30/09/2017

Conférence Hergé - Jacobs

Plus que jamais le sujet est d'actualité !!!
 
Conférence Hergé - Jacobs !
le DIMANCHE 15 octobre à 15 h
au Musée Hergé à Louvain-la-Neuve.
 
MAIS IL FAUT S'INSCRIRE CAR LES PLACES SONT LIMITEES à 60 !
 

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010/488.413  ou resa@museeherge.com

12:48 Écrit par Viviane Quittelier dans A la mémoire d'Edgar P. Jacobs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

29/12/2016

Une nouvelle maquette de l'Espadon

J'ai annoncé une walking-conférence donnée par Jean Fontaine à Woluwe-St-Pierre, en octobre 2016.

Le public a répondu nombreux pour venir suivre, pas à pas, la vie du créateur de Blake et Mortimer et découvrir certaines révélations inédites.

Le scoop de la manifestation a été la présentation d'une nouvelle maquette de l'Espadon, longue de 116 cm ! 

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Alessandro Tardioli et sa maquette exposée à Woluwe-St-Pierre:

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Quelques photos reçues d'Alessandro :

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Et celle-ci prise par moi, à Woluwe-St-Pierre :

 

 

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06/05/2015

Les carrières de Paris (3)

Suite de la visite du 13 septembre 2014

 

Début de la descente vers les carrières de Paris

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 (photo (c) Fred Centaur Club)

carrières,affaire du collier

 

carrières,affaire du collier

(photo (c) Fred Centaur Club)

 

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(Affaire du collier, p. 41, case 5)

 

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(photo (c) Fred Centaur Club)

 

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(photo (c) Fred Centaur Club)

 

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(Affaire du collier, p. 41, case 7)

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(Affaire du collier, p. 42, case 5)

 

carrières,affaire du collier

 

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(Affaire du collier, p. 48, case 7)

carrières,affaire du collier

 

Une autre flèche rouge peinte sur le plafond...

carrières,affaire du collier

 

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(Affaire du collier, p. 45, case 9)

Pauvre Duranton !

carrières,affaire du collier

 

 

carrières,affaire du collier

(Affaire du collier, p. 52, case 10)

 

L'escalier menant au puits (même lieu, ici mieux éclairé) diffère de celui imaginé par E. P. Jacobs. 

On peut aussi admirer les remous dû à la chute du collier et le scintillement des pierres précieuses :

carrières,affaire du collier

(photo (c) Fred Centaur Club)

 Cette photo nous inviterait plutôt à prendre un bon bain romain bien chaud, du moins en apparence...

(A suivre...)

 

 

 

 

11:02 Écrit par Viviane Quittelier dans A la mémoire d'Edgar P. Jacobs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : carrières, affaire du collier |  Facebook |

08/04/2015

Agenda 2015 Blake et Mortimer

Le lien est enfin corrigé et je peux de nouveau accéder à l'administration de ce blog.

Je m'étais procuré l'agenda 2015 dans lequel mon père René est cité (semaine du 23 au 29 mars) et moi également (semaine du 12 au 18 janvier). Le lecteur y trouvera des petits extraits de mon livre au fil des semaines. Je remercie ici Daniel Couvreur, l'auteur des textes.

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La météo prévoyait d'importantes chutes de neige sur les Vosges. Il n'est hélas tombé que quelques flocons. Pas assez pour recouvrir les touffes d'herbes qui perçaient la neige çà et là sur les pistes... Malgré un vent glacial encore présent, le printemps s'annonçait déjà !

Ce fut plutôt un voyage de découvertes touristiques : visites de l'amphithéâtre de Grand (Vosges), la Basilique du Bois Chênu et la maison natale de Jeanne d'Arc à Domrémy-la-Pucelle.

 

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 Enfin la visite d'un vignoble et dégustation du Gris de Toul :

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19/12/2014

329 dessins de E. P. Jacobs

Vient  de paraître

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Un très bel album de plus de 300 pages présentant des dessins tirés des archives d'Edgar P. Jacobs, commenté par Daniel Couvreur.

Le tout premier crayonné, inédit, montre davantage une ébauche, une recherche de forme telle que décrite dans mon ouvrage :

Jacobs 329 dessins croquis ébauche -1200.jpg

"Son coup de crayon était extraordinaire. Pour faire un croquis, sa main allait très vite. Il exécutait les traits très légèrement, avec souplesse, en repassant plusieurs fois..."

(E. P. Jacobs, Témoignages inédits, p. 319.)

 

Viennent ensuite les croquis des principaux personnages d'après nature :

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puis des recherches de costume pour Le Rayon U, une brève introduction et enfin pas mal d'inédits ainsi que des ébauches de couverture pour chaque album de la série des Blake et Mortimer.

Ayant vu et touché autrefois la plupart de ces croquis, le papier épais de l'album, d'une excellente qualité, me gêne. Le lecteur ne peut se rendre compte au toucher du support utilisé par le maître. Bon nombre de ces esquisses ont été croquées sur du papier calque ou sur des feuilles assez fines provenant d'un bloc-notes.

Ceci dit, cet album luxueux rassemble un très grand nombre d'inédits, tant attendus par les fans. Ceux-ci seront comblés et le large dos toilé rouge fera sensation dans leurs bibliothèques. Le prix n'est pas donné, 69 €, mais la quantité d'inédits et l'aspect luxueux justifient largement la dépense.

(Les deux planches illustrées proviennent du site de Dargaud)

04/12/2014

Collection toilée de Blake et Mortimer (Le Soir)

Depuis le 10 octobre 2014, Le Soir propose une collection de l’univers d’Edgar P. Jacobs dans une série exclusive consacrée à Blake & Mortimer incluant ce guide hautement intéressant :

 

Guide Blake et Mortimer Le Soir couve 001.jpg

Le guide inédit écrit spécialement par Daniel Couvreur pour Le Soir a attiré toute mon attention. Mon nom y est cité un nombre incroyable de fois. Je serais tentée de dire qu'il s'y trouve pratiquement à toutes les pages... enfin presque si l'on ajoute toutes les citations de René et Henri Quittelier.

Il est vrai que le destin nous a conduit à connaître le créateur de Blake et Mortimer, que j'ai eu le privilège de passer de nombreuses heures à ses côtés, d'avoir pu le voir à l'oeuvre et qu'il m'ait révélé énormément sur sa vie, son travail et ses inspirations.

J'ai lu à plusieurs reprises au fil des pages de ce Guide des personnages de la série : "...Viviane Quittelier dans son livre de témoignages inédits..."

Il est regrettable, sans doute pour l'éditeur, que mon livre ne soit pas clairement renseigné, à savoir le titre complet et l'éditeur, à moins que je ne me trompe et qu'il soit bien repris quelque part dans ce livre...

Pour conclure avant de passer à la collection elle-même, ce livre est remarquable, aussi bien pour la présentation de chaque personnage que Londres vu par les héros.

 

A propos de la collection, elle comprend (d'après Le Soir) :

• Les tomes 19, 20, 21 de la collection officielle
• Le « Rayon U » (comme introduction à la collection)
• Le guide de Blake et Mortimer : un album inédit écrit pour Le Soir par Daniel Couvreur, décrivant les personnages de la série et proposant un guide de Londres vue par les héros
• 2 albums hommages à Blake & Mortimer « Les aventures de Philip et Francis »
• 2 serre-livres représentant les têtes de Blake & Mortimer.

Les collectionneurs se réjouissent et tant mieux pour eux !

Mais la série ne serait pas complète, à en croire le dessin présentant l'ensemble des 27 dos toilés et les deux serre-livres aux figurines de Blake et Mortimer au téléphone :

Guide Blake et Mortimer Le Soir vue ensemble collection 001.jpg

Soit +/- 50 cm de large et +/- 15 kg pour l'ensemble de la collection...

 

(J'ai feuilleté S.O.S. Météores. J'ai été étonnée de constater le nombre de cases
dans lesquelles un personnage est en train de téléphoner.)

