans Interviews de Viviane | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/10/2008

Echo du Festival BD de Lodz (Pologne)

Affiche Festival BD Lodz 2008Roland Francart nous raconte un bref écho du plus grand Festival BD d'Europe de l'Est, dans la 3ème ville de Pologne (à 150 km au sud ouest de Varsovie) : LODZ (prononcez WOUTCH). Ville industrielle textile (en déclin), ville de l'industrie cinématographique, dotée d'un grand centre culturel et d'animateurs présents dans tous les Festivals BD d'Europe.

Les invités (et leurs expos) du 19ème Festival BD de Lodz ont eu les honneurs de la TV et de la Presse : Moebius, Milo Manara, Liberatore, Rosinski (qui se sent chez lui) !
Les présidents des Festivals BD de Lucca et de Napoli (Italie) avaient fait le déplacement, ainsi que d'Amadora (Portugal). Quatre jeunes dessinateurs lyonnais exposaient dans la rue piétonnière leurs BD en polonais ; ils ont travaillé avec des scénaristes de la ville de Lodz et un bouquin bilingue en est sorti sous le titre "City Stories" (240 pages couleurs !, 500 exemplaires).

Le Festival BD de Lodz est le rassemblement (pour conférences, ateliers, groupes de discussion, vente de BD neuves et anciennes) de tous les auteurs polonais, mais aussi tchèques, slovaques et ukrainiens et de tous les fans de BD.

Roland Francart
, invité VIP, était le seul à représenter la Belgique en 2008.

En savoir plus sur le Festival BD de Lodz (en français).

17:01 Écrit par Viviane Quittelier dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : festival bd, roland francart |  Facebook |

06/10/2008

La menace ligne claire

Message posté à la demande d'Alain Lerman (auteur de "Les secrets de l'Espadon") :

HALTE !!!!

 

Couverture HergiUn dénommé Hergi fait actuellement de la publicité pour la mise en vente de « son » dernier album-parodie de Blake & Mortimer, sous le titre : « La menace Ligne claire ».

 

Cette "parodie" que le sieur Hergi s'approprie indûment comme étant de lui, est la fameuse bande dessinée hommage réalisée par Jérôme Presti en 1996 à l'intention de Ted Benoît (et de la Ligne claire tout entière !) et adressée confidentiellement à Dargaud !!!!!!!

La dernière case étant de Ted Benoît lui-même ! (protection du Droit d’Auteur)

 

C'est cette BD inédite qui sera présentée dans la « Bibliothèque virtuelle ».

 

Il y a non seulement détournement de propriété et usage abusif, mais également tromperie des acheteurs potentiels, ainsi que spoliation des droits de l'Auteur et de son imprimeur (Moi, en l'occurrence, pour cette édition originale et inédite).

 

Je déconseille fortement à tout amateur intéressé d'acheter ce « FAUX » (recel de bien volé) à ce quidam qui va recevoir nos réclamations en bonne et dues formes, à l'Auteur et à moi.

Et il devra en répondre.

 

Alain LERMAN/Association KRONOS

18:16 Écrit par Viviane Quittelier dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

05/10/2008

Tout E. P. Jacobs en Philatélie

Le bulettin trimestriel "Philabulle" regorge, à chaque numéro, d'informations sur les nouveautés, les oblitérations, les entiers postaux, etc., liés à la Bande Dessinée dans tous les pays. 

Philabulle hs 11 page 1 

Un numéro hors-série reprend "Tout Jacobs en Philatélie".

 

Cliquer sur l'image pour voir page après page le Philabulle hors-série n° 11 sur Edgar P. Jacobs.

D'autres hors-séries montrent tout (ou presque) sur Hergé, Uderzo, Franquin, Roba, Morris, Zep, Spirou, Peyo, une évocation de Disney ou encore Harry Potter en philatélie.

Lien vers tous les numéros hors-séries du Philabulle.

30/09/2008

Philatélie et BD

Roland Francart et son expo Jésuites - Championnat national de philatélie 2008 à Marche-en-FamenneRoland Francart (rédacteur du bulletin Philabulle) a présenté du 25 au 28 septembre 2008 un panneau sur les Jésuites au championnat national de philatélie à Marche-en-Famenne (Ardenne, Belgique). 

Collège Saint-Michel de Bruxelles


L'expo montre des timbres sur le Collège Saint-Michel de Bruxelles. 

J'ai enseigné le piano au Collège Saint-Michel dans le cadre du Parascolaire pendant de nombreuses années.


Roland Francart a réalisé d'autres panneaux philatéliques sur Hergé, Franquin, etc.

