11.05.2012
Sur le champ de bataille de Waterloo
Passionné d'histoire, le jeune Edgar P. Jacobs s'amusait à reproduire les grandes batailles avec des petits soldats de plomb. Il était plein d'admiration devant les exploits de Napoléon et avait réalisé un dessin à la plume de l'Empereur vers l'âge de quinze ans:

Déjà à cinq ou six ans, le tout jeune gamin avait visité les principaux sites du champ de bataille de Waterloo avec ses parents. Combien de fois il y est retourné par la suite, en empruntant le chemin de fer vicinal qui passait tout près de la butte du Lion, mais aussi au volant de sa voiture. Sa villa du Bois des Pauvres était située non loin de la célèbre butte. A la venue du comte de Flandre qui s'était perdu en chemin sur le champ de bataille, Edgar P. Jacobs est parti à sa rescousse. Il l'a retrouvé à l'auberge des Trois canards et avait comparé sa rencontre à celle historique de Wellington et de Blücher...
Une photo officielle d'une reconstitution historique mise en exergue à proximité du musée:

J'ai participé cette semaine à une promenade instructive sur le circuit du champ de bataille de Waterloo avec une bande de copains marcheurs. Une occasion de profiter de la nature qui reverdit en ce mois de mai, malgré des températures plutôt basses pour la saison, comme on peut le constater aux tenues vestimentaires. On me voit au fond à droite, à moitié cachée:

Nous venons à peine d'entamer le circuit pour revivre les hauts faits de la bataille de Waterloo. Ci-dessus, nous nous trouvons pratiquement à l'emplacement de l'arrêt du tram vicinal d'autrefois.

Notre guide du jour, Jacques, avait potassé sa matière depuis plusieurs semaines. Les grandes batailles sont aussi son dada. Il aborde ici les armes utilisées et nous montre leurs dimensions. Nous apprenons le rôle de l'artillerie lourde et légère, les tactiques, les erreurs... et aussi l'existence des femmes qui accompagnaient les troupes, à savoir les vivandières et même des prostituées intégrées dans un système régenté et très strict.
Noisette nous accompagne et écoute attentivement les explications du guide:
Une dalle commémorative aux unités du 6e régiment d'artillerie à pied du colonel Hulot qui, le 18 juin 1815, ont appuyé de leurs feux efficaces les attaques du 1er corps d'armée français:

Le mémorial dédié aux derniers combattants de la Grande Armée:

La fin du circuit et le retour vers la célèbre butte du Lion:

Le sommet de la butte et son Lion symbolisant la victoire, la gueule ouverte tournée vers la France vaincue, la patte sur un boulet de canon représentant la paix que l'Europe a conquise à l'issue de la bataille:

Puis, nous passons à table pour fêter l'anniversaire de l'une des nôtres. C'est la tradition au sein de notre groupe. C'est aussi une partie de plaisir, les blagues vont bon train...

... et furent entrecoupées de nouvelles représentations guerrières:

Merci à Jacques pour son travail de recherches et de partage,
Merci à Brigitte et Jean-Louis pour leur reportage photos.
On vient de commencer les travaux de réhabilitation de la butte du Lion en vue du bicentenaire qui aura lieu en juin 2015.
Le but est de redonner aux visiteurs le décor de la morne plaine décrite par Victor Hugo.
Lors de notre visite, des bûcherons abattaient des arbres qui cachaient la vue du Lion depuis le parking face à la taverne-restaurant Au bivouac de l'Empereur.
Quelques chiffres:
- 18 juin 1815
- la butte fut achevée en 1826
- 126 villes portent le nom de Waterloo à travers le monde dont une en Antarctique
- 18 juin 2015, deux cents ans après la bataille
Voir la vidéo du futur mémorial souterrain:
Découvrez la visite virtuelle du futur mémorial souterrain de 6.000 m2; dont le chantier a débuté ce mercredi 9 mai 2011
17:15 Écrit par Viviane Quittelier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : waterloo, butte du lion, napoléon |
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03.05.2012
La gare de Crefeld Nord
Nous avons repéré l'endroit du camp où Edgar P. Jacobs a fait son service militaire en 1924-1925. L'entrée devait se trouver sur la Hückelsmaystrasse, à l'extrémité sud-ouest du territoire de Krefeld. On peut observer un net recul du champ sur Google Earth le long de la Hückelsmaystrasse. La limite du champ, strictement parallèle à la chaussée de chaque côté de ce recul, devient courbe entre deux arbres. Elle contourne une zone apparemment impossible à labourer à cause des fondations encore existantes dans le sol.
Mon grand-père m'a raconté qu'il devait marcher un peu moins de six kilomètres entre la gare de Crefeld et le camp. Lorsque j'ai programmé la Hückelsmaystrasse depuis l'ancienne gare de Crefeld-Nord, mon GSP indiquait bien cette distance entre les deux croix tracées sur la carte, en passant par la Forstwaldstrasse:

Voici quelques vues de la gare de Crefeld-Nord, aujourd'hui musée et curiosité touristique:
La gare, le quai, une locomotive et le personnel en 1900:

Le chef de gare entré en fonction le 1er octobre 1924, quand Edgar se trouvait à Crefeld:
Ces deux documents d'époque sont exposés dans la Nordbanhof, ancienne gare de Crefeld-Nord:
dont voici le buffet prêt à accueillir les prochains clients:
et l'ancien guichet de billets au centre de la photo:
Il y eut quelques affrontements au début de l'occupation, notamment en janvier 1923, devant la carence de l'Allemagne dans le paiement des réparations en espèces et en charbon. La France et la Belgique ont dès lors procédé au contrôle du Bassin Industriel de la Rhur. L'Allemagne y opposa une résistance passive officielle, doublée d'une résistance active par des bandes d'agitateurs. La réplique énergique entraîna la réquisition des gares, l'exploitation des réseaux par des cheminots français et belges, la saisie des marks et des stocks, et bien d'autres mainmises. Les troupes y furent associées et des attentats se produisirent en 1923. Une vingtaine de soldats belges et français furent tués et une soixantaine blessés, côté allemand 300 tués et 2000 blessés.
Le gouvernement allemand mis fin à la résistance passive le 20 septembre 1923, quelques mois avant l'arrivée d'Edgar P. Jacobs à Crefeld. Le dernier détachement belge a quitté la Rhur le 20 juillet 1925, seulement quelques semaines après le retour d'Edgar en Belgique.
Pour conclure, voici un écrit d'un critique militaire anglais réputé, le colonel Repington:
"Les troupes belges sont pour la plupart jeunes... excellemment entraînées et bien dressées. Elles font honneur à leur pays*."
Edgar P. Jacobs en faisait partie.
*Extrait de Histoire de la Belgique contemporaine, 1914-1970, La renaissance du livre, p. 354.
N.B. Ce livre, imprimé en Belgique, n'aborde pas les écrits vantant les troupes françaises pendant l'occupation en Allemagne, ni l'honneur qu'elles ont certainement rendu à leur pays, au même titre que les troupes belges.
22:18 Écrit par Viviane Quittelier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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24.04.2012
Camp de Termonde à Crefeld
J'ai passé une semaine en Allemagne pour décourvrir la région de la Rhur qui fut occupée autrefois par des militaires belges et français après la guerre de 1914-1918.
Edgar P. Jacobs nous a raconté dans "Un Opéra de Papier" ses douze mois de service militaire passés en 1924-1925 à Crefeld, en Allemagne, dans le camp de Termonde.
Il ne s'était pas trompé pour orthographier le nom de la localité avec un C.
Crefeld n'est devenue Krefeld qu'en 1929, après le retrait des troupes.
Voici une vue aérienne du camp de Termonde sur le territoire de Crefeld:

Et une autre photo montrant l'entrée du camp, fort semblable à celle publiée par Edgar P. Jacobs dans "Un Opéra de Papier" p. 45:

De passage à Krefeld, je me suis renseignée pour savoir où se trouvait cet ancien camp militaire belge. J'ai appris qu'il avait été laissé à l'abandon, tombé en ruine. Je me suis rendue sur le lieu qu'on m'avait indiqué, en espérant avoir été correctement informée :
On pouvait apercevoir un bois à l'arrière du camp sur la photo précédente. Est-ce le même bois, ou bien la végétation a-t-elle recouvert les vestiges de l'occupation belge à cet endroit ?