 

Je déplore le titre repris en tête des couvertures et sur le verso de cette collection :

Les aventures de Blake et Mortimer d'après les personnages d'Edgar P. Jacobs

Guide Blake et Mortimer Le Soir verso tous albums 001.jpg

Que je sache, les albums tels Le Secret de l'espadon, Le Mystère de la Grande Pyramide, La Marque jaune ne sont pas "d'après" mais bien d'Edgar P. Jacobs. Or, toute la série se trouve dans cette liste, par ordre de parution depuis Le Secret de l'Espadon jusque Le Serment des 5 lords.

Je pense qu'il est important que les jeunes d'aujourd'hui et de demain puissent distinguer les Blake et Mortimer de Jacobs de ceux des repreneurs.

Mises à part ces quelques réflexions, la collection constitue un magnifique ensemble qui trouvera sa place dans les plus belles bibliothèques.

 

14/11/2014

Les carrières de Paris (2)

Suite de la visite du 13 septembre 2014

Une des premières galeries que nous empruntons avec notre guide :

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Il est évident que la couleur des pierres diffère des dessins de Jacobs dans L'Affaire du Collier.

Mon grand-père ne disposait pas suffisamment de photos des carrières parisiennes et il ignorait qu'elles étaient constituées de calcaire. Acculé face aux contraintes du journal Tintin, il n'avait pas le temps de retourner sur place. Il s'est rendu dans une carrière de schiste dans les Ardennes belges. Il en a reproduit les caractéristiques propres ne correspondant pas à celles des carrières de Paris (cf. Edgar P. Jacobs, témoignages inédits, p. 283-285).

Notre guide nous montre les différents outils, à quoi ils servaient et comment les utiliser :

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Un petit musée de pierres peintes ou gravées :

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Placées autrefois en-dessous du lieu indiqué, ces pierres ont aidé les ouvriers (ou des aventuriers) à se retrouver dans le dédale des galeries.


Au centre une pierre indiquant l'emplacement d'un puits de service :

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Vue agrandie de la pierre peinte :

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Le puits de service et l'accès au niveau du sol (le petit point blanc) quelque vingt mètres plus haut :

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 (A suivre...)

 ...Et des articles en cours de rédaction sur les nouvelles parutions

22:13 Écrit par Viviane Quittelier dans A la mémoire d'Edgar P. Jacobs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : carrières, affaire du collier |  Facebook |

09/10/2014

Les carrières de Paris (1)

Visite des anciennes carrières de Paris
le 13 septembre 2014

Les journées "Affaire du Collier" organisées par Fred du Centaur Club se limitaient aux repérages en surface. Grâce à mon blog et aux rencontres qui en résultent, Gilles Thomas, spécialiste des souterrains (et connaisseur de l'oeuvre de Jacobs), m'a proposé une visite guidée dans les anciennes carrières. Une opportunité à ne pas manquer et dont les amis présents du Centaur Club ont pu profiter. J'ai donc réservé une place en Thalys, sur le tard et malheureusement au prix fort, mais cela en valait la dépense.

Grand merci à Gilles de nous avoir consacré une partie de son temps libre ! Notre visite dans les profondeurs parisiennes devait avant tout faire référence à L'Affaire du Collier.

Mini curriculum vitae de notre guide.

L'entrée utilisée pour notre visite fut celle de l’hôpital Cochin. Elle n'est accessible qu'avec une autorisation spéciale des responsables des anciennes carrières.

Vue de l'hôpital Cochin, difficile d'imaginer que les fondations de tels immeubles reposent sur un sous-sol complètement troué :

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Premier escalier accédant au niveau des caves :

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Arrivée dans une petite salle longue et étroite, transformée en musée, dans laquelle notre guide nous explique les panneaux et reproductions de vielles photos accrochés aux murs :

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Il est d’ailleurs question de rétablir l'entrée des anciennes carrières empruntée autrefois par Edgar P. Jacobs. Lors de sa visite souterraine, Jacobs a traversé la courette d'un ancien pavillon d'octroi (planche 39, case 3), est passé par une porte d'accès aux catacombes et est descendu par un escalier assez raide en colimaçon (planche 39, case 4).

Notre descente vers les anciennes carrières :

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Arrivés au niveau des carrières, plus de cent marches plus bas (planche 39, case 5), soit vingt mètres sous le trottoir :

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Et une porte comme celle du coffre-fort dessinée par Jacobs (planche 10, case 1) :

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(A suivre...) 

 

12:02 Écrit par Viviane Quittelier dans A la mémoire d'Edgar P. Jacobs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : carrières, affaire du collier |  Facebook |

22/09/2014

A l'ombre de la ligne claire revu par Benoît Mouchart

Passionnante contribution à l’histoire de la bande dessinée, À l’ombre de la ligne claire de Benoît Mouchart est réédité pour la première fois depuis sa parution en 2002. Le texte a été profondément revu et est augmenté de nouveaux documents d’archives.

J'ai rencontré Benoît cet été à Paris. Vous l'aurez compris, certains des nouveaux documents d'archives proviennent de ma collection.

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A paraître en octobre 2014, une réédition certainement fort intéressante.

 

Lien vers l'éditeur Les impressions nouvelles à propos de A l'ombre de la ligne claire

Lire un extrait de A l'ombre de la ligne claire

Voici le communiqué de l'éditeur : Un portrait d’une personnalité énigmatique ! L’AUTEUR Auteur de plusieurs essais sur la bande dessinée et certains de ses grands auteurs (Hergé, Jacobs, Greg notamment), Benoît Mouchart a été dix années durant le directeur artistique du Festival international de la bande dessinée d’Angoulême. Il est depuis le printemps 2013 directeur éditorial en charge de la bande dessinée chez Casterman. LE LIVRE Le personnage de Van Melkebeke a tout pour fasciner. « Perdant magnifique », il semble sorti d’un film noir ou d’une bande dessinée. Né à Bruxelles en 1904, dans un milieu des plus modestes, Jacques Van Melkebeke se rêvait peintre, et le devint. Mais ses innombrables tableaux, de facture plutôt académique, sont aujourd’hui bien oubliés. Et seul son rôle de « clandestin de la bande dessinée » vaut à l’artiste une gloire posthume dont il aurait été le premier surpris. Collaborateur du « Soir volé » et du Nouveau Journal sous l’Occupation, éphémère rédacteur en chef de Tintin en 1946, scénariste anonyme de quelques Corentin de Paul Cuvelier et de Hassan et Kadour de Jacques Laudy, Van Melkebeke fut surtout un proche d’Edgar Jacobs – qu’il connaissait depuis l’enfance – et de Hergé, qu’il rencontra en 1940. Comme l’écrit Benoît Mouchart, « les incertitudes charriées par la rumeur nourrissent des spéculations bien séduisantes. L’idée qu’un créateur privé de sa signature ait pu inspirer deux des plus grandes œuvres de la bande dessinée francophone ne manque indéniablement pas d’attrait pour les esprits romanesques. N’est-il pas tentant de voir en Van Melkebeke une sorte de professeur Septimus de la BD, agissant dans les souterrains de l’anonymat parce que la Justice l’y contraignait ? » Admirablement documenté, À l’ombre de la ligne claire ne cherche pas à donner corps à cette nouvelle légende. Mais il reconstitue de manière subtile ce « chaînon manquant » dans l’histoire de la bande dessinée belge. Auprès d’Hergé, Van Melkebeke joue le rôle d’un scénariste « maïeutique » ; il dialogue avec l’auteur des Aventures de Tintin davantage qu’il n’écrit pour lui, même si son apport est manifeste dans des récits comme L’Étoile mystérieuse, Le Secret de la Licorne et Les 7 boules de cristal. Grand lecteur, nourri de références culturelles hétéroclites, « Van Melk » aide Hergé à donner davantage d’épaisseur à ses récits. Mais lorsqu’il développera de façon plus méthodique, avec Bernard Heuvelmans, le scénario d’On a marché sur la Lune, Hergé rejettera son texte avant de rompre avec lui dans des circonstances tristement rocambolesques… Auprès de Jacobs, « l’ami Jacques » occupe une place plus importante encore. Modèle du professeur Mortimer, il est surtout le complice privilégié de l’élaboration de tous ses albums. « Interlocuteur extrêmement coriace mais toujours constructif », Van Melkebeke n’est pas étranger à la magie du Mystère de la Grande Pyramide ou de La Marque jaune. Il ne devrait pas retomber dans l’oubli.