Expo philatélique E. P. JacobsVoici un de ses panneaux sur Edgar P. Jacobs présenté au Festival BD de Solliès-Ville 2005.

Les expositions philatéliques de Roland Francart sont disponibles sur demande via le Philabulle ou en m'envoyant un mail.

22:22 Écrit par Viviane Quittelier dans A la mémoire d'Edgar P. Jacobs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : roland francart, philatelie |  Facebook |

24/09/2008

Rencontres au Festival BD de Solliès-Ville 2008

Solliès 2008 - François Schuiten et Benoît PeetersD'abord les invités d'honneur du 20e Festival BD de Solliès-Ville 2008 :
François Schuiten
et Benoît Peeters.

Auteur de Hergé fils de Tintin, Editions Flammarion, 2006, Benoît Peeters nous a impressionnés, mon père et moi, par ses connaissances sur Edgar P. Jacobs lors de sa conférence à l'Académie royale de Belgique en novembre 2004, céréromie en grande pompe en l'honneur de la mémoire de l'auteur de La Marque Jaune.

Solliès 2008 - LaxLax, Prix du Jury Oecuménique de la Bande Dessinée à Angoulême en 2006 pour L'Aigle sans Orteils, Editions Dupuis.
Lire son interview réalisée par Aub.

Solliès 2008 - David RatteDavid Ratte, Prix 2008 de la BD chrétienne pour Le Voyage des Pères T 1 : "Jonas", Editions Paquet.
Lire son interview réalisée par Roland Francart.

Solliès 2008 - Dominique Bar et BrunorDominique Bar et Brunor, Prix Gabriel 2008 pour Bernadette, Affaire non classée, Editions Edifa - Mame.


Solliès 2008 - FlorisFloris, Prix Gabriel 1999 pour Ton bonheur c'est quelqu'un, Editions Béatitudes.

 

Solliès 2008 - Nicolas GrivetNicolas Grivet, Dieu est Humour, un hors-série de 24 pages de gags, Editions Evêché de Fréjus-Toulon.

 

22:27 Écrit par Viviane Quittelier dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : criabd, benoit peeters |  Facebook |

19/09/2008

Mort de Jacques Fiérain

Hélas, un ami s'en est allé...

Jacques FiérainJacques Fiérain est décédé le 17 septembre 2008. Il avait pourtant plein de projets en cours. La BD le passionnait. Beaucoup d'auteurs et de bédéphiles ont perdu un "bon copain".

Photo famille Fiérain


Jacques Fiérain et Roland Francart en 2005 à l'abbaye de Maredsous 

A gauche, Jacques Fiérain en discussion avec Roland Francart à l'abbaye de Maredsous. On peut apercevoir à l'arrière-plan quelques panneaux de mon expo "Edgar P. Jacobs et son temps". C'était le 25 septembre 2005 pour fêter les 20 ans du CRIABD.

Photo Viviane Quittelier.

Hommage de Roland Francart sur le blog du CRIABD.

Le site graphivore.be rend aussi un bel hommage à Jacques Fiérain.

Je vous invite aussi à relire ma bio écrite par Jacques Fiérain.

21:58 Écrit par Viviane Quittelier dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : jacques fierain, roland francart, criabd |  Facebook |

12/09/2008

Tintin en Roumanie (2)

L'avant-veille de l'ouverture du 20e festival BD de Solliès-Ville, j'ai conduit Dodo Nita au siège du journal régional, Var-Matin, où il est interviewé sur le but de sa présence. Marion Soullié, une jeune rédactrice, l'a bombardé de questions.

Dodo Nita et le Var-Matin du 21 août 2008Le lendemain, jeudi 21 août, on annonçait notre présence sur la première page du journal Var-Matin, édition Nice-matin, vallée du Gapeau !

Et, à l’intérieur, deux articles sur toute un page, dont celui concernant Dodo Nita !

  

Dodo Nita avait en effet découvert de nombreuses similitudes entre la Syldavie du Sceptre d'Ottokar et son pays, la Roumanie. D'après lui, Hergé aurait imaginé le nom Syldavie en reprenant des syllabes de deux provinces roumaines : la Transylvanie et la Moldavie.

 

Tintin en Roumanie - Dodo Nita

La théorie de Dodo Nita, comme quoi Tintin s'était rendu en Roumanie, a d'abord paru dans la revue des "Amis de Hergé" en 1992.