La première zone boisée est fort clairsemée, lorsqu'on l'observe sur Google Earth. Le bois de haute futaie borde un étang. Or, un étang se trouvait effectivement à l'arrière du camp, d'après les dires de mon grand-père. Le bois de haute futée serait celui qui existait à l'époque. Et si mes souvenirs sont exacts, les barraquements étaient construits en bois. Il ne reste donc plus que des champs cultivés à l'avant-plan et la nature a repris le dessus sur la partie arrière du camp...
21:43 Écrit par Viviane Quittelier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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07.04.2012
Idéfix
Marc Jaune, fan assidu de ce blog et correspondant régulier, m'a demandé dernièrement si j'appréciais Astérix et Obélix :
- J'étais abonnée au journal Tintin, pas au journal Pilote dans lequel paraissaient les histoires d'Astérix et Obélix. Lorsque le 1er album est sorti chez Dargaud en 1974, j'avais 18 ans et, si je connaissais leur existence, je n'avais lu aucune de ces aventures jusque là. J'étais alors pour Astérix et Obélix au même point que Jacobs pour Tintin et Milou pendant la seconde guerre mondiale...
Et curieusement, c'est... Edgar P. Jacobs qui m'a invitée quelques années plus tard à découvrir les histoires d'Astérix et Obélix ! Il était fasciné par le druide Panoramix, constamment en toge blanche, et sa potion magique. Il aimait tout particulièrement le chien Idéfix, d'abord son nom qu'il trouvait marrant, mais aussi son côté écologique. Je me souviens que mon grand-père (de coeur) m'avait expliqué que ce chien mignon s'oppose à ce qu'on abbatte un arbre. Cet aspect rejoignait son idéologie : abattre un arbre malade, d'accord, mais pas un arbre en bonne santé !

A la suite de cette conversation, j'ai lu quelques albums pris au hasard. Mon choix fut mal récompensé, pas d'Idéfix dans la sélection et je n'ai pas poursuivi mes recherches. A cette époque, je me destinais vers la profession musicale. Je gardais en mémoire les bonnes séries humoristiques du journal Tintin : Boule et Bill, Modeste et Pompon, Gaston Lagaffe, Taka Takata, Max l'explorateur, Clifton... mais aussi la fameuse marmite à la potion magique...
13:23 Écrit par Viviane Quittelier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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31.03.2012
Dans un auteur de génie
La remarquable collection Hachette "Voitures et véhicules fantastiques Blake et Mortimer" se poursuit au fil des quinzaines.
Le numéro 32 me présente dans la rubrique "Un auteur de génie".
A la page 10, on y découvre comment je suis devenue la petite-fille adoptive du célèbre dessinateur, quelques souvenirs d'enfance, des sources et documents ayant servi de base à mon ouvrage biographique.
La page suivante reprend quelques propos recueillis par Brieg F. Haslé, dont une présentation de ma grand-mère Jeanne, compagne puis épouse d'Edgar P. Jacobs, et de son fils, mon père René Quittelier...
A découvrir...
Pour fêter l'événement et vous remercier de votre fidélité, voici une photo inédite de la villa d'Edgar P. Jacobs:
Jeanne et Viviane au Bois des Pauvres
Photo inédite (c) Viviane Quittelier
En savoir plus sur le numéro 32 de la collection Hachette
12:42 Écrit par Viviane Quittelier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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16.03.2012
Interview / Vidéo
J'ai été interviewée au Festival BD de Pont-à-Celles le 19 novembre 2011.
Cette interview m'a rappelé des souvenirs : Edgar P. Jacobs m'avait dit avoir été frappé par les questions hautement intelligentes que de très jeunes parisiens lui avaient posées lors d'un voyage à Paris. Jamais il n'avait cru que des jeunes de moins de quinze ans pouvaient s'intéresser à son oeuvre et encore moins en connaître à fond les détails.
Je félicite la journaliste en herbe qui m'a posé les questions. Sa préparation ne convenait pas du tout à mon cas particulier, n'étant pas directement auteur d'une bande dessinée, mais la petite-fille d'un grand maître. La questionneuse, très jeune, fut surprise de m'entendre dire, lors de la séance d'essai, que j'avais fait mes études au Conservatoire de Musique, rien à voir avec la BD ! Elle n'avait jamais entendu parler d'Edgar P. Jacobs, ni de Blake et Mortimer...
Je vous invite à découvrir cette vidéo :
Si la vidéo n'est pas visible, vous pouvez cliquer sur le lien de mon nom ci-dessous :
11:52 Écrit par Viviane Quittelier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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24.01.2012
Datation de la Marque Jaune
La recherche de datation de La Marque Jaune a suscité bien des réactions et des hypothèses, des contradictions et incompatibilités de dates apparaissant dans chacune des suppositions, à savoir celle de Benoît Verley et Eric Saussine, Yves Sente et enfin Ted Benoit.
J'ai d'abord parcouru dans les très grandes lignes la longue démonstration de Benoît Verley/Eric Saussine puis la réponse d'Yves Sente. Non pas qu'elles ne m'intéressent pas - loin de là -, mais dans le seul but de ne pas subir une quelconque influence avant de me lancer dans une analyse développée ci-après. Puis, il y a eu l'avis de Ted Benoit.
Avant de relire les trois versions dans les moindres détails et de tenter de donner raison à telle supposition plutôt qu'à une autre, j'aimerais d'abord exposer ce que Edgar P. Jacobs m'a expliqué:
Il faut se rappeler, qu'avant La Marque Jaune, Jacobs s'était lancé dans deux très longs récits. Il n'était pas question d'entrer dans un quelconque format en dehors des parutions hebdomadaires du journal Tintin, ni d'envisager une lecture d'un seul trait. L'Enigme de l'Atlantide et les histoires suivantes auront exactement 64 pages. La Marque Jaune en a 68 et a dû être écourtée. Jacobs a écrit dans son Opéra de Papier que les dernières planches furent terminées en catastrophe ! Il a été contraint de réduire le nombre de pages et de remanier le découpage établi antérieurement sous les conseils de son ami Jacques Van Melkebeke. C'est à peu près alors qu'un certain format a été imposé par l'éditeur en vue d'imprimer l'histoire en un ou deux albums.