11/09/2014

Olrik ou le secret du mystère Jacobs

Un essai de René Nouailhat vient de paraître aux éditions Mosquito :

 

Olrik ou le secret du mystère Jacobs

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Olrik ou le secret du mystère Jacobs, au titre très révélateur, suit les apparitions d'Olrik au fil des aventures de Blake et Mortimer, les étudie tout en conduisant le lecteur dans un monde des représentations dessinées, de fantasmes jacobsiens, d'alchimie, de fiction, d'artifices...

Cette analyse, facile à lire, va au-delà des nombreuses révélations de mon ouvrage E. P. Jacobs, Témoignages inédits et apporte bien des éclaircissements. Ce très bon essai nous invite aussi à lire et à relire tous les Blake et Mortimer. Je m'en réjouis. rené nouailhat,olrik

A paraître en octobre 2014.

 

En rapport avec le même sujet, je tiens également à souligner le magnifique portrait d'Olrik, le colonel indomptable de Daniel Couvreur paru dans Les personnages de Blake et Mortimer dans l'histoire, Historia, 2014, p. 45 - 47.

Les autres articles présentés dans ce hors-série d'Historia sont tout aussi excellents. Je n'ai eu que des avis positifs sur cette publication.

 

Pour rappel, René Nouailhat est l'auteur de Jacobs, la marque du fantastique, Mosquito.

02/09/2014

Repérages de l'Affaire du Collier (2)

Avis aux amateurs : prochaines journées "Affaire du Collier" les samedi 13/9 et dimanche 14/9/2014 à Paris.

Venez nombreux... une occasion de rencontres ! Bloquez déjà votre agenda !

Rendez-vous les 2 jours à 10 h Gare du Nord. Merci de bien vouloir s'inscrire pour la visite des dessous de Paris prévue vers 11 h le samedi (nombre de personnes limité).

 

La journée du 5 juillet 2014 à Paris axée sur les repérages de L'Affaire du Collier s'est bien déroulée. Elle fut pour moi une première en Thalys. Départ gare du Midi, à Bruxelles :

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Arrivée Gare du Nord à Paris, j'ai pris un taxi pour me rendre rue Berton rejoindre les quelques participants aux repérages du jour et surtout Fred, administrateur du site du Centaur Club et organisateur de la journée. Le soleil n'était pas au rendez-vous et la pluie annoncée non plus, fort heureusement. Bref, ce fut Paris sous un ciel gris.

Vue de la rue Berton en direction du fameux porche que franchiront Sharkey et ses comparses :

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Un peu plus loin dans la rue Berton, un poteau d’éclairage est bien visible, semblable à celui dessiné par Edgar P. Jacobs en bas de la page 20 de L'Affaire du Collier :

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L'entrée de la rue Berton de l'autre côté, en contrebas. On aperçoit le poteau d'éclairage dissimulé dans la verdure, presque à l'extrême droite et encore plus à droite de la photo l'immeuble actuel où devait se trouver le fameux porche de l'histoire :

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Carte postale montrant la vue ci-dessus, orientée plus vers la droite et à une autre époque. On peut également y distinguer le poteau, plus visible (moins de verdure sur le mur) :

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L'entrée de la rue Berton aujourd'hui au même endroit :

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où Blake et Mortimer arrivent trop tard en bas de la p. 20, montage réalisé par Fred depuis la vue prise de l'autre côté de la rue et qui montre le poteau en entier (et non pas caché comme ce l'est actuellement en bas de la rue Berton où se passe l'histoire) : 

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Vue sur le trottoir d'en face d'où apparaît Duranton, enfin presque... :

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Et ici le vrai Duranton (L'Affaire du Collier p. 34, case 1) :

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Vue depuis les contrebas de la rue Berton, aux abords de la Seine :

 

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Nous avons longé la Seine jusqu'au pont. Pas la peine d'attendre le métro, il ne passera pas à cause des travaux, et encore moins la D.S. d'Olrik :

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Au même endroit (L'Affaire du Collier p. 34, case 7) :

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Nous suivons le chemin de la D.S. en traversant le pont à pied et nous avons ensuite pris un bus (gratuit puisque la ligne de métro était fermée). Arrivés à une destination autre que celle espérée, nous avons dû marcher pour rejoindre la station Duroc :

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Même endroit dans l'Affaire du Collier, p. 35, case 1 :

 

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J'ai ensuite dû quitter le groupe pour retrouver Benoît Mouchart qui m'attendait en face de la Gare du Nord. Une nouvelle édition de son livre sur Jacques Van Melkebeke paraitra en octobre 2014. Je l'annoncerai bientôt sur ce blog. 

Le groupe a continué son repérage place Denfert et au parc Montsouris. Voir le reportage de Fred sur le sujet.

Il est prévu de refaire le même parcours le samedi 13/9/2014 plus une visite d'une heure dans les dessous de la ville, la Mouffe le dimanche 14/9/2014.

Rendez-vous le samedi et le dimanche à 10 h Gare du Nord.

Voir aussi le Centaur Club sur le sujet.

10/08/2014

Blake et Mortimer dans l'Histoire (2)

blake-188721.jpgJe vous avais annoncé que Le Point s'était associé à Historia pour la publication d'un hors-série entièrement dédié à Blake et Mortimer Les personnages de Blake et Mortimer dans l'histoire.

Ayant été sollicitée par l'équipe éditoriale aux fins de leur fournir quelques photos et documents, "mon petit bijou", déjà sélectionné par Mosquito pour la couve de E. P. Jacobs, Témoignages inédits, apparaît ici à la page 11 :

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Rien d'inédit, me direz-vous. Non, mais les photos et documents sélectionnés sont représentés en grand format, plus grand que leur taille réelle et, tout comme mon ouvrage, sur du papier d'excellente qualité. Prix : 8,90 €

Quant au contenu, j'avoue ne pas avoir encore tout lu. L'album est ouvert là sur la table et, au fil des jours, j'en poursuis la lecture.

Le portrait "Rencontre d'un auteur rare : Edgar P. Jacobs" par Michel Daubert m'a rappelé bien des souvenirs. J'y relève cependant quelques erreurs musicales. Edgar n'a pas été élève au Conservatoire Royal de Bruxelles, mais à l'académie de musique d'Etterbeek où il obtint un Prix d'Excellence ainsi que la Médaille du Gouvernement. Il a bien étudié Faust dans le cadre de ses études à l'académie, mais pas chanté à l'Opéra de Lille ! Des petites erreurs provenant sans doute des notes d'autrefois... Et si Edgar avait bluffé ? Michel Daubert a bien ressenti que Jacobs se résignait davantage au supplice de la question qu'à la soumission ! J'ai d'ailleurs beaucoup apprécié son portrait de Jacobs. Je vous invite à relire la fin de mon chapitre "Les soucis vestimentaires d'Edgar" (dans mon ouvrage p. 37-38-39) après avoir lu la description de Michel Daubert...

 

 

Historia B et M.jpgEn même temps, juillet 2014, Historia sortait le même album avec une autre couve, au prix de 9,90 €, soit un euro de plus.

Le contenu est semblable. Toutefois le choix du papier, sensiblement plus épais et plus lourd, apporte une meilleure reproduction des documents et photos. Certains n'y verront pas de différence. Croyez-moi, le maître du Bois des Pauvres m'a transmis ses exigences du détail et de la plus parfaite reproduction des couleurs. Combien de fois avait-il été déçu au vu du résultat dans le journal Tintin ou dans les albums.

A choisir, pour le graphisme, je préfère cet album.

Avis aux puristes...

 

 

10/07/2014

Blake et Mortimer dans l'Histoire

Le Point s'est associé à Historia pour la publication d'un hors-série entièrement dédié à Blake et Mortimer.

