12/01/2008

E.P.Jacobs et René en 1942

Mai 1942.
René Quittelier fait sa profession de foi.
Pour fêter l’événement dans l’après-midi, couvre-feu oblige, la famille Quittelier organise un cocktail chez eux et invite une quarantaine de personnes :

René Quittelier en mai 1942

Lors de la réception, témoigne René, ma mère, Jeanne, m’a présenté Edgar Jacobs en tant que chanteur et illustrateur du journal Bravo ! Je ne l’avais jamais rencontré auparavant. Edgar connaissait très bien mes parents. Son arrivée m’avait frappé. Il était vêtu d’une cape et d’un grand chapeau d’artiste qu’il avait aussitôt enlevés pour les accrocher au porte-manteaux. Il était aussi le seul à porter un nœud papillon. Les autres invités avaient tous une cravate. Le dialogue entre Edgar et moi s’est limité aux simples formules de politesse. J’ai profité de l’occasion pour lui accorder une marque sincère d’estime à propos de ses illustrations que j’appréciais tout particulièrement. Puis, j’ai continué le service tout en l’observant. J’ai remarqué qu’il avait longuement parlé avec mon grand-père, le peintre Henri Quittelier. Tous deux avaient fréquenté l’Académie des Beaux-Arts. Ils étaient opposés aux courants artistiques de l’époque et ils appréciaient le travail soigné et méticuleux.

(photo collection Viviane Quittelier)

René est déjà particulièrement passionné par l'électricité.
Il deviendra le collaborateur d'Edgar et son conseiller scientifique dès la conception des tripodes et de l'Espadon.

Edgar P. Jacobs a laissé des traces dans son oeuvre.

Une première clé de lecture ?

Le brouillon du schéma du hall des accumulateurs dans S.O.S.Météores.

Dans Un Opéra de papier, éditions Gallimard, 1981, page 152, on peut reconnaître l'écriture de René pour le mot "électrode".

10:16 Écrit par Viviane Quittelier dans Edgar P. Jacobs et ses proches | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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