D'autre part, les parutions dans le journal Tintin se succédaient de semaine en semaine, à raison d'une planche pour Jacobs. Et Jacobs n'a pas toujours respecté ce délai, ayant de bonnes raisons expliquées dans mon livre E.P.Jacobs Témoignages inédits, édition Mosquito. En ce qui concerne La Marque Jaune, le décès de la mère de Jacobs a occasionné une interruption de l'histoire pendant une semaine dans le journal Tintin.
Jacobs orientait aussi sensiblement son scénario au fil de son travail et des planches. Il aimait insérer certains faits de sa vie privée, professionnelle ou en rapport avec le vécu des modèles de ses personnages.
Nous savons encore qu'en 1954-1955, immédiatement après l'élaboration de La Marque Jaune, Jacobs a remanié la page 49 du Mystère de la Grande Pyramide pour un problème de datation en vue de la parution de l'album. Il tenait à déplacer un article paru dans la presse en l'intercalant quelques pages plus loin, afin de laisser plus de temps à la police de mener son enquête. Ce changement a donc été réalisé dans le but d'une lecture continue, et non plus découpée au fil des semaines. Jacobs avait donc corrigé une erreur de logique évidente.
Jacobs a ainsi conclu son Opéra de Papier page 187 :
"...j'éprouve... l'étrange sentiment que tout ce que j'ai fait jusqu'ici, tant sur le plan du métier que sur le plan de la vie affective, n'est qu'un simple synopsis, une sorte d'avant-projet, que je devrais pouvoir remanier, corriger...
... Il faut donc se contenter d'un simple brouillon..."
Tout ceci pour en arriver au fait que Jacobs, qui travaillait à la semaine, se trouvait décalé par rapport au temps réel. Il vivait à la semaine, avec une durée d'une semaine entre une planche et la suivante. Ce qui explique le peu de temps qu'il avait laissé à la police dans Le Mystère de la Grande Pyramide (voir plus haut) dont les faits, dans le temps réel de la lecture dans le journal Tintin, se sont passés pendant plusieurs semaines.
Jacobs se référait aux dates du moment présent. Ce fut le cas pour représenter l'Ascension dans L'Enigme de l'Atlantide : parution le mercredi 28 mai 1952 dans le journal Tintin belge, à la veille de la fête religieuse (cf. mon livre E.P.Jacobs Témoignages inédits p. 190). Mais pour la fin de l'histoire de La Marque Jaune annonçant la Noël, Jacobs a préféré choisir la date de parution du journal français décalé de quelques semaines par rapport à l'édition belge. La dernière planche paraissait le mercredi 10 novembre 1954 dans le journal belge. L'édition spéciale du Tintin français de Noël 1954 est sortie le 16 décembre 1954, donnant l'idée à Blake de souhaiter un "Joyeux Noël à tous". Le tous s'adresse aussi bien aux Belges qu'aux Français, avec un léger décalage suivant les parutions. Mon grand-père a attiré toute mon attention sur les deux mots de la fin : "à tous". Ce petit détail en dit long pour déterminer l'année de l'histoire.
La Marque Jaune a donc dû être écourtée. Si elle avait été prolongée de quelques semaines comme cela était prévu au départ, la dernière planche aurait peut-être coïncidé avec la semaine de Noël. Qui sait ?
Jacobs a bien apporté les détails mentionnant les jours et les heures qui passent dans La Marque Jaune, mais il s'est limité à cela. Il n'a apporté aucune précision sur laquelle on peut se baser. Il m'en avait parlé. Tout est vague. Je pense me souvenir qu'il s'était fixé une histoire se déroulant en dix jours, afin de rappeler le chiffre "dix" des Dix petits nègres d'Agatha Christie, un policier qu'il aimait tout particulièrement.
Avant de déterminer l'année de La Marque Jaune (en 1951, 1954 ou 1953), relevons à présent d'autres sources :
La dernière planche du Mystère de la Grande Pyramide est parue début mai 1952. Jacobs s'est directement lancé à la recherche d'un thème intéressant pour sa nouvelle aventure, La Marque Jaune, qui débutera un an plus tard. Il va se baser sur un fait divers précis et daté :
"Dès 1952, des dizaines de milliers de gens dans le monde entier achetèrent leur première "TV" pour pouvoir assister au couronnement de la jeune reine d'Angleterre, Elisabeth II.
- "Et si Olrik volait la couronne ?" se demanda brusquement Edgar P. Jacobs.
C'est au tour de cette idée d'une sidérante audace qu'orbitent les grands thèmes de La Marque Jaune...
... la Reine Elisabeth II au balcon de Buckingham Palace, lors de son couronnement, le 2 juin 1953. A peine deux mois plus tard, le 6 août (ndlr 1953), la couronne impériale sera volée par la Marque Jaune !"
(Extrait du dossier de Van Kerckhove, p. 3 et 4, annexe à Le Monde d'Edgar P. Jacobs de Claude Le Gallo - éditions du Lombard.)
Qu'est-ce qui prouve que la couronne sera bel et bien volée deux mois plus tard, le 6 août 1953, le jour de la parution dans le journal Tintin belge ? Tout au moins, cette supposition ne transparaît pas dans l'histoire où il est question d'un jour de décembre, le 7... Par déduction, le vol aurait été commis deux jours plus tôt que le 7 décembre, soit le 5 décembre... et donc certainement pas en août !
Si l'on se réfère au moment présent où Jacobs a dessiné la première planche, le récit de La Marque Jaune débuterait en été 1953. Or, cela semble faux ! Il est évident que l'histoire ne peut débuter en été, l'arbre de la case 2 n'a pas une seule feuille sur ses branches...
Mais Jacobs se fiche pas mal de l'été du moment. Il se souvient de son séjour à Londres en été 1952 : un temps caniculaire, sans le moindre brouillard. Il voulait une histoire qui se passe la nuit, dans la pluie et le brouillard. Il place donc le décor en hiver, peu importe le mois présent. Les conditions hivernales sont optimales pour l'ambiance qu'il veut mettre. Et s'il avait imaginé son histoire par anticipation, c'est-à-dire la faire commencer en hiver 1954 ?
Analysons maintenant les datations de Jacobs tout au long du récit :
L'histoire commence un dimanche à 1 h du matin. Confirmation avec le journal Monday du lendemain matin p. 6 : "douze heures après le vol".
Les heures du lundi s'écoulent : "au dehors, tout semble obscur" (page 7). Deux heures plus tard, on assiste à la sortie du Centaur Club. Big Ben sonne les douze coups de minuit en haut de la page 9. Il est mardi matin quand Vernay disparaît et que l'agent de police aperçoit une marque jaune sur le sol (page 10).
"Le jour se lève..." lit-on en bas de la page 10. C'est logiquement le mardi matin : "A l'arrêt du bus, il y a déjà du monde, malgré l'heure matinale." En haut de la page 12, la journée semble bien entamée.