Ayant été sollicitée par l'équipe éditoriale aux fins de leur fournir une série de photos et documents, je ne peux que vous conseiller cet album (déjà en librairie !) : 

 

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02/07/2014

Repérages de l'Affaire du Collier

Fréric, administrateur du site Centaur Club, organise ce samedi 5 juillet 2014 une journée "Affaire du Collier" dans Paris.

J'y serai ! Je prendrai le TGV pour la 1ère fois et rejoindrai le groupe des participants sur les traces de Duranton.

Où, quand, planning, ... ?

Rendez-vous le 05 juillet 2014 à 9h30 : stations du "Président Kennedy" (ligne C du RER)

 

Duranton01.jpg

Reproduction du plan du Centaur Club (c)

 

Voir les informations sur le sujet dans le forum du Centaur Club.

(de préférence remonter au début du sujet)

05/04/2014

Clin d'oeil à Jacobs

J'ai eu l'occasion de rencontrer Jacques Hiron, auteur de Carnets de Syldavie (Mosquito), à l'Assemblée Générale des Amis de Hergé en mars dernier. Jacques y avait présenté un exposé sur des couvertures clins d'oeil à Hergé, et parfois aussi simultanément à Jacobs ou à Blake et Mortimer.

Jacques m'a envoyé copies de quelques couvertures dédiées à Jacobs aux fins de vous les partager :

Couv Animal Lecteur de 2014 dessin Libon.jpg

couv de février 2008.jpg

Couv Lire de novembre 2012.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

FOCUS de janvier 2010.jpg

magazine danois de 1983.jpg

Dans l'ordre :

1. Couv Animal Lecteur de 2014 dessin Libon

2. couv de février 2008

3. Couv Lire de novembre 2012

4. FOCUS de janvier 2010

5. magazine danois de 1983

10/01/2014

Jacobs à Lille

Un de nos fidèles lecteurs (que je remercie ici) a déniché un programme officiel n° 43 du 13-12-1931 du Grand Théâtre de Lille dont voici la page de garde :

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Jacobs y chantait pendant la saison 1931-32 et tenait les premiers rôles de baryton sous le nom de M. Jacob.

Voici une page intérieure du programme officiel avec la photo d'Edgar P. Jacobs, alias M. Jacob pour la circonstance :

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La photo reproduite est antérieure. Elle date de 1922 lorsque Jacobs avait signé son premier contrat d'artiste avec Léon Volterra aux côtés de Mistinguett pour La Grande Revue du Casino de Paris (cf Un Opéra de Papier page 39). C'est sans aucun doute la photo qu'il aura remise pour l'impression du programme.

19:33 Écrit par Viviane Quittelier dans A la mémoire d'Edgar P. Jacobs | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

02/01/2014

Années 2013 et 1953

Vous attendez une nouvelle mise à jour et elle n'arrive pas. Le temps passe vite, les occupations ne manquent pas et quelques petits soucis de santé ont retardé la réalisation de projets.

L'année 2013 s'est terminée semblable à celle de 1953 avec des températures très douces pour la saison. Je me souviens que mon grand-père de cœur m'a parlé de la fin de l'année 1953, qu'il n'y avait pas eu de gelée et que les géraniums avaient continué à croître. Les miens fleurissent encore à l'heure d'écrire ces lignes ! Je n'ai jamais vu cela. Habituellement une petite gelée vers la Toussaint leur donne le coup de grâce.

Et curieusement, si les deux années se ressemblent du point de vue climatique, les continuateurs de Blake et Mortimer viennent de terminer une suite à la fameuse Marque Jaune dont la première planche est parue en août 1953 dans le journal Tintin.

Vous ne l'ignorez pas, je ne suis pas favorable aux suites de Blake et Mortimer. Je lis les planches de L'Onde Septimus au fil de leurs parutions dans le quotidien la Dernière Heure les Sports. Et je dois reconnaître que cette fois je les lis avec un certain intérêt et éprouve même de l'impatience dans l'attente de découvrir la suite le lendemain. L'histoire me paraît plus proche de la pensée d'Edgar P Jacobs que les précédentes. Certaines cases sont familières, du déjà vu. Les dessins sont corrects. Mais avant de juger l'ensemble, j'attends d'avoir tout lu. J'en suis à la planche 42.

Je vous souhaite mes meilleurs vœux, une bonne année 2014 et que toutes vos espérances puissent se réaliser.

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Une photo de René Quittelier prise pendant l'hiver 1952-1953. Son service militaire a duré deux ans et s'est terminé le 31 décembre 1953, il y a tout juste 60 ans.

19:40 Écrit par Viviane Quittelier dans A la mémoire d'Edgar P. Jacobs, Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : rené |  Facebook |

14/11/2013

EPJacobs et Tchernia sur Centaur Club

Notre ami Hudson a eu l'idée et la gentillesse d'ajouter le sujet Interview d'Edgar P. Jacobs par Pierre Tchernia sur le forum du Centaur Club (recherche : Tchernia)

Merci à lui !

Vos commentaires ici sont aussi les bienvenus afin de compléter les informations recueillies.

12:13 Écrit par Viviane Quittelier dans A la mémoire d'Edgar P. Jacobs | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/11/2013

Pierre Tchernia oublié ?

La presse nous parle de Pierre Tchernia abandonné dans une maison de retraite parisienne. Certains annoncent même son décès... par anticipation, en précisant : "Ce qui suit n'est pas de l'information. Personne (que nous sachions) n'est mort." Plutôt macabre et de mauvais goût !

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Pierre Tchernia reste bien vivant dans nos mémoires. Son visage et sa voix particulière, très douce. Je me souviens d'une de ses interviews d'Edgar P. Jacobs. J'étais assez jeune. J'aimerais que ceux et celles parmi vous, chers lecteurs de ce blog, puissent m'aider à me rafraîchir la mémoire sur le sujet et à partager nos souvenirs.

J'ai beaucoup de flashs de Pierre Tchernia sur antenne, mais je ne peux discerner avec précision son interview jacobsienne. Je me souviens de l'annonce de mon grand-père pour qui il ne fallait, à tout prix, ne pas manquer d'écouter l'émission. Je l'ai bien sûr entendue et j'avais fort apprécié. Un enfant apprécie d'autant plus quand il s'agit d'un grand-père aimé qui passe sur antenne.

Était-ce du direct ou du différé ? Sur une chaîne française ou belge ? A la télévision ou à la radio ? Dans l'émission "La clé des champs" ou dans une autre ? En quelle année ? Et quel en était le contenu : sur le travail de Jacobs, sur un Blake et Mortimer particulier, sur un projet ? Voilà bien des questions que je me pose !

Mon père René était électricien spécialiste en télévision. Que ce soit chez Edgar P. Jacobs ou chez mes parents, nous pouvions capter toutes les chaînes de télévision et radios françaises et belges de l'époque. Un avantage qui ne m'aidera pas à discerner...

Une chose est sûre : Pierre Tchernia a créé l'émission La clé des champs en 1958-1959. J'avais 3 ans.

Merci à ceux qui en ont été les témoins de nous éclairer sur l'interview d'Edgar P. Jacobs  par Pierre Tchernia !

Notre ami Hudson a eu l'idée et la gentillesse d'ajouter le sujet Interview d'Edgar P. Jacobs par Pierre Tchernia sur le forum du Centaur Club (recherche : Tchernia)

Merci à lui !

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12:11 Écrit par Viviane Quittelier dans A la mémoire d'Edgar P. Jacobs, Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : tchernia |  Facebook |

07/05/2013

René Nouailhat au Festival BD de Nice

 

René Nouailhat participera aux Tables Rondes du Festival de Nice le vendredi 31 mai 2013 à 19 h. Ce sera une occasion de rencontrer l'auteur de Jacobs, la marque du fantastique (Moquisto 2004) et de diverses études autour des aventures de Blake et Mortimer. René Nouaillat avait également entretenu une correspondance avec Edgar P. Jacobs.