Il l'a ensuite publiée dans un petit catalogue pour les 100 ans d'Hergé. (éditions Autograf MJM, Craiova, 2007)

Ce que je puis ajouter, c'est qu'Edgar P. Jacobs a repris le même procédé qu'Hergé pour inventer des noms, en empruntant une syllabe par ci et une autre par là. Et, semble-t-il d'après Roland Francart, d'autres auteurs ont fait de même.

D'ailleurs, Edgar P. Jacobs a écrit dans Un Opéra de Papier, Gallimard, p. 75-76 : "mon travail avec lui (Hergé) fut des plus bénéfiques..."

22:01 Écrit par Viviane Quittelier dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dodo nita, tintin |  Facebook |

10/09/2008

Dodo Nita interviewé par Var-Matin

L'avant-veille de l'ouverture du 20e festival BD de Solliès-Ville, je conduis Dodo Nita au siège du journal régional, Var-Matin, où il est interviewé sur le but de sa présence. Marion Soullié, une jeune rédactrice, l'a bombardé de questions.

D'autre part, Roland Francart, fondateur du CRIABD, nous accompagnait. Il s'est uni avec moi pour aborder le projet d'un stand dédié à la BD chrétienne et des séances de dédicaces de quatre auteurs chrétiens pendant le festival.

Le lendemain, jeudi 21 août, on annonçait la présence des auteurs chrétiens sur la première page du journal Var-Matin, édition Nice-matin, vallée du Gapeau ! Et, à l’intérieur, deux articles sur toute un page, dont celui de Dodo !

A suivre dans les prochains messages.

21:20 Écrit par Viviane Quittelier dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/09/2008

Inauguration de l'expo Jean Effel

À L’OCCASION DU CENTENAIRE DU DESSINATEUR

EXPO JEAN EFFEL « LA CRÉATION DU MONDE »

 

Affiche Jean EffelAfin de faire connaître cette expo pour la montrer en d’autres endroits, le Centre Religieux d’Info & d’Analyse de la BD (CRIABD) l'a présentée une nouvelle fois au Salon BD du Collège St Michel du 11 au 14 septembre 2008.

L’œuvre de Jean Effel a été traduite en roumain, en russe, tchèque, polonais, etc. Un dessin animé a été réalisé en 1958 à Prague par Eduard Hofman. Malheureusement, aucun livre de Jean Effel n’est disponible sur le marché du livre, et rarement en « occasion ». Son centenaire aussi sera passé inaperçu dans la presse.

Aurait-on oublié ses dessins parus dans Paris-Match entre 1969 et 1971 ? La Poste française avait pourtant rendu hommage à Jean Effel par un timbre de 4 francs le 18 octobre 1983.

 « La Création du Monde » est l’œuvre la plus célèbre de Jean EFFEL (1908-1982). Adam & Eve, Dieu et les anges, sont les protagonistes d’aventures immémoriales. Revoir la Genèse : l’exercice était difficile, iconoclaste, tout à fait novateur aussi... Revisitée par la poésie et l’humour facétieux de l’artiste, servie par la pureté du dessin, cette série comprend de véritables chefs-d’œuvre, notamment parmi les illustrations en couleurs où le lecteur assiste aux premières loges à la création du ciel et de la lune, de l’agneau ou du cochon : « Du rose pour le cochon... Vous ne croyez pas que ce soit un peu salissant ? »

 

Pourtant l’univers d’Effel (de son vrai nom François Lejeune, FL) ne saurait se réduire à cette entreprise faussement naïve. L’artiste, qui débute sa carrière au Canard enchaîné dans les années 30 ne renoncera jamais à son activité de dessinateur de presse. Entretenant avec la politique des rapports passionnés, Effel, progressiste, pacifiste militant, rencontrera de Gaulle, Chou En-Lai ou Castro.

 

En quête du seul paradis qui compte à ses yeux – le temps édénique de la petite enfance – Effel tentera toute sa vie de retrouver l’innocence pure et la créativité débridée de cette époque qui l’inspire. Ainsi, le talentueux Jean Effel va-t-il encore imaginer un système idéographique d’écriture universelle, concevoir des décors de théâtre, fabriquer des santons, écrire des pastiches, produire un grand nombre d’images publicitaires... autant de projets qu’il parsèmera de dessins de marguerites en hommage à Marguerite, son épouse et sa muse. »

 

Extrait d’un texte de François Robichon, « Jean Effel, l’homme à la marguerite », éd. Hoëbeke, Paris 1997, 108 p. (Le Professeur Robichon enseigne l’Histoire de l’Art à l’Université de Lille et a conçu cette exposition avec l’aide de Monsieur Jean-Claude Renaud, coordinateur de l’équipe œcuménique du Festival BD à Angoulême)