A la page 12, nous relevons enfin deux indices : la calendrier indique le 7 et, en bas de la page, il est écrit sur le papier "aujourd'hui 7 décembre, ... un événement intéressant se produira". Or la planche 10 (page 12) ne sort qu'en octobre 1953. L'histoire avait débuté en hiver. Jacobs avait fixé une date hivernale, sensiblement en avance par rapport au temps présent. Mais à quoi correspond cette date qui, apparemment, aurait été prise au hasard ? Il n'y a jamais eu de hasard chez Jacobs...
Le 7 décembre est le jour d'anniversaire d'une vieille connaissance !
Mon grand-père paternel Henri Quittelier, alias Olrik et la Marque Jaune, est né à St-Gilles (Bruxelles) le 7 décembre 1906... Jacobs profite des moindres occasions pour signer, habilement, les faits liés à ses modèles et rappeler une vieille histoire : "A moins que ce ne soit le début de quelque diablerie nouvelle !?..." (Parole de Blake dans la case ci-dessus.)

Explications du P.S., venant d'Edgar P. Jacobs:
L'événement intéressant qui se produira le 7 décembre en dehors du capitaine Blake et de son ami, le professeur Mortimer, outre le vol de la couronne d'Angleterre, n'est rien d'autre qu'un sujet de convoitise d'Henri Quittelier. Pas question à Edgar Jacobs de se mêler de ses affaires le jour de son anniversaire et "de rester en dehors (de cette affaire)". Jacobs s'est arrangé pour que la signature (le M) soit bien apposée sur le P.S., comme si on avait marqué le coup d'un poing ferme...
L'édition Blake et Mortimer modifiera la date du 7 décembre au 18 décembre lors d'une réédition en 1987. Ce choix est postérieur à la mort de Jacobs. Personnellement je ne peux m'y fier. La date a été adaptée, sans doute sur base d'un compte à rebours depuis le 24 décembre à minuit de la fin de l'histoire. Yves Sente relève que le calendrier indiquant le 7 a été laissé dans l'édition actuelle, en contradiction avec le papier daté au 18 (et non plus le 7 décembre dans l'édition du Lombard).
Poursuivons la recherche des éléments permettant de dater l'histoire:
Dès la page 13, les réverbères sont éclairés, "la nuit descend" et "lentement, Big Ben égrène les heures sur la cité inquiète..." Le bas de la page se passe au cours de la même nuit du mardi au mercredi.
Mercredi matin dès la case 5 de la page 14 : "Le lendemain matin au Yard...", "quinze minutes plus tard"... "le soir du même jour." Au milieu de la page 15 : "il est minuit moins le quart..."
Il est jeudi dès la page 16 : "Le lendemain matin...", "un moment plus tard...", "un quart d'heure plus tard...", "il est 16h30..." L'accident ferroviaire a lieu en pleine nuit.
Vendredi matin en haut de la page 22 : "le lendemain...", "vingt minutes plus tard...", "une heure plus tard..."
Le soir tombe, le lampadaire est allumé et l'on se souhaite la bonne nuit (bas de la page 24).
"Trois heures viennent de sonner... Il est samedi matin lorsque la Marque Jaune s'introduit dans l'appartement. Blake et Mortimer sont en pyjama jusqu'à la page 30. Par contre, ils se sont habillés quand l'inspecteur Kendall arrive chez eux (milieu de la page 30).
"Le même soir...", "pendant ce temps..." lit-on en haut de la page 34. Il est toujours samedi et nous assistons à la poursuite de la Marque Jaune dans les Docks. "Une demi-heure plus tard..." les recherches se poursuivent tard dans la nuit, dans le brouillard (page 42). Mortimer finit par sombrer dans le néant en bas de la page 49.
Il est dimanche dès la page 50 : " le lendemain matin...", "peu après...", "au même moment...", puis un passage dans le passé lorsque Septimus aborde l'histoire de l'Onde Méga page 51 et suivantes, tandis que l'on revient au présent lors des interventions de Mortimer.
Il est toujours dimanche en haut de la page 55 : "le même jour...", "une demi-heure plus tard...", "le même soir...", "peu après...", "quelques instants plus tard..."
Le lundi pointe en haut de la page 58 : "dès les premières heures du matin...", "pendant ce temps...", "quelques secondes plus tard...", "à ce moment...", "comme onze heures sonnent à Big Ben..." en haut de la page 62, il fait nuit dans la ville. "Quelques instants plus tard...", "à cet instant...", "juste au même moment...", "cependant...", "mais à ce moment...", "cependant...", "mais à cet instant...", et enfin "il est minuit: Joyeux Noël à tous !!!"
Le jour de Noël concluant l'histoire serait donc un mardi.
Jacobs laisse un vague désespérant pour qui veut situer La Marque Jaune avec précision dans le temps. Il ne mentionne aucune date à l'exception d'un lundi, d'un 7 décembre, d'un God save the Queen et d'un soir de Noël. La dernière planche de l'histoire ne paraît même pas un jour de Noël, ni dans la publication belge, ni dans la française. Alors qu'en penser ?
Le calcul de Benoît Verley semble logique: la fête de Noël tombe un mardi en l'année 1951.
Pour Yves Sente, l'histoire se termine en décembre 1954.
Ted Benoit affirme qu'elle se passe en 1953, comme cela a été établi il y a longtemps par Van Kerckhove. Il se base sur l'air d'un God save the Queen, preuve que la Noël dont il est question met à l'honneur une reine et non un roi. Les paroles du chant national aurait alors été God save the King si l'histoire s'était passée en 1951...
Personnellement, je sais, et personne ne me contredira, que l'histoire se déroule sur dix jours en décembre. Quant à dire si c'est du 16 au 25 décembre 1951, ou une autre semaine en 1953 ou en 1954, voire une autre année... Chacun a à la fois raison et tort, puisque d'autres parviennent à démontrer une autre possibilié !
Enfin, pour conclure, je me référerai aux dires de mon grand-père:
Les premiers dessins ont été commencés en été 1953, mais qu'est-ce qui prouve que la Marque Jaune va réellement s'emparer de la couronne impériale à ce moment-là ? L'histoire se déroule par anticipation dans le journal Tintin pour se terminer au moment présent, en décembre 1954...
Quoi de plus logique lorsque l'on est amené à faire de la science-fiction et que l'auteur va se lancer quelques années plus tard dans une aventure telle que Le Piège Diabolique où toutes les dates vont se mêler de manière chaotique...
Quant à la date du 7 décembre, serait-ce un mieux de la rétablir dans les albums, comme le propose Yves Sente ?
Oui, et pour plusieurs raisons:
Cette date correspond au calendrier de la case plus haut sur la même planche, elle a été choisie par Jacobs afin de dater (ou marquer) à jamais l'origine de La Marque Jaune et le jour où celle-ci s'occupe d'une affaire toute particulière... Sans cette date, avec un 18 décembre plutôt qu'un 7, on trahit un repaire important de la Marque Jaune.
Ceci dit, à part la date de naissance de mon grand-père paternel Henri Quittelier, rien n'est sûr ! Preuve d'un bon scénario établi sur de bons suspenses...
Et puis, toutes ces recherches et analyses valent-elles la peine ? Personne ne peut trancher de manière sûre et scientifique, même pas moi. A quoi bon vouloir à tout prix dater une histoire qui reste d'actualité, dans un décor des années 1950 ?
Dejà de son vivant, le créateur de Blake et Mortimer était intrigué par les questions de certains journalistes. Il m'a dit un jour que certains "cherchaient la petite bête et trouvaient des énigmes là où il n'y en avait pas". Et cela l'amusait de constater "qu'il y avait encore plus de suspenses dans ses histoires qu'il n'en avait imaginés".
Et pour le mot de la FIN, relevons la réflexion d'Yves Sente:
"Pour moi, c'est évidemment Jacobs qui fait foi et certainement pas le correcteur de l'éditeur... qui a peut-être simplement voulu s'amuser en insérant la date d'anniversaire de sa petite amie où que sais-je d'autre."


Celui qui s'est amusé à insérer la date d'anniversaire d'une "vieille connaissance" alias la Marque Jaune n'est autre qu'Edgar P. Jacobs...
CQFD !
12:02 Écrit par Viviane Quittelier dans A la mémoire d'Edgar P. Jacobs, Actualité, Articles rédigés par Viviane | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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18.01.2012
Datation de la Marque Jaune
Encore un peu de patience pour découvrir mes réactions concernant la datation de la Marque Jaune, le sujet est long à développer...
Je viens de terminer. La nuit porte conseil...
Je prendrai encore le temps de relire et de vérifier avant de publier !
Merci pour votre compréhension !
"Et maintenant, si nous voulons être d'attaque demain, allons nous coucher... Bonne nuit..."
(page 24, dernière case de La Marque Jaune)
23:36 Écrit par Viviane Quittelier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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14.01.2012
Le lampadaire d'E.P.Jacobs
Edgar P. Jacobs aimait beaucoup son lampadaire dont l'abat-jour surmontait un magnifique pied en fer forgé. L'abat-jour diffuse une lumière jaunâtre et douce, absolument pas lugubre. Le voici en couleur et de près dans mon intérieur :
Une seule photo d'époque montre ce lampadaire placé devant la bibliothèque de ma grand-mère Jeanne. Cette photo, inédite et D.R., a été prise par G. Durand en 1967, dans le salon du Bois des Pauvres :

Et toujours le même lampadaire, dans mon intérieur, mais ici en noir et blanc.
Que ce soit dans un décor anglais ou moderne, cet abat-jour rayonne de clarté !