Intervenants aux Tables Rondes

René Nouilhat

René Nouailhat

René Nouailhat est docteur ès lettres,
historien et pédagogue. Il est professeur
à l’Institut de formation pour l’étude et
l’enseignement des religions à Dijon.
Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont: 
La genèse du christianisme, de Jérusalem
à Chalcédoine
 (Cerf-CRDP 1976), Enseigner
le fait religieux, un défi pour la laïcité 
(Nathan 2003).
Sur le domaine de la Bande dessinée,
il est l’auteur de Jacobs, la marque du fantastique (Mosquito 2004).
Il animera la table ronde :
« BD et Monde Chrétien entre complicité et prise de distance » 
 le vendredi 31 mai à 19h. 

Lien sur le festival de Nice 2013 : http://bdchretienne.wordpress.com/a-propos/

Les intervenants présents :http://bdchretienne.wordpress.com/intervenants/

Les auteurs présents : http://bdchretienne.wordpress.com/les-auteurs/

 

11:21 Écrit par Viviane Quittelier dans A la mémoire d'Edgar P. Jacobs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rene nouailhat |  Facebook |

18/04/2013

La Marque Jacobs

Les cisconstances ont fait que j'ai reçu avec beaucoup de retard l'album La Marque Jacobs de Rodolphe et Louis Alloing qui m'était destiné. Je ne vais pas énumérer toutes les raisons des reports à chaque fois remis pour revoir l'ami chargé de me remettre l'album en question. Pensez bien que les conditions climatiques ont eu une grande part de responsabilités.

Une conductrice fut bien surprise, au coin de ma rue, de rater son virage sur la neige fraîche un dimanche matin et d'entrer tout droit dans un arbre, le coupant net sous le choc. Il valait mieux laisser sa voiture dans le garage, ce que je fis tant qu'il n'y avait pas réellement une urgence.

On se serait cru en plein coeur de S.O.S Météores : des témpératures extrêmes, l'air pollué même à la campagne où j'habite. Mon étang a exigé un nettoyage urgent, tant les pluies acides ont développé des algues vertes qui étouffent les malheureux poissons ayant échappé au héron affamé. Ce dernier n'avait qu'à marcher sur la glace (j'ai vu ses empreintes) et plonger son long bec dans le petit trou formé par les bulles d'air. Il reste 14 poissons adultes et une douzaine de petits. Une grenouille a pondu, les tritons sont revenus et les escargots d'eau douce ont repris leurs activités de printemps... 

Aussitôt reçu "La Marque Jacobs", aussitôt lu... d'une traite. J'ai beaucoup apprécié. Le scénario est bien construit. J'ai admiré les dessins, les décors tout particulièrement. J'ai été émue et dû essuyer quelques larmes en découvrant la page 90. J'avais bien vu les deux planches qui me concernent exposées au CBBD. Malgré cela je fus touchée de me revoir à côté de Pompon dans son atelier ou jouant avec lui dans la propriété du Bois des Pauvres. 
 

 

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Certaines petites choses m'ont étonnées dans l'album. Par exemple la rencontre avec ma grand-mère Jeanne. J'ai été surprise de voir le modèle de la voiture de mon père en haut de la page 81. Peu importe, le scénario prime à cet endroit. Pour les puristes, mon père possédait une VW Coccinelle dont la couleur d'un vert voyant (seegreen) avait fait hurler Edgar lorsqu'il avait vu le véhicule pour la première fois. C'était une voiture d'occasion, à l'époque le choix était limité... 
J'ai relevé quelques erreurs de disposition des pièces, des meubles et objets dans la villa, sans importance pour le lecteur.

Dans l'ensemble, c'est un travail réussi tant au niveau du scénario que pour les dessins et les couleurs. Je félicite les auteurs !

Un livre qui se lit avec plaisir, qui se regarde aussi et que je recommanderais sans hésiter...

27/02/2013

Edgar P. Jacobs à Lasne

Vous êtes nombreux à consulter ce blog... espérant sans doute y découvrir une nouvelle mise à jour qui n'arrive pas...

Mea culpa ! Les jours se suivent, les tâches ne manquent pas, le temps passe trop vite, m'obligeant bien souvent à reporter au lendemain, puis au surlendemain...

En attendant de nouvelles informations, voici une photo inédite d'Edgar P. Jacobs devant l'entrée de sa propriété "Le Bois des Pauvres". 

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16:39 Écrit par Viviane Quittelier dans A la mémoire d'Edgar P. Jacobs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : photo inedite |  Facebook |

01/01/2013

Meilleurs voeux 2013

Je vous souhaite une très heureuse année 2013 pleine de bonheur, de joies et tout ce qu'il faut pour ravir votre appétit jacobsien. Meilleurs voeux !

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21:19 Écrit par Viviane Quittelier dans A la mémoire d'Edgar P. Jacobs, Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

14/11/2012

La vie dessinée d'Edgar P. Jacobs

Il paraît qu'un article a été publié dernièrement dans le journal Métro de Bruxelles pour annoncer la publication de la BD La Marque Jacobs de Rodolphe et Louis Alloing et que mon nom y aurait été cité.

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Je n'ai pas trouvé la trace de cet article sur Internet. Je remercie déjà le lecteur qui posséderait une copie et pourrait me la faire parvenir.

 

A propos de la BD La Marque Jacobs, voici le commentaire d'un de mes amis publié sur mon profil Facebook :

 très ému par cette bio bd ...

 

En savoir plus sur la publication de la BD La Marque Jacobs et son feu vert de la justice française :

Lire l'article de Daniel Couvreur paru dans le journal Le Soir du 7 novembre 2012.

08/11/2012

La Marque Jacobs

Inauguration de l'expo La Marque Jacobs au CBBD à Bruxelles.

Rodolphe et Louis Alloing devant l'affiche annonçant l'expo et la couverture de leur nouvelle BD :

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Louis Alloing me montre dessinée à côté de mon grand-père sur le panneau introductif de l'expo :

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Je suis en effet reprise dans l'album, exactement comme j'étais à l'époque et dans le même contexte :

 

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Une BD que je vous invite à découvrir...


Interviews de Rodolphe et Louis Alloing

 


11/10/2012

Les Quittelier

Après un article me concernant dans la rubrique "Un auteur de génie" (lien sur ce blog), la collection Hachette "Voitures & véhicules fantastiques, Blake et Mortimer", poursuit ses écrits sur les proches d'Edgar.

La rubrique "Les amis d'Edgar P. Jacobs" du fascicule 38 présente un article sur plusieurs membres de la famille Faignart-Quittelier qui ont occupé une place particulière dans la vie du créateur de Blake et Mortimer.

Il y est question du peintre Henri Quittelier et de François Faignart (mes deux arrières-grands-pères du côté paternel), mes grand-parents paternels (Jeanne Faignart et Henri Quittelier) et encore mes parents (Georgette et René Quittelier). Brieg Haslé, l'auteur de l'article, conclut en ces termes : "Nulle surprise que plusieurs membres de la famille Quittelier aient été croqués par le maître, devenant les modèles de nombreux personnages nés de sa main" (de la main d'Edgar P. Jacobs).  

Trois photos provenant de ma collection illustrent l'article. Les deux photos publiées en noir et blanc p. 243 et 268 dans mon ouvrage "E. P. Jacobs, Témoignages" sont reproduites dans le fascicule 38, la seconde en couleur et une troisième photo couleur inédite.

Voici la photo de la page 268 en couleur :

 

photo inedite


En savoir plus sur le fascicule n° 38

22/09/2012

Lasne au-delà des clichés

Jean-Jo Evrard m'avait contactée pour obtenir des renseignements sur Edgar P. Jacobs. Il préparait avec sa femme Dorothy un livre retraçant la vie à Lasne de plusieurs personnalités issues du patrimoine national. Le couple d'avocats honoraires au barreau de Bruxelles aimant la randonnée sont tombés amoureux des environs de Lasne et se sont installés à Ohain. Après avoir publié un premier livret de randonnées - Le Tour de Lasne à pied - en mai dernier, ils ont mené des recherches pour découvrir qui étaient les gens qu'ils avaient cités au passage. Ils ont rassemblé les documents et photos les concernant pour les publier dans un livre autre qu'un livret de randonnées. 