(Voir aussi Jean-Paul Tibéri, « Jean Effel, La création d’un monde », éd. Jean-Cyrille Godefroy, SELD, Paris 1992, 256 p.)

http://criabd.over-blog.com

10:59 Écrit par Viviane Quittelier dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : criabd, jean effel |  Facebook |

01/09/2008

Souvenirs de vacances en Provence

Moulin d'Alphnose Daudet - Dodo Nita et Roland FrancartHélas non, les lapins n'étaient pas revenus sur les lieux ce jour-là, ni le vieux hibou sinistre... Il n'y avait que des touristes autour du moulin d'Alphonse Daudet. Et quels touristes ! Parmi eux, un roumain, Dodo Nita, le responsable de l'Association des bédéphiles de Roumanie (à gauche sur la photo).

Dodo se rendait pour la première fois au festival BD de Solliès-Ville. Déjà invité il y a quatre ans, il n'avait pas pu s'y rendre, car il n'avait pas obtenu son visa à temps. Maintenant que la Roumanie est membre de l'Union européenne, il n'y a plus de problème. Dodo m'accompagnait. Eh oui, je contribue au co-voiturage, même en vacances ! Roland Francart (fondateur du CRIABD, à droite sur la photo) faisait également partie du voyage ainsi que ma chienne Noisette et son Papy.

Abbaye St-Michel du Frigolet (Tarascon)Nef centrale de la basilique de Frigolet - décor du XIXe siècleNous avons fait le détour par l'abbaye Saint-Michel de Frigolet (Tarascon).

Dodo Nita et Roland Francart connaissaient le Père Abbé qui nous a cordialement reçus. (www.frigolet.com)

Viviane et le pont du GardNous avons vu ensuite le pont du Gard. Quelle merveille ! La plupart des visiteurs étaient penchés vers le bas. Faisaient-ils du voyeurisme ? Des kayakeurs s'étaient arrêtés et quelques-uns (quelques-unes ?) se délassaient sur les rochers ou plongeaient dans les eaux du Gardon.

En regardant l'édifice, je me demandais ce qu'il devait penser de l'évolution de l'homme (ou de sa décadence ?), lui qui nous observe depuis tant de siècles. J'ai aussi eu une pensée pour les malheureux qui ont perdu la vie pendant la construction et dont les corps sont tombés dans le Gardon...

Presqu'île de GiensEnfin, une promenade dans les calanques de Giens.

Photos Viviane Quittelier.

22:17 Écrit par Viviane Quittelier dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : criabd, dodo nita, roland francart |  Facebook |

27/08/2008

Dino Attanasio se souvient d'Edgar P. Jacobs

Récemment, Nicolas Anspach a interviewé Dino Attanasio à l'occasion de la publication d'une intégrale de Spaghetti aux éditions du Lombard.

Edgar P. Jacobs aurait "humainement" marqué Dino Attanasio, car il "avait beaucoup de bonhomie, de présence. Il avait une prestance extraordinaire et nous parlait avec simplicité, sans aucune prétention."

Lire l'interview de Dino dans son intégralité sur ActuaBD et y découvrir ses débuts en Belgique.

17:51 Écrit par Viviane Quittelier dans A la mémoire d'Edgar P. Jacobs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dino attanasio |  Facebook |

22/08/2008

Tintin en Roumanie

"Tintin en Roumanie" que j'ai annoncé dans le précédent message n'est pas une nouvelle aventure du célèbre reporter, mais une théorie établie par Dodo Nita selon laquelle Tintin se serait rendu en Roumanie.

Dodo Nita fait des recherches autour d'un album d'Hergé refondu au temps de la collaboration d'Edgar P. Jacobs. Vous aurez plus de précisions sur le sujet dans un prochain message.

En attendant, le festival BD de Solliès-Ville est bien lancé avec la soixantaine d'auteurs invités.

21:24 Écrit par Viviane Quittelier dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : festival, tintin, dodo nita |  Facebook |

21/08/2008

Tout est prêt pour le festival de Solliès

Le temps est magnifique dans le Var, comme chaque année au moment du festival BD de Solliès-Ville. Une page entière est consacrée dans le journal d'aujourd'hui Var Matin page 7 : "Dodo Nita installe Tintin en Roumanie"et "Les chrétiens aussi font de la bande dessinée".

Dès demain vendredi 10h, l'église (perchée sur les hauteurs de Solliès-Ville) accueillera les festivaliers. Je tiendrai les plus vieilles d'orgue de France pendant le festival.

Plus sur le festival prochainement.

15:11 Écrit par Viviane Quittelier dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : festival, tintin |  Facebook |