Et bientôt mes réactions concernant la datation de La Marque Jaune...
12:21 Écrit par Viviane Quittelier dans A la mémoire d'Edgar P. Jacobs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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01.01.2012
Bonne année 2012
Bonne année 2012 et meilleurs voeux !
A l'avant-plan, une rose de Noël et une orchidée...
Observez bien les détails de l'arrière-plan...
Le portrait est celui de mon père exécuté en 1944 par le peintre Henri Quittelier.
La ressemblance avec le major Watson (Le Rayon U) n'est pas due au hasard...
Et le lampadaire jaunâtre... d'où provient-il ?
Des explications lors de la prochaine mise à jour...
18:04 Écrit par Viviane Quittelier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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24.12.2011
Help Blake & Mortimer
Merry Christmas and best whishes !
et à bientôt 
18:15 Écrit par Viviane Quittelier dans Actualité, Appel aux collectionneurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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22.12.2011
Festival BD Pont-à-Celles 2011
Souvenirs du 3ème Festival BD de Pont-à-Celles 2011 :

et 
JOYEUX NOËL à chacun(e) !
18:15 Écrit par Viviane Quittelier dans Expo sur Edgar P. Jacobs, Festival BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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10.11.2011
Au 3ème Festival BD de Pont-à-Celles
Je suis invitée au 3ème Festival BD de Pont-à-Celles le samedi 19 novembre 2011.
J'y aurai un stand avec mon exposition "Qui est qui dans Jacobs", un complément à l'ouvrage "E. P. Jacobs, Témoignages inédits".
Pont-à-Celles se trouve entre Nivelles et Charleroi (Belgique)
Au plaisir de vous y rencontrer, dédicacer...
17:12 Écrit par Viviane Quittelier dans Edgar P. Jacobs et ses proches, Expo sur Edgar P. Jacobs, Festival BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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07.11.2011
Décès de René Quittelier
Décès de mon père René Quittelier

René QUITTELIER
9 mai 1929 – 27 octobre 2011
11:30 Écrit par Viviane Quittelier dans Actualité, Edgar P. Jacobs et ses proches | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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26.10.2011
Piège et Collier Ed. Dargaud
18:55 Écrit par Viviane Quittelier dans Actualité, Appel aux collectionneurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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24.10.2011
Sato II planche 1 versions
La planche essai de Jacques Martin était mise en vente dernièrement. Il m'a paru intéressant de la juxtaposer au-dessus de la planche crayonnée originale d'Edgar P. Jacobs parue dans le Dossier Sato tome II, Mortimer contre Mortimer et celle de Bob De Moor placée plus bas. Ceci afin de vous permettre de mieux apprécier ou non les ressemblances et les dissemblances des détails :



17:42 Écrit par Viviane Quittelier dans Oeuvres d'E. P. Jacobs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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15.10.2011
Au festival BD d'Arlon
Je me rendrai ce dimanche 16 octobre 2011 au Festival BD d’Arlon. Ce sera l’occasion d’y revoir ou d’y rencontrer les amateurs de BD du Sud du pays, quelques Français et Luxembourgeois (la frontière n’est pas loin).
Le 12ème festival annonce un grand nombre d’auteurs dont Dino Attanasio qui dessinait déjà à l’époque d’Edgar P. Jacobs. Il a d’ailleurs côtoyé le créateur de Blake et Mortimer et plus particulièrement sa femme alors coloriste.
En tapant ces lignes, j’ai une pensée pour Albert Weinberg qui vient de nous quitter. Il avait collaboré avec Edgar P. Jacobs au début du Mystère de la Grande Pyramide. C’était un très brave type, me disait mon grand-père à son sujet. J’ai pu m’en rendre compte lorsque j’étais invitée avec Albert à certains festivals BD. Albert était infatigable. En fin de journée, lorsque tous les dessinateurs avaient quitté leur chaise depuis belle lurette, Albert continuait à dédicacer inlassablement, jusqu’au dernier fan. Peu importe son grand-âge, il faisait plaisir et il se faisait plaisir par la même occasion. Le dessin ne le fatiguait pas. Et puis, disait-il, ses lecteurs s’étaient déplacés, il ne voulait pas les décevoir en leur refusant le dessin espéré. Albert aimait s'asseoir près de moi pendant les repas. Nous avons longuement discuté et échangé nos souvenirs. Il était intarissable. Au revoir Albert...
Un autre invité du festival d’Arlon est le lithographe colmarien Tom Barroco. J’avais eu l’honneur de réaliser un dessin au festival de Roubaix 2009. Je ne suis pas dessinatrice, mais musicienne de formation. J'ai exécuté un dessin à la mémoire d’Edgar P. Jacobs. Tom Barroco l'a mis sous presse pendant le festival. Les photos montrent quelques étapes de la lithographie et le dessin final obtempéré en bas à gauche, en dessous de la première croche.
Sa presse date de 1870. Regarder l’artiste travailler depuis la préparation de sa machine jusqu’au tirage final vaut le déplacement.
Frank Pé, également rencontré au festival de Roubaix, est aussi l’invité de ce 12è festival d’Arlon. Notons encore la présence de Jean-Claude Servais et de bien d'autres auteurs...
Ma prochaine rencontre se fera au 3ème festival BD de Pont-à-Celles le samedi 19 novembre 2011 où j'aurai un stand sur Edgar P. Jacobs, témoignages inédits.
Au plaisir et à bientôt...
17:20 Écrit par Viviane Quittelier dans Festival BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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23.09.2011
Blake et Mortimer vu par Guido Vogliotti
Je suis en train de découvrir avec plaisir le livre de Guido Vogliotti "Blake et Mortimer souterrains et voyage initiatique dans l’œuvre d’E.P. Jacobs".
L'auteur m'a affirmé n'avoir pris connaissance de mon ouvrage qu'après la publication du sien. Je m'aperçois, au fil des pages, tout comme l'auteur me l'a écrit dans nos échanges de correspondance, que nos deux livres se rejoignent très fort et se complètent même.
Voici un extrait relevé p. 24 qui conclut le chapitre sur Le Rayon U :
« Ce qui manque dans ces débuts narratifs de Jacobs c’est une explication suffisante et ‘rationnelle’ (..) C’est-à-dire que nous sommes confrontés à une multiplicité de thèmes seulement esquissés, abordés pêle-mêle sans beaucoup d’explications scientifiques, ni utilisés à fond dans un projet cohérent et fonctionnel pour l’histoire. Par la suite Jacobs va remédier à ce manque en fournissant toujours de minutieuses explications scientifiques (...) L’explication rationnelle deviendra même l’artifice qui rend crédible toute la fiction narrative des aventures de Blake et Mortimer. »
Justement, ces explications scientifiques ont été fournies par mon père René. Né en 1929, mon père était encore fort jeune au moment de la création du Rayon U. Il n'avait que 14 ans (13 ans sur la photo). Malgré les supplications de Jeanne (ma grand-mère) qui vantait son fils à son ami Edgar, Jacobs n'a pas cru au savoir élevé de mon père dans le domaine scientifique à un âge aussi précoce. Tout porte à croire qu'il a dû émettre ses inquiétudes et ses manques en la matière à ma grand-mère. Il a fini par céder aux supplications de son amie et a commencé à interroger René en vue du Secret de l’Espadon. Les questions scientifiques déborderont en même temps pour les illustrations de la Guerre des Mondes (de H.G. Wells) qui ont paru conjointement dans le journal Tintin. Jacobs a été très vite convaincu du savoir scientifique de mon père et a tenu compte de ses explications jusqu'à son dernier Blake et Mortimer.
Quant aux interprétations et compréhensions des milieux souterrains dans l'oeuvre de Jacobs, je ne peux que féliciter Guido Vogliotti. Je retrouve dans son livre beaucoup de cohérence et de vrai par rapport à ce que j'ai pu percevoir chez Jacobs. Sans avoir rencontré le créateur de Blake et Mortimer, Vogliotti a pu percer sa personnalité. Beaucoup de ses hypothèses trouvent leurs sources dans mon livre. On peut également y relever pas mal de cases issues des aventures de Blake et Mortimer. Des cases qui, curieusement, ont aussi été analysées et expliquées dans mon livre...
Je vous invite à découvrir cet ouvrage de Guido Vogliotti paru chez Pavesio et, pourquoi pas, y relever les parallèles avec le mien...
Lien vers le blog Blake et Mortirmer qui présente quelques scans du live de Guido Vogliotti.
20:55 Écrit par Viviane Quittelier dans Livres sur Edgar Jacobs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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04.09.2011
Hangar n°7, Jacobs, Steed et Cie
Le moteur de recherche Google m'a amenée sur un article intéressant intitulé Edgar P. Jacobs, fan de Chapeau Melon. L'auteur et webmaster, Jocelyn Lecocq, y fait référence à mon ouvrage et j'en profite ici pour le remercier.
J'avais en effet annoncé dans mon livre l'intérêt d'Edgar P. Jacobs pour la série Chapeau Melon et Bottes de Cuir, qu'il en était un téléspectateur assidu - il n'aurait pour rien au monde manquer un épisode - et qu'il découpait les résumés des programmes télévisés pour les archiver. Jacobs, d'après ses dires, souhaitait ainsi s'aider à remémorer les détails de chacun des épisodes vus.
Aussitôt l'article lu, je me suis empressée de prendre contact avec son auteur. Jocelyn Lecocq m'a gentiment répondu pour m'apprendre qu'il s'intéressait depuis longtemps à l'oeuvre de mon grand-père et qu'il avait également créé un autre blog dédié à E. P. Jacobs : Hangar n° 7, les révélations de Mr Smith. Curieusement, mon moteur de recherche avait oublié de me renseigner ce deuxième blog !
J'ai donc été y jeter un coup d'oeil. Le blog m'a semblé fort intéressant. Je suis aussi une passionnée de voitures.
Une des réflexions de l'auteur concernant L'affaire du taxi 404, posté le 27 août 2011, m'a rappelé des souvenirs :
"On sait qu'E.P. Jacobs fit appel à son confrère Gérald FORTON pour assurer le dessin des premières planches de "l'Affaire du Collier"...
En tant qu'amateur de voitures, j'ai toujours été choqué par une case de la 1ère page, où le contraste entre les vues latérales (très correctes) du taxi qui transporte Blake et Mortimer dans Paris, une Peugeot 404, et la vue de face qui évoque plus une 403 :
- forme trop arondie de la calandre
- capot qui apparaît bombé, alors que celui de la 404 qui est plat et plongeant, et dont on discerne les contours qui convergent, contrairement à celui de la 404 qui suit les ailes -, sans parler de la forme spécifique des phares de la 404, en ogive...)
A noter d'ailleurs que l'auto à côté ne ressemble à rien de précis !"