Lasne, au-delà des clichés de Dorothy Schuermans et Jean-Jo Evrard vient de sortir en librairie. Cet ouvrage nous fait découvrir une vingtaine d'artistes, écrivains et personnalités historiques qui sont soit nés à Lasne ou y ont passé leur enfance, y ont trouvé refuge pendant la guerre ou encore ont fait le choix délibéré d'y vivre, loin du bruit et des mondanités de la ville. 

Les auteurs sont classés par ordre alphabétique. Victor Hugo et Edgar P. Jacobs se suivent directement. Il n'y a qu'un pas, ou une page à tourner, pour passer du chemin creux d'Ohain, une photo couleur magnifique du chemin menant à la butte du Lion, à la villa du créateur de Blake et Mortimer, également une grande reproduction en couleur. On trouve aussi une photo inédite d'Edgar à l'entrée de sa propriété et d'autres illustrations liées à l'artiste

Victor Hugo a séjourné à Waterloo pour achever la rédaction de son roman Les Misérables. Il a naturellement parcouru les villages avoisinants et laissé des traces écrites sur ses allées et venues. J'avais repris, page 67 dans E. P Jacobs, Témoignages inédits, comment le grand écrivain avait trouvé le paysage d'Ohain "onduleux, varié, lumineux*".

Lasne, au-delà des clichés ne se limite pas à ces deux célébrités. Il met à l'honneur 27 personnalités qui ont été séduites par les vallées de la Lasne et du Smohain. Le texte, bien écrit et d'une grande clarté, nous emmène dans la région au travers des artistes et auteurs représentés. Un accent a été mis sur leur séjour dans la commune et l'influence de celle-ci sur leur parcours professionnel. Au fil des pages, on découvre de belles reproductions de photos de Lasne et des alentours, des demeures, des monuments, des statues, des oeuvres anciennes et contemporaines ainsi que des photos d'époque en noir et blanc. On peut relever un tas de renseignements intéressants et insoupçonnés. La région de Lasne est beaucoup plus riche qu'on ne le pense en dehors du champ de bataille de Waterloo.

Un album à feuilleter, un livre à lire et à relire au gré de ses envies ou encore un complément pour les fans de Jacobs...  

 

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Lien vers le site des auteurs

Lien de l'article Lasne, au-delà des clichés paru dans La Libre et DH le 22 août 2012.


* Quelques adjectifs de Victor Hugo cités dans le livre Les rues de Lasne de Louis Evrard (p. 198). 

11/07/2012

Des démons aux jurons de Haddock

Le salon littéraire La Plume Vagabonde - auquel j'ai été invitée à présenter mon ouvrage - recevait Luc Beyer de Ryke pour son dernier livre La Belgique et ses démons paru aux éditions Mols. Il est vrai qu'en ces temps où des courants sous-jacents menacent la continuité de notre Royaume, je souhaitais rencontrer le célèbre journaliste et politicien belge. Sa carrière de présentateur du journal télévisé belge fut particulièrement longue, comme celle de Patrick Poivre d'Arvor à la télévision française.

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Luc Beyer de Ryke est bien connu dans le monde de Hergé. Lorsque Georges Rémi s'était rendu en Chine en 1973 dans l'espoir d'y retrouver Tchang, il était accompagné du journaliste et futur député européen Luc Beyer ! 

Bien informée de ses contacts étroits avec Hergé, Véronique Flabat-Piot, la présidente-fondatrice du salon La Plume Vagabonde, a tenu à me présenter à l'issue de la soirée à l'auteur invité:

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Photo Roland Flabat

 

Au moment où cette photo a été prise, Luc Beyer me parlait d'Edgar P. Jacobs qui, d'après les dires de Hergé, aurait inspiré le capitaine Haddock. Je lui ai répondu que, si c'était vrai puique Hergé l'avait également confié à son collaborateur, Edgar Jacobs prétendait ne pas réellement se reconnaître dans le personnage, à part quelques postures caractéristiques. C'était principalement l'abus d'alcool du capitaine Haddock qui l'embêtait. Jacobs ne buvait qu'en des circonstances bien particulières et s'est toujours limité dans la quantité. Il tenait à garder l'esprit le plus clair possible.  

Le capitaine est aussi réputé pour ses jurons et là l'influence de Jacobs a trouvé sa source. Je me suis rendue sur le site Wikipédia y relever le vocabulaire du capitaine Haddock. Voici quelques termes ou expressions que j'ai pu moi-même entendre de la bouche du créateur de Blake et Mortimer:

animal, bande de..., bandit, blague, bougre de..., brigand, brute, canaille, chauffard, énergumène, espèce de..., gaillard, zouave,...

Mais on est bien loin de l'imagination de Hergé qui a certainement donné plus d'ampleur au personnage qu'à son modèle. Jacobs aimait se défouler en lançant des termes forts lorsqu'une occasion se présentait et Hergé l'a certainement remarqué. Il lâchait ses mots en restant très sérieux. Cela me faisait sourire, non pas que je n'étais pas d'accord avec ses pensées, mais le côté burlesque et inattendu de ses réactions était un gag réussi.

Dans son ouvrage La Belgique et ses démonsLuc Beyer trace les débuts de l'histoire de la Belgique. La propension à se référer à César pour célébrer la Gaule résistante, puis pacifiée et civilisée se retrouve jusque dans la bande dessinée, peut-on lire à la page 15 de son dernier livre. Luc Beyer fait allusion à Alix créé par Jacques Martin. Il brosse un court portrait du dessinateur né à Strasbourg : "...naturalisé belge, c'est au Journal de Tintin dans l'entourage d'Hergé, d'Edgar P. Jacobs*, de Bob de Moor et d'autres artistes belges qu'il (Martin) réalisa l'essentiel de son oeuvre". 

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Luc Beyer de Ryke fut à deux reprises parlementaire européen. Francophone de Flandre, il fut élu au conseil provincial et municipal de la ville de Gand, à l'époque où l'on comptait encore des représentants francophones au sein de la cité gantoise. Aujourd'hui, il n'y en a plus guère. Les temps ont bien changé ! Quand on pense que mon arrière-grand-père François Faignart, père de Jeanne qui devint l'épouse d'Edgar P. Jacobs, s'était marié à Gand. Son livret de mariage avait été rédigé en français !


* mis en évidence en caractères gras par moi.

24/01/2012

Datation de la Marque Jaune

La recherche de datation de La Marque Jaune a suscité bien des réactions et des hypothèses, des contradictions et incompatibilités de dates apparaissant dans chacune des suppositions, à savoir celle de Benoît Verley et Eric Saussine, Yves Sente et enfin Ted Benoit.

J'ai d'abord parcouru dans les très grandes lignes la longue démonstration de Benoît Verley/Eric Saussine puis la réponse d'Yves Sente. Non pas qu'elles ne m'intéressent pas - loin de là -, mais dans le seul but de ne pas subir une quelconque influence avant de me lancer dans une analyse développée ci-après. Puis, il y a eu l'avis de Ted Benoit.

Avant de relire les trois versions dans les moindres détails et de tenter de donner raison à telle supposition plutôt qu'à une autre, j'aimerais d'abord exposer ce que Edgar P. Jacobs m'a expliqué:

Il faut se rappeler, qu'avant La Marque Jaune, Jacobs s'était lancé dans deux très longs récits. Il n'était pas question d'entrer dans un quelconque format en dehors des parutions hebdomadaires du journal Tintin, ni d'envisager une lecture d'un seul trait. L'Enigme de l'Atlantide et les histoires suivantes auront exactement 64 pages. La Marque Jaune en a 68 et a dû être écourtée. Jacobs a écrit dans son Opéra de Papier que les dernières planches furent terminées en catastrophe ! Il a été contraint de réduire le nombre de pages et de remanier le découpage établi antérieurement sous les conseils de son ami Jacques Van Melkebeke. C'est à peu près alors qu'un certain format a été imposé par l'éditeur en vue d'imprimer l'histoire en un ou deux albums.

D'autre part, les parutions dans le journal Tintin se succédaient de semaine en semaine, à raison d'une planche pour Jacobs. Et Jacobs n'a pas toujours respecté ce délai, ayant de bonnes raisons expliquées dans mon livre E.P.Jacobs Témoignages inédits, édition Mosquito. En ce qui concerne La Marque Jaune, le décès de la mère de Jacobs a occasionné une interruption de l'histoire pendant une semaine dans le journal Tintin.

Jacobs orientait aussi sensiblement son scénario au fil de son travail et des planches. Il aimait insérer certains faits de sa vie privée, professionnelle ou en rapport avec le vécu des modèles de ses personnages.

Nous savons encore qu'en 1954-1955, immédiatement après l'élaboration de La Marque Jaune, Jacobs a remanié la page 49 du Mystère de la Grande Pyramide pour un problème de datation en vue de la parution de l'album. Il tenait à déplacer un article paru dans la presse en l'intercalant quelques pages plus loin, afin de laisser plus de temps à la police de mener son enquête. Ce changement a donc été réalisé dans le but d'une lecture continue, et non plus découpée au fil des semaines. Jacobs avait donc corrigé une erreur de logique évidente.

Jacobs a ainsi conclu son Opéra de Papier page 187 :

"...j'éprouve... l'étrange sentiment que tout ce que j'ai fait jusqu'ici, tant sur le plan du métier que sur le plan de la vie affective, n'est qu'un simple synopsis, une sorte d'avant-projet, que je devrais pouvoir remanier, corriger...

... Il faut donc se contenter d'un simple brouillon..."

Tout ceci pour en arriver au fait que Jacobs, qui travaillait à la semaine, se trouvait décalé par rapport au temps réel. Il vivait à la semaine, avec une durée d'une semaine entre une planche et la suivante. Ce qui explique le peu de temps qu'il avait laissé à la police dans Le Mystère de la Grande Pyramide (voir plus haut) dont les faits, dans le temps réel de la lecture dans le journal Tintin, se sont passés pendant plusieurs semaines.

Jacobs se référait aux dates du moment présent. Ce fut le cas pour représenter l'Ascension dans L'Enigme de l'Atlantide : parution le mercredi 28 mai 1952 dans le journal Tintin belge, à la veille de la fête religieuse (cf. mon livre E.P.Jacobs Témoignages inédits p. 190). Mais pour la fin de l'histoire de La Marque Jaune annonçant la Noël, Jacobs a préféré choisir la date de parution du journal français décalé de quelques semaines par rapport à l'édition belge. La dernière planche paraissait le mercredi 10 novembre 1954 dans le journal belge. L'édition spéciale du Tintin français de Noël 1954 est sortie le 16 décembre 1954, donnant l'idée à Blake de souhaiter un "Joyeux Noël à tous". Le tous s'adresse aussi bien aux Belges qu'aux Français, avec un léger décalage suivant les parutions. Mon grand-père a attiré toute mon attention sur les deux mots de la fin : "à tous". Ce petit détail en dit long pour déterminer l'année de l'histoire.

La Marque Jaune a donc dû être écourtée. Si elle avait été prolongée de quelques semaines comme cela était prévu au départ, la dernière planche aurait peut-être coïncidé avec la semaine de Noël. Qui sait ?

Jacobs a bien apporté les détails mentionnant les jours et les heures qui passent dans La Marque Jaune, mais il s'est limité à cela. Il n'a apporté aucune précision sur laquelle on peut se baser. Il m'en avait parlé. Tout est vague. Je pense me souvenir qu'il s'était fixé une histoire se déroulant en dix jours, afin de rappeler le chiffre "dix" des Dix petits nègres d'Agatha Christie, un policier qu'il aimait tout particulièrement.

Avant de déterminer l'année de La Marque Jaune (en 1951, 1954 ou 1953), relevons à présent d'autres sources :

La dernière planche du Mystère de la Grande Pyramide est parue début mai 1952. Jacobs s'est directement lancé à la recherche d'un thème intéressant pour sa nouvelle aventure, La Marque Jaune, qui débutera un an plus tard. Il va se baser sur un fait divers précis et daté :

"Dès 1952, des dizaines de milliers de gens dans le monde entier achetèrent leur première "TV" pour pouvoir assister au couronnement de la jeune reine d'Angleterre, Elisabeth II.
   - "Et si Olrik volait la couronne ?" se demanda brusquement Edgar P. Jacobs.
C'est au tour de cette idée d'une sidérante audace qu'orbitent les grands thèmes de La Marque Jaune...

... la Reine Elisabeth II au balcon de Buckingham Palace, lors de son couronnement, le 2 juin 1953. A peine deux mois plus tard, le 6 août (ndlr 1953), la couronne impériale sera volée par la Marque Jaune !"

(Extrait du dossier de Van Kerckhove, p. 3 et 4, annexe à Le Monde d'Edgar P. Jacobs de Claude Le Gallo - éditions du Lombard.)

Qu'est-ce qui prouve que la couronne sera bel et bien volée deux mois plus tard, le 6 août 1953, le jour de la parution dans le journal Tintin belge ? Tout au moins, cette supposition ne transparaît pas dans l'histoire où il est question d'un jour de décembre, le 7... Par déduction, le vol aurait été commis deux jours plus tôt que le 7 décembre, soit le 5 décembre... et donc certainement pas en août !

Si l'on se réfère au moment présent où Jacobs a dessiné la première planche, le récit de La Marque Jaune débuterait en été 1953. Or, cela semble faux ! Il est évident que l'histoire ne peut débuter en été, l'arbre de la case 2 n'a pas une seule feuille sur ses branches...

Mais Jacobs se fiche pas mal de l'été du moment. Il se souvient de son séjour à Londres en été 1952 : un temps caniculaire, sans le moindre brouillard. Il voulait une histoire qui se passe la nuit, dans la pluie et le brouillard. Il place donc le décor en hiver, peu importe le mois présent. Les conditions hivernales sont optimales pour l'ambiance qu'il veut mettre. Et s'il avait imaginé son histoire par anticipation, c'est-à-dire la faire commencer en hiver 1954 ?

Analysons maintenant les datations de Jacobs tout au long du récit :

L'histoire commence un dimanche à 1 h du matin. Confirmation avec le journal Monday du lendemain matin p. 6 : "douze heures après le vol".

Les heures du lundi s'écoulent : "au dehors, tout semble obscur" (page 7). Deux heures plus tard, on assiste à la sortie du Centaur Club. Big Ben sonne les douze coups de minuit en haut de la page 9. Il est mardi matin quand Vernay disparaît et que l'agent de police aperçoit une marque jaune sur le sol (page 10).

"Le jour se lève..." lit-on en bas de la page 10. C'est logiquement le mardi matin : "A l'arrêt du bus, il y a déjà du monde, malgré l'heure matinale." En haut de la page 12, la journée semble bien entamée.

 

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A la page 12, nous relevons enfin deux indices : la calendrier indique le 7 et, en bas de la page, il est écrit sur le papier "aujourd'hui 7 décembre, ... un événement intéressant se produira". Or la planche 10 (page 12) ne sort qu'en octobre 1953. L'histoire avait débuté en hiver. Jacobs avait fixé une date hivernale, sensiblement en avance par rapport au temps présent. Mais à quoi correspond cette date qui, apparemment, aurait été prise au hasard ? Il n'y a jamais eu de hasard chez Jacobs...

Le 7 décembre est le jour d'anniversaire d'une vieille connaissance !

Mon grand-père paternel Henri Quittelier, alias Olrik et la Marque Jaune, est né à St-Gilles (Bruxelles) le 7 décembre 1906... Jacobs profite des moindres occasions pour signer, habilement, les faits liés à ses modèles et rappeler une vieille histoire : "A moins que ce ne soit le début de quelque diablerie nouvelle !?..." (Parole de Blake dans la case ci-dessus.)