Je ne suis pas étonnée, car j'ai entendu exactement les mêmes réflexions de la bouche de mon grand-père lorsqu'il m'a expliqué cette planche !
Quant à savoir qui de Jacobs ou Forton a dessiné telle ou telle voiture, ma mémoire ne se souvient pas de ce petit détail. Il est fort probable que Jacobs ait entamé la planche - il ne commençait pas nécessairement par la case 1 - et que la voiture bien faite serait de sa main.
Ce qui est certain, c'est qu'en regardant cette planche, mes yeux se dirigent naturellement vers la case 4 avec la 404 bien faite, preuve que Jacobs a dû attirer tout particulièrement mon attention vers cette case, bien plus que la case 1 où les personnes de la famile y sont mal dessinées (cf. ma grand-mère et la dame bleue). Il m'a aussi montré la voiture mauve (derrière le bras droit de l'agent de police) en insistant qu'elle ne ressemblait à aucun modèle connu. Il a encore pointé du doigt la mauvaise calandre du taxi, tout en m'expliquant ce qu'étaient les phares en ogive.
Je vous invite à mon tour à découvrir ces deux blogs intéressants :
http://steedsecrets.canalblog.com/
19:06 Écrit par Viviane Quittelier dans Oeuvres d'E. P. Jacobs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : l'affaire du collier |
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06.07.2011
La vie secrète d'Hergé
J'ai rencontré Olivier Reibel, auteur de La vie secrète d'Hergé, lors de l'AG des Amis de Hergé en mars 2011. Passionné par son ouvrage, Olivier m'a invitée à découvrir ses nombreuses recherches fouillées. Il m'a emmenée d'un album à l'autre de Tintin et Milou en attirant mon attention sur certains détails, un peu comme mon grand-père d'adoption le faisait. Curieuse d'en savoir davantage, j'ai acheté un exemplaire qui m'a été gentiment dédicacé. C'est aussi un honneur que mon ouvrage y soit renseigné, une première !
Olivier Reibel - Photo de Jean-Jacques Procureur
Son livre est attrayant et se lit comme un roman. Le fait qu'il n'y ait pas de reproductions de vignettes ne m'a pas gênée. Ce qui m'a frappée en commençant la lecture, c'est une liste reprenant des albums de Tintin et Milou datant de la collaboration avec Edgar P. Jacobs. Or, je sais que le créateur de Blake et Mortimer était porté vers les sciences occultes et secrètes et que son influence a fort probablement eu des répercussions dans l'oeuvre d'Hergé. Nous savons aussi que Jacobs était heureux de travailler chez Hergé - il chantait en dessinant. Je suis convaincue qu'il y a eu des échanges en la matière, bien qu'Hergé, d'après les dires de Jacobs, restait à certains moments impénétrable. Jacobs le sera d'ailleurs tout autant sur les secrets de son oeuvre, à l'exception de quelques privilégiés, et certainement pas à un rival, soit-il un collaborateur de premier choix.
Dans son livre, Olivier Reibel se pose la question (p. 43) : pourquoi tant de références à la franc-maçonnerie écossaise dans Le Secret de la Licorne et Le Trésor de Rachkam le Rouge ? Chacun sait que ces deux albums ont été conçus pendant la collaboration avec Edgar P. Jacobs. J'ignore lequel des deux auteurs, Hergé ou Jacobs, en a eu l'idée et lequel a apporté le plus d'éléments significatifs. Jacobs était certes un érudit. Il n'aurait pas été franc-maçon, du moins il ne m'en a pas parlé. Le connaissant, je suis certaine que, dans le cas où il y aurait fait une courte intrusion (j'en doute très fort !) et qu'il aurait dès lors été autorisé à mentir à tout personne non-initiée, il se serait tu sur le sujet.
Mon avis pencherait plutôt sur Hergé pour l'apport des innombrables détails franc-maçonniques ajoutés çà et là dans les vignettes de ces deux albums. La franc-maçonnerie était un sujet que Jacobs abordait. M'a-t-il dit qu'Hergé avait été un temps franc-maçon ? C'est bien possible, mais je n'oserais l'affirmer. Au fil des pages de l'ouvrage, je me demande comment on peut en savoir autant sur des pratiques aussi secrètes que la franc-maçonnerie, si on n'y a pas été soi-même initié.
Ce livre nous apprend encore, par exemple, d'où provient l'expression "Tonnerre de Brest" !
Un livre, certes pointu, qui pourrait intéresser les passionnés d'Hergé et/ou de Jacobs ainsi que les amateurs de sens cachés.
17:09 Écrit par Viviane Quittelier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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04.06.2011
Vers un S.O.S. Météores ?
Des conditions climatiques exceptionnelles nous touchent actuellement. Une longue période de sécheresse inquiète tout particulièrement les agriculteurs et elle oblige les particuliers (comme moi !) à arroser fréquemment leurs nouvelles plantations. De mémoire d'hommes, on n'avait jamais vu cela à cette période de l'année ! Et pourtant, d'après la Dernière Heure de ce 1er juin 2011 (p. 09, climat), si "le printemps fut exceptionnel" et que l'ensoleillement "a battu le record absolu d'insolation de 1893", notre printemps d'aujourd'hui ne serait que "le 3e plus sec depuis le début des mesures en 1833". Notre mémoire serait donc bien courte !
Nous sommes en juin. Il fait particulièrement chaud et la neige tombe encore par endroits. Notre compatriote Jurgen Van den Broeck est dans les Alpes où il se prépare pour le prochain Tour de France... dans des conditions quasi hivernales. Exceptionnel ? Pas vraiment !
Les 1er et 2 juin 1953, on observait des précipitations de pluie et neige mêlées en Belgique, à la Baraque-Michel (cf. la Dh du 1er juin 2011, p. 44, record).
En juin 1953, Edgar P. Jacobs était en train de réaliser les premiers dessins de La Marque Jaune. Un article allait annoncer la nouvelle aventure de Blake et Mortimer dans le n° 29 du mercredi 22 juillet 1953. Chacun le sait, Jacobs se tient informé et les précipitations exceptionnelles de ce début juin 1953 dans Les Fagnes ne lui ont pas échappées.