 

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Explications du P.S., venant d'Edgar P. Jacobs:

L'événement intéressant qui se produira le 7 décembre en dehors du capitaine Blake et de son ami, le professeur Mortimer, outre le vol de la couronne d'Angleterre, n'est rien d'autre qu'un sujet de convoitise d'Henri Quittelier. Pas question à Edgar Jacobs de se mêler de ses affaires le jour de son anniversaire et "de rester en dehors (de cette affaire)". Jacobs s'est arrangé pour que la signature (le M) soit bien apposée sur le P.S., comme si on avait marqué le coup d'un poing ferme...

L'édition Blake et Mortimer modifiera la date du 7 décembre au 18 décembre lors d'une réédition en 1987. Ce choix est postérieur à la mort de Jacobs. Personnellement je ne peux m'y fier. La date a été adaptée, sans doute sur base d'un compte à rebours depuis le 24 décembre à minuit de la fin de l'histoire. Yves Sente relève que le calendrier indiquant le 7 a été laissé dans l'édition actuelle, en contradiction avec le papier daté au 18 (et non plus le 7 décembre dans l'édition du Lombard).

Poursuivons la recherche des éléments permettant de dater l'histoire:

Dès la page 13, les réverbères sont éclairés, "la nuit descend" et "lentement, Big Ben égrène les heures sur la cité inquiète..." Le bas de la page se passe au cours de la même nuit du mardi au mercredi.

Mercredi matin dès la case 5 de la page 14 : "Le lendemain matin au Yard...", "quinze minutes plus tard"... "le soir du même jour." Au milieu de la page 15 : "il est minuit moins le quart..."

Il est jeudi dès la page 16 : "Le lendemain matin...", "un moment plus tard...", "un quart d'heure plus tard...", "il est 16h30..." L'accident ferroviaire a lieu en pleine nuit.

Vendredi matin en haut de la page 22 : "le lendemain...", "vingt minutes plus tard...", "une heure plus tard..."
Le soir tombe, le lampadaire est allumé et l'on se souhaite la bonne nuit (bas de la page 24).

"Trois heures viennent de sonner... Il est samedi matin lorsque la Marque Jaune s'introduit dans l'appartement. Blake et Mortimer sont en pyjama jusqu'à la page 30. Par contre, ils se sont habillés quand l'inspecteur Kendall arrive chez eux (milieu de la page 30).

"Le même soir...", "pendant ce temps..." lit-on en haut de la page 34. Il est toujours samedi et nous assistons à la poursuite de la Marque Jaune dans les Docks. "Une demi-heure plus tard..." les recherches se poursuivent tard dans la nuit, dans le brouillard (page 42). Mortimer finit par sombrer dans le néant en bas de la page 49.

Il est dimanche dès la page 50 : " le lendemain matin...", "peu après...", "au même moment...", puis un passage dans le passé lorsque Septimus aborde l'histoire de l'Onde Méga page 51 et suivantes, tandis que l'on revient au présent lors des interventions de Mortimer.

Il est toujours dimanche en haut de la page 55 : "le même jour...", "une demi-heure plus tard...", "le même soir...", "peu après...", "quelques instants plus tard..."

Le lundi pointe en haut de la page 58 : "dès les premières heures du matin...", "pendant ce temps...", "quelques secondes plus tard...", "à ce moment...", "comme onze heures sonnent à Big Ben..." en haut de la page 62, il fait nuit dans la ville. "Quelques instants plus tard...", "à cet instant...", "juste au même moment...", "cependant...", "mais à ce moment...", "cependant...", "mais à cet instant...", et enfin "il est minuit: Joyeux Noël à tous !!!"

Le jour de Noël concluant l'histoire serait donc un mardi.

Jacobs laisse un vague désespérant pour qui veut situer La Marque Jaune avec précision dans le temps. Il ne mentionne aucune date à l'exception d'un lundi, d'un 7 décembre, d'un God save the Queen et d'un soir de Noël. La dernière planche de l'histoire ne paraît même pas un jour de Noël, ni dans la publication belge, ni dans la française. Alors qu'en penser ?

Le calcul de Benoît Verley semble logique: la fête de Noël tombe un mardi en l'année 1951.
Pour Yves Sente, l'histoire se termine en décembre 1954.
Ted Benoit affirme qu'elle se passe en 1953, comme cela a été établi il y a longtemps par Van Kerckhove. Il se base sur l'air d'un God save the Queen, preuve que la Noël dont il est question met à l'honneur une reine et non un roi. Les paroles du chant national aurait alors été God save the King si l'histoire s'était passée en 1951...

Personnellement, je sais, et personne ne me contredira, que l'histoire se déroule sur dix jours en décembre. Quant à dire si c'est du 16 au 25 décembre 1951, ou une autre semaine en 1953 ou en 1954, voire une autre année... Chacun a à la fois raison et tort, puisque d'autres parviennent à démontrer une autre possibilié !

Enfin, pour conclure, je me référerai aux dires de mon grand-père:

Les premiers dessins ont été commencés en été 1953, mais qu'est-ce qui prouve que la Marque Jaune va réellement s'emparer de la couronne impériale à ce moment-là ? L'histoire se déroule par anticipation dans le journal Tintin pour se terminer au moment présent, en décembre 1954...

Quoi de plus logique lorsque l'on est amené à faire de la science-fiction et que l'auteur va se lancer quelques années plus tard dans une aventure telle que Le Piège Diabolique où toutes les dates vont se mêler de manière chaotique...

Quant à la date du 7 décembre, serait-ce un mieux de la rétablir dans les albums, comme le propose Yves Sente ?

Oui, et pour plusieurs raisons:

Cette date correspond au calendrier de la case plus haut sur la même planche, elle a été choisie par Jacobs afin de dater (ou marquer) à jamais l'origine de La Marque Jaune et le jour où celle-ci s'occupe d'une affaire toute particulière... Sans cette date, avec un 18 décembre plutôt qu'un 7, on trahit un repaire important de la Marque Jaune.

Ceci dit, à part la date de naissance de mon grand-père paternel Henri Quittelier, rien n'est sûr ! Preuve d'un bon scénario établi sur de bons suspenses...

Et puis, toutes ces recherches et analyses valent-elles la peine ? Personne ne peut trancher de manière sûre et scientifique, même pas moi. A quoi bon vouloir à tout prix dater une histoire qui reste d'actualité, dans un décor des années 1950 ?

Dejà de son vivant, le créateur de Blake et Mortimer était intrigué par les questions de certains journalistes. Il m'a dit un jour que certains "cherchaient la petite bête et trouvaient des énigmes là où il n'y en avait pas". Et cela l'amusait de constater "qu'il y avait encore plus de suspenses dans ses histoires qu'il n'en avait imaginés".

Et pour le mot de la FIN, relevons la réflexion d'Yves Sente:

"Pour moi, c'est évidemment Jacobs qui fait foi et certainement pas le correcteur de l'éditeur... qui a peut-être simplement voulu s'amuser en insérant la date d'anniversaire de sa petite amie où que sais-je d'autre."

 

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inédit

Celui qui s'est amusé à insérer la date d'anniversaire d'une "vieille connaissance" alias la Marque Jaune n'est autre qu'Edgar P. Jacobs...

CQFD !

14/01/2012

Le lampadaire d'E.P.Jacobs

Edgar P. Jacobs aimait beaucoup son lampadaire dont l'abat-jour surmontait un magnifique pied en fer forgé. L'abat-jour diffuse une lumière jaunâtre et douce, absolument pas lugubre. Le voici en couleur et de près dans mon intérieur :

photo inedite

 

Une seule photo d'époque montre ce lampadaire placé devant la bibliothèque de ma grand-mère Jeanne. Cette photo, inédite et D.R., a été prise par G. Durand en 1967, dans le salon du Bois des Pauvres :

photo inedite

Et toujours le même lampadaire, dans mon intérieur, mais ici en noir et blanc.
Que ce soit dans un décor anglais ou moderne, cet abat-jour rayonne de clarté !

 

photo inedite

Et bientôt mes réactions concernant la datation de La Marque Jaune...

12:21 Écrit par Viviane Quittelier dans A la mémoire d'Edgar P. Jacobs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : photo inedite |  Facebook |