Plus tard, il m'expliquera, qu'au tout début de S.O.S. Météores, il ne pouvait pas se limiter aux phénomènes climatiques survenus en Belgique (voir ci-dessus les coupures de journaux, S.O.S. Météores p. 3, case 1). Les localités touchées étaient trop petites, peu importantes ou mal connues, comme la Baraque-Michel qui n'est que le 3e point le plus haut du pays, culminant à 674 mètres d'altitude ! Je me souviens qu'il m'a cité cet exemple, sachant que je connaissais bien la région.
Edgar P. Jacobs a donc fait des recherches pour marquer des événements forts et, par la même occasion, toucher plus particulièrement les lecteurs français. Les titres de presse Orages violents sur la France, Les inondations en France ont été placés en grand, bien en vue au centre des informations. Les autres régions d'Europe (Grande-Bretagne, Italie, Espagne, Luxembourg, Allemagne) se trouvent aux extrémités, tandis que la Belgique a été complètement ignorée, sauf peut-être l'extrait de droite à l'arrière-plan.
La présentation des coupures de presse semble avoir été mise pêle-mêle. Il n'en est rien. Tout a été à la fois pensé et pesé. Edgar P. Jacobs n'a rien fait au hasard. Chaque détail a son importance et aussi une histoire...
11:50 Écrit par Viviane Quittelier dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : sos meteores |
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30.05.2011
Villa du Dr. Grossgrabenstein (2)
Alain Lerman a réagi au message de Fred M. concernant la villa du Dr. Grossgrabenstein. Voir les commentaires (colonne de droite) ou cliquer sur ce lien.
20:53 Écrit par Viviane Quittelier | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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21.05.2011
Allo, il y a quelqu'un ?
Oui, je suis bien en activité, malgré des apparences dormantes ! Il est vrai qu'il fait très chaud et particulièrement sec dans mon pays et que les envies à la sieste ne manquent pas...
Il faut aussi arroser journellement les nouvelles plantations, tenter de biner dans une terre dure comme du béton et sans se faire une tendinite, remettre régulièrement de l'eau dans l'étang, etc.
J'ai acheté les derniers livres parus ayant un lien avec Edgar P. Jacobs et je suis en train de les lire. Certains sont des pavés. Je note mes réflexions au fur à mesure, préparant ainsi une prochaine mise à jour sérieuse*...
(*Sérieux : Un terme bien jacobsien.)
17:20 Écrit par Viviane Quittelier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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18.04.2011
Villa du Dr. Grossgrabenstein
Au sujet de la villa du Dr. Grossgrabenstein...
Message reçu de Fred.M. :
"Bonsoir, je connais votre site depuis qq temps déjà. J´ai attendu (assez longtemps) avant de me décider à vous contacter. Voila, j´ai découvert EPJ avec le "Mystère de la grande pyramide" dans les revues "tintin" de mon père. Donc ce fût bien sur mon premier album, acheté en 1986 et reste mon préféré y compris parmi les reprises modernes. Je réalise des modèles - à titre privé et personnel, sans idée de revente- des lieux et architectures des aventures. Umino ie me prend plus de temps qu´escompté mais c´est bon. Mon problème et de ce fait ma question, concerne la villa du Dr. Grossgrabenstein en banlieue du Caire. Dans le livre "le monde d Edgar P Jacobs" de Claude le Gallo, page 112, il est écrit qu il s´agit de la maison de Melle Ceres Wissa Wassef. Or les documents trouvés sur internet (fenêtres arrondies, dômes) ne correspondent pas avec les dessins de EPJ (perron, fenêtres rectangulaires). Auriez-vous l´amabilite de vérifier parmi vos docs perso ou lettres ce qu il en est ? J´aime réaliser des modèles à partir des dessins mais je n´aime pas "inventer" pour recréer. Il s agit de réaliser la villa du Dr. Grossgrabenstein de EPJ et non la mienne ! Je vous remercie d avance. meilleures salutations, FMD"
VQ : Tout d'abord, merci Fred pour votre courrier. Hélas, je ne possède pas de documents personnels sur le sujet.
La maison de Melle Cerès Wissa Wassef, présentée par Edgar P. Jacobs dans "Un Opéra de papier", Gallimard 1981, page 121, montre le côté Ebn Bakil en 1952. Le perron correspond au dessin en situation repris dans l'album du Mystère de la Grande Pyramide. Cette photo aurait donc bien servi de modèle. Cependant, comme l'a mentionné Claude Le Gallo dans son livre "Le monde d Edgar P. Jacobs", page 112, il "lui arriva (à Jacobs) de commettre quelques erreurs..."
La photo, provenant du site internet (voir le lien plus haut), montre une maison de Wissa Wassef à Harrania. Or je pense savoir que Wissa Wassef possédait plusieurs maisons. A mon avis, il ne s'agit pas de celle du Dr. Grossgrabenstein ou bien ce serait une vue prise d'un autre côté que le perron.
N'ayant jamais eu la chance de me rendre en Egypte, pas plus qu'Edgar P. Jacobs d'ailleurs, je n'ai pas pu faire des recherches sur le terrain.
En espérant qu'un visiteur puisse nous apporter plus d'explications.
Je le remercie déjà !
12:32 Écrit par Viviane Quittelier dans Oeuvres d'E. P. Jacobs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : grande pyramide |
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28.03.2011
En dédicace à Braine-l'Alleud
Je serai en dédicace au 1er Festival BD International de Braine-l'Alleud le dimanche 3 avril 2011.

La liste des 25 auteurs présents est la suivante (le classement est aléatoire et a été établi en fonction du timing des confirmations reçues) :
1. Yves Swolfs (Durango, Le Prince de la Nuit, Légende...)
2. Baloo (Les Ptits dragons, La mission infernale, Circus...)
3. Olivier Grenson (Niklos Koda, la femme accident, Carland Cross...)
4. Frédéric Mormont "Frémor" (Bois noir, illustrations...)
5. Jean-Marc Lainé (La méthode Largo Winch, les métiers de la BD, Grands Anciens...)
6. Christian Darasse (Tamara)
7. Thomas Legrain (L'Agence, Mortelle Riviera, Sisco)
8. Michel Espinosa (Oukase, L'histoire de l'Aéronautique)
9. Philippe Zytka (La nuit des Paras)
10. Antonio Lapone (Accords sensibles)
11. Virginie Vertonghen (La Vavache)
12. Mike Ratera (Le chant des Elfes, portfolio Seffana Vampires)
13. Seffana Seff (Top model vampirique, portfolio Seffana Vampires)
14. Viviane Quittelier (Edgar P. Jacobs, Témoignages Inédits)
15. Manu Tenret (Rantanplan)
16. Raphaël Schierer (Lefranc)
17. Cédric Hervan (Les voyages d'Alix, le dernier des Schoenfeld)
18. Alain Mounier (Box, Ambulance 13)
19. Bosse (Tamara)
20. Charel Cambré (Albert & Cie)
21. Nathalie Polfliet (Un ogre à la maison, un cadeau pour l'âne, illustrations...)
22. Michel Pierret (Les Aigles décapitées)
23. Picksel (L'hôpital des Fées, illustrations...)
24. Alexis Robin (Borderline)
25. Eduardo Ocana (Les carnets de Darwin)
Au plaisir de vous y rencontrer !
Antonio Lapone, que vous pourrez aussi rencontrer, a rendu un hommage à Edgar P. Jacobs.
11:54 Écrit par Viviane Quittelier dans Festival BD | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : epj temoignages inedits |
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Enfin des nouvelles
Chers ami(e)s,
"Plus de mises à jour depuis un mois, c'est le le calme plat... au plat pays", termes repris d'un courrier bien sympa reçu de Marc Jaune !
Les peintres avaient annoncé leur visite et ce fut un fameux remue-ménage dans la maison, une bonne remise à neuf de saison. Vous l'aurez compris : pas d'accès à l'étage et donc au bureau lorsque le peintre mettait une nouvelle couche de vernis sur l'escalier, pas d'accès au PC à cause des caisses entassées sur le sol, et surtout les déménagements successifs pour permettre à l'équipe de peintres de continuer son travail...
Je rallume enfin mon PC !
Les mises à jour prévues et annoncées viendront comme promis. Il y a du Jacobs dans l'air. Le maître du Bois des Pauvres mettait bien souvent du temps pour satisfaire ses lecteurs...
11:49 Écrit par Viviane Quittelier dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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09.02.2011
Voyage sous Paris
National Geographic France présente ce mois-ci Paris souterrain : fêtes, cérémonies et lieux secrets. On n'y relève aucune allusion à Blake et Mortimer, mais, dès les premières phrases de l'article, le lecteur peut faire un rapprochement avec L'Affaire du Collier :
"CE SAMEDI MATIN, LE TAXI ROULE LENTEMENT sur les grandes avenues endormies quand, à un feu rouge, un vague mouvement attire mon attention : un homme en bleu de travail sort d'un trou dans le trottoir." (M 04020 - 137, National Geographic, férvrier 2011, page 6.)
Ce n'est certes pas tout-à-fait le début de l'histoire conçue par Edgar P. Jacobs, mais l'article de Neil Shea nous emmène dans les souterrains parisiens. Les plans détaillés permettent de bien comprendre l'histoire des lieux, celle des catacombes, des effondrements dont celui de 1961 entre Clamart et Issy-les-Moulineaux. On peut comparer et se rendre compte de ce que E. P. Jacobs a pu savoir au sujet des carrières parisiennes et les éléments qui lui manquaient, faute de n'avoir pu retourner sur place. Car la carrière dessinée dans l'album ne correspond pas à celle de Paris (cf. mon ouvrage p 283-285).
"... personne n'a jamais pénétré dans le présent puisard. L'eau y est immobile. La lumière de notre lampe se réfracte sur un vide vert émeraude." (National Geographic, férvrier 2011, p. 22-23.) Jacobs savait que la couleur régnant près des puits était d'un vert émeraude (L'Affaire du Collier, éditions du Lombard, p. 44-45).
Lorsqu'il a réalisé le shéma page 51, il s'est reporté aux cartographies des souterrains. Passionné d'Histoire, il y a représenté quelques Allemands et résistants de la Seconde Guerre mondiale. La chambre de garde serait celle des Allemands dans leur bunker. On peut reconnaître (d'après le croquis de la page 14, National Geographic, février 2011) le puits d'accès de l'IGC (Inspection Générale des Carrières) dans lequel une échelle mène au poste de guêt (L'Affaire du Collier, p. 51). Gros Louis, Jo ou encore Herman pourraient être des résistants.
"Au bas de l'échelle, nous nous accroupissons dans un passage étroit..." (National Geographic, férvrier 2011, page 6.) On peut remarquer l'espace restreint dans lequel Herman est assis !
L'inspiration du bain de Duranton dans un puits est certainement un amalgame entre ses joies de la baignade (plaisir du bain scolaire hebdomadaire du jeune Jacobs) et une allusion aux bains publics romains dont les vestiges dans le quartier latin en attestent l'existence.
Dans son article, Neil Shea fait référence à des oeuvres bien connues du créateur de Blake et Mortimer : Les Misérables de Victor Hugo, Le Fantôme de l'Opéra. Il y est aussi question d'une armée d'ouvriers qui, dans les années 1920, créèrent à plus de 40 m sous la banque de France un espace unique en son genre abritant les quelque 2.600 t de réserves d'or du pays. On y relève encore que des égouttiers affirment avoir trouvé des bijoux, portefeuilles, armes...
Olrik pensait avoir volé le vrai collier de la Reine, mais il s'était fait rouler comme un débutant...
22:17 Écrit par Viviane Quittelier dans Actualité, Oeuvres d'E. P. Jacobs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : l'affaire du collier |
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Convalescence
Quelques nouvelles brèves avant la reprise des mises à jour annoncées.
Le temps écoulé entre la formation de l'abcès dentaire, la prise des antibiotiques successifs, la rééducation de la mâchoire et les soins de la dent malade fut long : plusieurs semaines de repos forcé. La période de convalescence fut heureusement plus courte, bien que je ne sois pas encore au top.
J'ai accumulé beaucoup de retards dans tous les domaines, y compris le courrier. Se refaire une santé reste la chose primordiale en ce moment. J'espère que vous comprendrez. Merci !
21:54 Écrit par Viviane Quittelier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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16.01.2011
Ouvrez la bouche, dites aaa...
Cela fait plus d'un mois que ma mâchoire s'était contractée : cellulite péri-mandibulaire (abcès au menton) causée par une dent cariée mal soignée par une dentiste.
Après beaucoup de souffrances, privations culinaires et enfin 4 séances de kiné de rééducation, l'ouverture de la mâchoire est redevenue quasi normale depuis hier soir !
La dent en cause ne sera soignée ou arrachée qu'à la fin du mois (pas de place avant !), à moins qu'il n'y ait un désistement, ce que j'espère vivement...
En attendant ce jour, pas de sorties (trop de vent !), ni promenades pour les chiennes qui en sont privées depuis le 13 décembre 2010... Noisette grossit et, en plus, elle est gourmande !
Je dois encore beaucoup me reposer entre chaque mini-activité...
Patience jusqu'à ce que le risque d'un nouvel abcès soit réduit à zéro...
Des mises à jour sont prévues, dès que je pourrai m'y atteler de façon constructive. Merci pour votre compréhension !
18:35 Écrit par Viviane Quittelier | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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24.12.2010
Joyeux Noël et meilleurs voeux 2011
Les intempéries anormales d'autrefois avaient inspiré S.O.S.Météores...
Il neige et j'en suis fort aise... Heureux les enfants d'aujourd'hui, car la neige a bel et bien manqué en Belgique depuis que j'ai grandi...
Hélas, une carie mal soignée par ma dentiste me cause beaucoup d'ennuis depuis le 11 décembre: gros abcès dentaire, fièvre, mâchoire bloquée ne me permettant pas de m'alimenter normalement, apathie et anémie, etc. Bref, un manque de forme total. Chose positive : je SAIS maintenant pourquoi je me trainais depuis des mois : une anémie provoquée par la belle carie profonde ! Et quand la malheureuse dent sera soignée (faudra pour cela pouvoir ouvrir grande la bouche et non de seulement 2 mm comme ce fut le cas !) j'emporterai mes skis vers l'un ou l'autre domaine vosgien. La voiture est prête, avec son équipement hiver...
En attendant, je me contente de regarder la neige tomber au travers de la fenêtre. Et, cette fois, il y en a beaucoup et elle reste bien blanche ! Un vrai Noël blanc...
Je pense aussi au Bois des Pauvres et à mes bons vieux souvenirs d'hiver. Voici, en guise de cadeau de fin d'année, deux photos inédites prises pendant l'hiver 1962 dans la propriété d'Edgar P. Jacobs. On me voit sur une luge en compagnie de ma grand-mère Jeanne et de mon père René. A l'arrière-plan, la villa du Bois des Pauvres...

Photos © Viviane Quittelier

JOYEUX NOEL & BONNE ANNEE 2011
19:06 Écrit par Viviane Quittelier dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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